Bauhaus-Universität Weimar

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CHLOROPHYLLE. 
Chem. u. Pharm., cxv, 37, J 860) publia une analyse dans laquelle l’azote ne figurait pas, 
mais les cendres de la matière examinée contenaient du fer (Voir encore : Verdeil. 
Compt. rend, xxxm, 689,1851 ; Recherches sur la matière verte des plantes et la matière rouge 
du sang. — Morot. Ann. seien, nat., (3), xm, 160, 1849). Il semble que Trécul ait aperçu, 
dès 1865 [Compt. rend., lxi, 435), la chlorophylle cristallisée dans une préparation microsco¬ 
pique. Les aiguilles cristallines vertes décrites par cet auteur disparaissaient dans l’alcool 
et dans l’éther. 
Un des chimistes qui ont le plus contribué à l’étude de la chlorophylle, Frémy, a mis 
en lumière certains faits intéressants qui ont servi de point de départ à un grand 
nombre de recherches ultérieures [Ann. chim. et phys., (4), vu, 78, 1866). Quant on soumet 
la chlorophylle, ainsi que nous l’avons dit plus haut, à la double action de 1 acide 
chlorhydrique et de l’éther, on dédouble cette matière en un corps jaune, soluble dans 
l’éther, que l’auteur no.rame phylloxanthine et en un corps bleu qui reste dissous dans 1 acide 
chlorhydrique et auquel Frémy donne le nom de phyllocyanine. Tous les acides, même 
ceux qui sont peu énergiques, opèrent ce dédoublement de la chlorophylle. Mais, afin 
de séparer les deux corps susmentionnés, Frémy étudia l’action des bases. Or celles-ci 
semblent agir sur la chlorophylle de trois façons différentes : 10 Certaines bases terreuses, 
telles que la magnésie et surtout l’alumine, agitées avec une solution alcoolique de 
chlorophylle brute, forment de véritables laques en se combinant à la matière verte, elles 
laissent en solution dans l’alcool une matière jaune peu abondante et surtout un corps 
gras qui accompagne toujours la chlorophylle dans sa solution alcoolique, rendant ainsi la 
purification de cette matière très difficile. L’alumine peut donc être employée pour 
purifier la chlorophylle, car la laque qu’elle forme avec la substance verte apeu de stabilité, 
elle est décomposée par l’alcool bouillant qui dissout alors la chlorophylle débarrassée de 
corps gras et que l’on peut considérer comme sensiblement pure. 2° Les bases alcalines, 
telles que la potasse et la soude, bouillies avec des solutions alcooliques de chlorophylle 
la dédoublent comme le font les acides, mais elles saponifient en même temps les corps 
gras qui l’accompagnent. On obtient ainsi un liquide savonneux vert dont il est cepen¬ 
dant impossible de retirer les principes immédiats [à l’état de pureté. 3° Quand on fait 
bouillir une solution de chlorophylle avec de l’hydrate de baryte, on la dédouble. La phyl¬ 
loxanthine, qui est un corps neutre, insoluble dans l’eau, se précipite avec un sel do baryte 
insoluble, lequel contientle second corps dont Frémy change le nom en celui d acidephyllo- 
cyanique. Ce savant compare alors la chlorophylle à un corps gras coloré qui éprouverait, 
sous l’influence des bases énergiques, une sorte de saponification et dont la phylloxanthine, 
corps neutre jaune, serait la glycérine et l’acide phyllocyanique l’acide gras coloré en vert 
bleuâtre. Une fois ce dédoublement opéré, Frémy reprend la masse par de l’alcool qui dis¬ 
sout la phylloxanthine, cristallisable par évaporation du solvant. La phyllocyanate de 
baryte, traité par l’acide sulfurique, donne l’acide phyllocyanique soluble dans l’alcool ou 
l’éther. Ces deux principes étant isolés, voici les caractères que leur attribue Frémy : La 
phylloxanthine est neutre, insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et dans 1 éther; 
elle cristallise parfois en lames jaunes ou en prismes rougeâtres. L’acide phyllocyanique 
est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et l’éther; il communique à ces dissol¬ 
vant une couleur olivâtre à reflets bronzés ou rouges. Cet acide est soluble dans les 
acides sulfurique et chlorhydrique en donnant des liqueurs qui, suivant la concentration, 
sont vertes, rouges ou violacées. Un excès d’eau les décompose et [reprécipite 1 acide 
phyllocyanique. Nous verrons plus loin dans quelles conditions ces deux produits peuvent 
être obtenus à l’état de pureté. Cette idée de l’union de deux matières constituantes dans 
la chlorophylle a été émise sous une autre forme un peu plus tard par L. Liebermann 
[Sitzungsber. Wiener kkad., (2. A6£â),Lxxn, 599. Jahresb. der Chemie, 1876, 872). La chlo¬ 
rophylle des diverses plantes n’offre pas de différences optiques : elle semble consister 
en une sorte de sel formé par l’acide chlorophyllique uni à une substance basique, le 
phyllochromogène. Celui-ci, par oxydation ou réduction, peut prendre des colorations 
variées et se trouve être ainsi la substance mère de la matière colorante de la fleur. Cette 
matière basique offre quelque analogie avec la matière colorante du sang. (Voir encore à 
Cet égard les travaux de Filhol. Ann. Chim. et Phys., (4), xiv, 332, 1868; Recherches sur 
la matière colorante verte des plantes et C. R., l, 545 et 1182; lxi, 371 ; lxvi, 1218 et lxxix, 
612; — Kracs et Millardet. C. R., lxvi, 505, 1868; Sur le pigment des Phycochromacées
        

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