Bauhaus-Universität Weimar

CHLOROPHYLLE. 
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et des Diatomées. —- Müller, Poggend. Annal., cxlii, 615, 1871 (Das Grün der Blätter). — 
Timiriazeff. Jahresb. agrik. Chemie, xvi,22d, 1873-74; Petersburger Naturforschergesell., 1874- 
1875. — Gerland et Rauwenhoff. Poggend. Annal., cxliii, 231,1871 ; Beiträge zur Kenntniss 
des Chlorophylls und einiger seiner Derivate. —Askenasy. Bot. Zeitung, 1867, 225. Beiträge 
zur Kenntniss des Chlorophylls. —Wolheim. Ann. agron., xiv, 141, 1888, et Botan. Centralbl., 
xxxn, 310.) 
Kraus (Zur Kenntniss der Chlorophyllfarbstoffe, Stuttgard, 1872) se contente d’exé¬ 
cuter des observations spectroscopiques sur l’extrait alcoolique de chlorophylle et 
met en lumière ce fait, soupçonné déjà par quelques-uns de ses devanciers, qu’à 
côté de la matière verte existe une matière jaune. En effet, indépendamment des 
bandes d’absorption déjà connues, il existe une bande située à la même place que celle 
qu’on observe avec la solution jaune provenant de feuilles étiolées. Aussi Kraus 
pensa-t-il que dans la solution verte de chlorophylle existait une matière jaune qu’il 
s’efforça de séparer, et cela sans employer de réactifs violents. Il agitait la solution 
de chlorophylle dans l’alcool aqueux avec de la benzine. Ce dernier solvant prenait 
la matière verte, la matière jaune restant dans l’alcool. On peut aussi faire usage d’éther 
de pétrole. Cependant une semblable séparation n’est pas complète, la solution verte 
benzènique renfermant encore du pigment jaune. La solution alcoolique, qui contient 
ce que Kraus nomme la xanthophylle, est relativement pure; la solution benzènique qui 
contient la cyanophylle est, au contraire, encore souillée de xanthophylle. La solution 
jaune fournit trois bandes d’absorption [dans la partie bleu violet du spectre, le spectre 
de la cyanophylle possède sept bandes d’absorption et, d’après Kraus lui-même, diffère à 
peine de celui d’une solution alcoolique ordinaire de chlorophylle. De plus, Kraus 
montra les différences existant entre les spectres d’une solution alcoolique et celui des 
feuilles elles-mêmes et étudia les changements spectraux qu’on observe quand on fait 
usage de divers solvants : des observations ultérieures ont confirmé la justesse de ces 
vues. Peu après, Pringsheim (Untersuch. über das Chlorophyll., 1 Abth. Berlin, 1874 ; II Abth. 
1875) fit la remarque qu’une solution du pigment jaune, observée sous une épaisseur 
assez grande, possède les mêmes bandes d’absorption, dans la partie rouge du spectre, 
que la solution de chlorophylle elle-même : les observations de Kraus auraient donc 
porté sur des couches trop minces. Le pigment jaune des feuilles, ainsi que celui des 
fleurs jaunes, semble donc être très voisin de la matière colorante verte elle-même; il 
semble qu’on puisse passer graduellement de la matière jaune à la chlorophylle. 
Hansen montra plus tard qu’on pouvait expliquer les résultats annoncés par Pringsheim, 
en admettant que, dans le procédé employé par celui-ci pour obtenir ses solutions, il 
s’introduisait de petites quantités de matière verte. Hansen, comme nous le verrons 
bientôt, a décrit une méthode qui permet de débarrasser la solution jaune des moindres 
traces de matière verte; dans ce cas, la solution jaune fournit un spectre d’absorption 
qui ne possède plus de bandes dans la partie rouge. (Voir aussi Timiriazeff, Jahresb. agrik. 
Chemie, xvin, 197, 1895.) 
Avant de parler de la préparation et des propriétés d’un dérivé important de la chlo¬ 
rophylle, la chlorophy liane, disons que Tschirch, en 1883 (Ber. deutsch, chem. Gesells., xvi, 
2731), crut arriver à la solution du problème de la séparation de la chlorophylle à l’état 
pur en suivant une méthode toute différente de celle de ses devanciers. A cause de 
l’importance du travail, citons de suite les résultats auxquels Tschirch était arrivé. Ce 
savant fait remarquer que presque tous ceux qui se sont occupés de préparer la chloro¬ 
phylle ont admis, sans preuves suffisantes ,que ce principe était relativement stable et 
que l’action de l’acide chlorhydrique concentré, par exemple, ne l’altérait pas. Une étude 
des changements que subit le spectre caractéristique des feuilles vivantes et celui des 
solutions alcooliques de cette matière, sous l’influence de certains agents, a fait voir à 
Tschirch que ce pigment était éminemment altérable. Un simple traitement par l’alcool 
l’altère déjà, bien que sa coloration semble ne subir aucune modification. L’étude spec¬ 
troscopique montre que les chlorophylles extraites, soit au moyen des acides, soit au 
moyen des solvants neutres (Chlorophylle cristallisée de Gautier et Rogalski) ne sont que 
des produits de décomposition du corps primitif. Tschirch fait voir que cette chlorophylle 
cristallisée que nous venons de mentionner est identique à la chlorophy liane de Hoppe- 
Seyler (voir plus loin). Or la chlorophyllane est un produit d’oxydation de la matière
        

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