Bauhaus-Universität Weimar

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CHLOROPHYLLE. 
impressionnabilité de la solation diminue après quelques jours de préparation; les 
feuilles anciennes, mais non altérées, se prêtent moins bien que les jeunes aux phéno¬ 
mènes sus-indiqués : la bande d’absorption citée en dernier lieu est donc accidentelle 
et temporaire. 
Les résultats-précédents sont obtenus tout de suite, et cela à cause de l’acidité natu¬ 
relle de la plante, avec des feuilles d’oseille; mais, ce qu’il y a ici de particulier, c’est 
que la raie accidentelle, après avoir atteint la même intensité que la bande spécifique, 
se fonce de plus en plus en même temps que cette dernière s’affaiblit, de sorte qu’au 
bout de peu de temps celle-ci peut avoir complètement disparu. 
[Ces raies accidentelles deviennent permanentes si, au lieu de prendre des feuilles 
jeunes, on prend des feuilles un peu âgées ou séchées rapidement à l’ombre et qu’on les 
traite par l’acide chlorhydrique. Une des plus caractéristiques est une bande sombre qui 
s’accentue dans le vert à peu près à la place où se dessinait celle de la chlorophylle 
normale. Enfin, dans les solutions alcooliques de feuilles desséchées à la lumière ou 
dans celles de chlorophylle fraîche qui ont subi à la longue une certaine altération, les 
bandes accidentelles permanentes se présentent immédiatement sans intervention d’acide 
chlorhydrique. 
Chautard a de plus montré que si, au lieu d’employer les acides, on emploie les alca¬ 
lis, la bande I est constamment dédoublée; en outre, toutes les bandes indistinctement 
sont déplacées vers le bleuet les bandes moyennes, surtout la troisième, 'sont devenues 
beaucoup moins distinctes (Wollheim)1. 
Épaisseur des dissolutions. — A mesure que l'épaisseur de la dissolution ou le 
nombre des feuilles vertes, si on emploie celles-ci directement, deviennent plus grands, 
les bandes d’absorption confluent entre elles et finissent par occuper toute [l’étendue du 
spectre visible. Ce résultat est obtenu avec une dissolution de chlorophylle pure de 
250 millimètres environ d’épaisseur ou avec sept feuilles superposées. Si, au contraire, 
l’épaisseur traversée est très faible, si, par exemple, elle n’est que de quelques millimètres’ 
la bande I seule est visible; II, III, IY n’apparaissent nettement qu’avec des épaisseurs 
moyennes de 50 millimètres de dissolution alcoolique. La bande IV n’apparaît que par 
l’emploi de plusieurs feuilles superposées2. 
Spectre des feuilles vivantes (Lommel). — Si, au lieu d’opérer avec une solution 
de chlorophylle comme précédemment, on fait passer la radiation solaire au travers 
d’une feuille vivante, le spectre de la lumière transmise présente, pour le nombre des 
bandes, tous les caractères d’une solution moyennement concentrée. Les bandes décrites 
par quelques auteurs, Y, VI, VII dans la moitié la plus réfrangible confluent en une seule, 
tandis que les bandes I à IV restent parfaitement distinctes. Le caractère spécifique du 
spectre des feuilles, comparé à celui de la dissolution, consiste surtout en ceci que 
toutes les bandes sont reculées du côté de l’extrémité rouge du spectre. Or on sait, 
d’après Kundt, que, pour de nombreux principes colorants, le déplacement vers le 
rouge est d’autant plus marqué que l’indice de réfraction du dissolvant est plus 
grand. 
Il est donc probable que la chlorophylle, au lieu d’être libre au sein d’une masse albu¬ 
minoïde, se trouve accompagnée d’une substance à fort pouvoir dispersif. Effectivement, 
le mélange artificiel de chlorophylle et de gélatine est celui qui produit la plus grande 
déviation des bandes noires vers le rouge. 
Voici maintenant, résumée d’après l’opuscule de Marchlewski, la nature des spectres 
d’absorption des différentes matières que nous avons étudiées plus haut au point de vue 
chimique. 
Chlorophyliane. — Sa solution alcoolique est fortement fluorescente et fournit un 
spectre à cinq bandes. Tschirch le caractérise par les longueurs d’ondes suivantes : 
d. Il est évident que ces additions d’acides ou d’alcalis ne modifient le spectre d’absorption 
de la chlorophylle que parce qu’il y a alors formation partielle de produits nouveaux, ainsi que 
nous allons le voir en étudiant les longueurs d’onde des bandes des principaux dérivés de cette 
matière. 
2. Hansen (loc. cit., 81 et 83) a montré que la chlorophylle absorbe complètement les rayons 
ultra-violets et qu’elle laisse, au contraire, passer intégralement les rayons infra-rouges.
        

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