Bauhaus-Universität Weimar

716 
CHOREE. 
C’est donc dans la région des éléments sensitifs qu’on doit localiser l’influence motrice 
anormale. 
b. La section des racines postérieures, chez les|chiens, laisse persister les mouvements 
avec leur rythme habituel, dès lors c’est dans l’axe et dans les cordons que doit se placer 
la localisation. 
c. Sur un autre chien, la moelle étant sectionnée sur la ligne médiane, les mouve¬ 
ments ont continué; avec des ciseaux courbes, on a excisé une partie des cornes et des 
cordons postérieurs d’un côté, il y a eu affaiblissement proportionnel à l’étendue de 
l’excision, et arrêt du côté lésé, après excision profonde; les mouvements persistant 
dans la zone opposée intacte. Il devient donc permis d’affirmer que le siège de l’affection 
choréique se trouve dans les cellules de la corne postérieure, ou dans les fibres qui 
unissent celles-ci aux cellules motrices, etc. 
Chauveau, dans des expériences successives, montre, d’autre part, qu’on peut obtenir 
des mouvements choréiformes, non seulement après ces lésions de la moelle, mais encore 
après lésion du bulbe, et aussi de la protubérance. 
Dans une note récente parue dans les Archives de physiologie (mai 1895), Contejean, 
admettant d’ailleurs comme vérité incontestée la nature réflexe du mouvement choréique, 
et lui attribuant la région médullaire comme centre de ce réflexe, a montré que la zone 
motrice corticale du cerveau exerçait sur la moelle une action inhibitrice, tendant à 
atténuer l’étendue du mouvement anormal. En effet, vient-on, comme l’a fait cet expé¬ 
rimentateur, à exciser la zone motrice corticale gauche, par exemple, du cerveau, chez 
un animal présentant des mouvements choréiques des quatre membres, on peut con¬ 
stater, aussitôt, après l’opération, et aussi plus tard, alors que la plaie est cicatrisée et 
guérie, que les secousses choréiformes augmentent d’intensité, et persistent plus intenses 
dans le côté droit du corps, dont la motricité se trouve ainsi soustraite à l’action direc¬ 
trice du centre cérébral. 
JNous nous contentons de constater ce résultat, mais nous ne pouvons souscrire à 
l’interprétation de l’auteur, car, ainsi que nous l’allons voir, la nature réflexe des mou¬ 
vements choréiformes n’est rien moins que prouvée. 
D’autre part, pour interroger les groupes cellulaires cérébro-spinaux considérés 
comme agents directs du mouvement anormal, les physiologistes ont modifié le sens de 
leurs investigations. 
Pour agir sur les cellules nerveuses centrales, il faut se servir des agents chimiques, 
poisons diffusibles, les uns excitants, les autres déprimants du pouvoir excito-moteur 
cellulaire. 
1° Quincke s’est servi de la morphine, injectée à la dose de 0,01 centigramme par 
kilogramme d’animal; nous avous répété ses expériences, et sommes arrivés à des \ 
résultats différents : 
D’après Quincke. D’après nous. 
Sommeil profond. Sommeil agité. 
Abolition des réflexes. Exagération des réflexes. 
Persistance des mouvements avec légère atté- Dans nos trois cas, persistance des mouvements, 
nuation. avec deux fois, tendance à la généralisation. 
(Ce qui est bien en rapport avec l’action de la 
morphine qui, physiologiquement, stimule le 
pouvoir excito-moteur de la moelle 1.) 
D’après des expériences de Broca et Ch. Richet,'le chloralose aurait ce même pouvoir 
excito-moteur sur les contractures choréiformes. 
2° Comme déprimant du pouvoir excito-moteur de la moelle, le chloral nous a donné 
des résultats constants : en lavement massif ou en injections fractionnées, à la dose de 
2 à o grammes suivant le poids de l’animal, il détermine, avec un abaissement progressif 
de la température de 39° à 35° et 33°, une diminution des mouvements; quand le som¬ 
meil est complet, on a abolition du réflexe rotulien, et d’ordinaire quatre fois sur cinq, 
presque abolition des mouvements. (Il est bon de rappeler, par comparaison, que chez 
1. La cocaïne et la strychnine ne nous ont donné aucun résultat digne d'étre noté.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.