Bauhaus-Universität Weimar

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CHLOROPHYLLIENNE (Fonction). 
et cela jusqu’à l’intensité = ; puis on revient de nouveau aux intensités g,^. 
Voici les nombres obtenus : 
, 1 1 1 1 1 . « , « 
Intensités................. 1 4 8 Të ~8 4 1 2 4 8 
Nombre des bulles dégagées par minute . . 40 21 9 4 10 20 39 40 39 39 
La concordance de ces chiffres pendant la marche ascendante et descendante de l’ex¬ 
périence est très satisfaisante. Le dégagement d’oxygène, très actif à l’intensité lumi¬ 
neuse normale, décroît rapidement à mesure que cette intensité diminue; il atteint de 
nouveau son maximum à l’intensité = 1. Mais au lieu de décroître comme le voulait 
Famintzin lorsque l’intensité augmente elle se maintient au même point jusqu’à l’inten¬ 
sité = 8. Il résulte de ce travail que ce dégagement de l’oxygène par YElodea commence 
à due intensité lumineuse moyenne, qu’il s’accroît jusqu’à un maximum qui correspond 
à peu près à l’intensité normale de la lumière solaire et qu’il se maintient à cette acti¬ 
vité jusqu’à la destruction de la chlorophylle. 
Cette même méthode de numération des bulles gazeuses sert ensuite à Reinke pour 
étudier les relations qui existent entre la qualité des différents rayons du spectre et 
l’assimilation, question déjà soulevée plus haut à propros des recherches de Timiriazeff. 
On avait objecté au procédé des bulles gazeuses la composition chimique Variable des 
bulles dégagées, mais, d’après Reinke, cette composition n’a aucune importance en ce 
sens que le dégagement gazeux se fait sous la poussée d'une pression intérieure qui ne 
peut être augmentée que par l’oxygène devenu libre à l’intérieur des tissus. Donc, que 
le gaz dégagé soit de l’oxygène, de l’azote, de l’acide carbonique, qu’il soit même com¬ 
plètement privé d’oxygène, le nombre des bulles qui s’échappent de la section de la tige 
n’en est pàs moins l’expression de l’augmentation de la pression intérieure et doit cor¬ 
respondre, le plus ordinairement, au volume d’oxygène dégagé pendant l’assimilation 
du carbone. Reinke reçoit sur un prisme un rayon lumineux rendu fixe et horizontal par 
un héliostat. Le spectre obtenu est dirigé sur un écran formé de deux planchettes ver¬ 
ticales qu’on peut rapprocher ou éloigner à volonté de façon à ne laisser passer entre 
elles que tes rayons à utiliser. Ceux-ci sont reçus sur une grande lentille convergente 
qui donne à quelque distance une image colorée de la fente d’introduction. Pour donner 
aux images de diverses couleurs une égale intensité lumineuse, on place devant l’écran 
une échelle des longueurs d’onde adaptées à la dispersion du prisme employé. Dans la 
partie rouge du spectre, les traits de cette échelle étant beaucoup plus rapprochés que 
dans la partie violette on voit de suite que, pour obtenir une image violette de même 
concentration que l’image rouge, il faudra recueillir sur la lentille collectrice une largeur 
décuple, par exemple, de celle qu’il eût fallu prendre dans le rouge. Quelle que soit la 
partie du spectre que l’on fasse agir, l’image de la fente ne se déplace pas, la plante 
demeure immobile. 
Ainsi que l’a montré Engelmann, le maximum du dégagement d’oxygène coïncide avec 
le maximum d’absorption de la chlorophylle, et il se trouve dans’ le rouge au voisinage 
de la raie B, la courbe descend ensuite rapidement vers l’ultra-rouge, plus lentement 
vers le violet; mais, contrairement aux expériences de Engelmann, Reinke trouve que le 
second maximum du dégagement de l’oxygène correspondant à la raie d’absorption qui 
commence au voisinage F et s’étend à droite du spectre, n’existe pas. 11 est possible que 
les appareils de Reinke affaiblissent cette partie du spectre, ce qui expliquerait cette 
divergence d’opinions. D’autre part, on ne peut guère appliquer aux feuilles d'Elodea le 
reproche énoncé par Engelmann relatif à la trop grande épaisseur de l’objet, absorbant 
ceitains rayons à la surface et ne laissant pénétrer que des rayons dénaturés. Reinke 
rappelle à ce sujet que la lumière bleue accélère les mouvements des zoospores et que 
cette même lumière pourrait bien exercer le même effet sur les bactéries : alors il fau¬ 
drait rectifier les résultats d’ENGELMANN dans le sens ci-dessus. 
Pfeffer [Die Wirkung der Spectral färben auf die Kohlensaürezersetzung der Pflanzen, 
Jdhresb. agrik. Chemie, xiu, 178, 1870 ; xvi, 275, 1873; Land. Vers. Stat., xv, 156; Poggend. 
Annal, cxlVih., 36 (1873) s’était déjà servi de cette méthode de numération des bulles 
gazeuses pour étudier la relation qui existe entre l’absorption des rayons lumineux par la
        

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