Bauhaus-Universität Weimar

7“20 CHORÉE. 
des notions anatomo-éliologiques plus ou moins précises : elles vont nous occuper tout 
d’abord. 
a. Chorées symptomatiques. — 1° Parmi celles-ci se placent les mouvements anormaux 
choréiques ou choréo-athétosiques, liés à des altérations organiques, matériellement 
constatées sous forme de foyers d’hémorragie ou de ramollissement. Peu importe d’ail¬ 
leurs la nature du processus morbide, ici, comme pour toutes les questions de topogra¬ 
phie cérébrale, c’est la notion de localisation précise qui domine tout. 
F. Raymond a nettement démontré que les mouvements choréiformes, pré ou post-hémi¬ 
plégiques, relevaient de la destruction du quart postérieur de la capsule interne et aussi 
des altérations intéressant les ganglions centraux (corps optostriés). Il a même précisé 
davantage et montré qu’il fallait de toute nécessité, pour produire le phénomène, qu’il 
y eût atteinte de cette portion exactement limitée à l’union du tiers postérieur et des 
deux tiers antérieurs du segment postérieur de la capsule interne, point qui répond au 
passage des faisceaux sensitifs ganglionnaires et corticaux. 
Au point de vue de l’interprétation physiologique, il semble qu’il doive y avoir là, 
soit une irritation des éléments centripètes aboutissant à une réaction des centres moteurs, 
ce qui nous conduit à l’hypothèse d’un processus réflexe, soit une modilication d’un centre 
coordinateur (ganglions) dont l’existence reste à démontrer. 
2° Chorées de l’hystérie. — Pour certains auteurs, l’hystérie devrait pouvoir rendre 
compte de tous les phénomènes choréiques, affirmation qui, pour être prouvée, nous 
entraînerait à l’étude préalable de l’hystérie elle-même. Nous montrerons ailleurs que 
cette névrose ne saurait fournir l’explication d’un grand nombre de modalités cliniques 
de chorée qui échappent entièrement à son influence. Pour le physiologiste, il reste ce 
fait intéressant que l’auto-suggestion, qui paraît être le principe dominant de l’hystérie, 
peut réaliser, au nombre de ses manifestations inhibitoires, les troubles moteurs les plus 
variés, et parmi eux les divers mouvements choréiques ou choréiformes. 
b. Chorées dites essentielles ou névroses motrices. — Parmi celles-ci, à côté des tics, 
qui ne rentrent pas dans notre description, à côté de la chorée proprement dite, se place 
un groupe d’alfections, dénommées chorées fausses ou mieux myoclonies. 
1° Fausses chorées ou myoclonies. — « On doit donner ce nom à l’ensemble des états mor¬ 
bides plus ou moins permanents caractérisés par des contractions forcées, brusques, 
incoordonnées, à répétition rapide, rythmiques ou arythmiques, avortées ou suivies d’un 
déplacement effectif, occupant toujours les mêmes parties ». Leur intensité est variable, 
d’où les types clonique, tonique, tétanique et fibrillaire. La volonté peut les arrêter; ou, 
ce qui est plus exact, les mouvements volontaires font cesser les convulsions dans le 
membre qui agit volontairement. 
On n’a pas jusqu’ici de renseignements anatomiques sur ces myoclonies. L’association 
clinique dans un cas de l’atrophie musculaire progressive se montrant au cours d’un 
myoclonus initial, a conduit à l’hypothèse d’une lésion organique succédant à une lésion 
dynamique : les cellules d’abord simplement irritées (paramyoclonus) en seraient arrivées 
à la dégénération (atrophie musculaire). 
Pour Vanlair, le siège de la lésion pathogène du myoclonisme réside principale¬ 
ment dans l’axe médullo-bulbaire, bien que le cerveau ne soit pas étranger à sa 
production. Reste à savoir si la lésion spasmogène se cantonne ou non dans un ou plu¬ 
sieurs segments particuliers du névraxe et, dans l’affirmative, quelle est la position occupée 
par eux. Au cerveau, il y a tout lieu de supposer que la couche corticale est en cause 
c’est la seule région dont la lésion ait pu faire apparaître des mouvements de ce genre. 
Dans l’axe médullaire, aucun segment ne paraît être indemne, puisque les convulsions 
peuvent être généralisées. La lésion affecte toutefois une prédilection pour les renflements : 
ce sont plutôt les centres propres à chaque muscle que les centres de coordination qui 
sont lésés. 
En ce qui concerne le mécanisme des mouvements, Friedreich pensait qu’il s’agissait 
seulement de décharges dues à l’irritation excessive des cellules. Mais comment expliquer 
alors que les irritations intenses arrêtent et que les excitations légères provoquent les 
spasmes : Vanlair etMASius ont proposé une interprétation basée sur la connaissance de 
l’inhibition. Les muscles antagonistes sont innervés par deux groupes de ganglions qu 
exercent l’un sur l’autre une action empêchante. Lorsque l’irritation est faible, un seul
        

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