Bauhaus-Universität Weimar

CERVEAU. 
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manière à entrer en rapport avec telles ou telles autres cellules nerveuses, si bien établi 
qu’il paraisse, ne jette pas beaucoup de clarté sur la nature des phénomènes cérébraux. 
En effet, nous savions déjà, à n’en pas douter, môme avant que les propriétés du neurone 
fussent connues, que les cellules nerveuses avaient la propriété de se mettre en rapport 
l’une à l’autre, et de dissoudre cette union passagère. 
Aussi ne parlerons-nous pas des travaux histologiques ou anatomiques relatifs à la 
structure des cellules nerveuses ou à la disposition des fibres cérébrales. Car ces .belles 
découvertes micrographiques prouvent une fois de plus ce que Claude Bernard aimait 
tant à répéter, qu’il y a presque toujours impossibilité de conclure d’un fait anatomique 
à une conséquence physiologique. 
Action réflexe cérébrale, ou réflexe psychique. — La moelle épinière, ou, plus 
simplement encore, les ganglions des insectes ou des mollusques sont appareils de 
transmission à peine modifiés. Une excitation fait vibrer le nerf, et la vibration se pro¬ 
page dans toute l’étendue de la fibre nerveuse. Si des cellules sont placées sur le trajet de 
cette fibre vibrante, elles seront, elles aussi, ébranlées; et il suffira alors qu’elles soient en 
rapport avec d’autres fibres nerveuses reliées à des appareils moteurs, périphériques, 
pour que cette vibration centripète se transforme en une vibration centrifuge : c’est là 
l’action réflexe qu’on peut ramener sans difficulté à une translation de la vibration ner¬ 
veuse d’un point quelconque de la périphérie (pôle sensitif) à un autre point de la péri¬ 
phérie (pôle moteur). 
Ce phénomène, si important qu’il soit, est réductible aux phénomènes physico-chi¬ 
miques ordinaires. L’onde vibratoire se transmet de proche en proche (quelle que soit, 
sa nature, chimique, ou électrique, ou de forme inconnue); et l’intensité de l’excitation 
provoque, toutes conditions égales d’ailleurs, une réponse qui lui est proportionnelle 
(en rapport simple ou complexe). Nul phénomène psychique ou de conscience ne vient 
se surajouter à la réaction des cellules et fibres nerveuses. 
Même certaines actions réflexes, qui paraissent compliquées, peuvent se ramener, en 
dernière analyse, à cette vibration élémentaire; car la complexité des relations cellu¬ 
laires peut être fort grande, sans que le caractère essentiel du phénomène soit modifié. 
Par exemple, il peut se faire que, suivant l’intensité de l’excitant, il y ait réaction d’une 
seule cellule A, ou de deux cellules A et B, ou de trois cellules, A B, C, etc., de sorte 
que, selon son intensité, l’excitation déterminera une réponse, soit localisée, soit géné¬ 
ralisée. Par suite de l’adaptation organique, ces réponses seront plus ou moins appro¬ 
priées à la nature même de l’excitation. 
Pourtant, si complexe qu’elles soient, ces réponses seront toujours fatales, et elles ne 
varieront guère d’un individu à l’autre. Les relations cellulaires, qui déterminent fa 
modalité de la réponse, sont stables, définies; et on peut, d’après la forme de l’intensité 
de J excitant, prévoir avec certitude quelle sera la réponse. En outre, nul phénomène 
d ordre psychique ne viendra se superposer au phénomène physiologique simple qui 
constitue l’acte réflexe. 
Influence des excitations antérieures ou de la mémoire sur les phénomènes 
cérébraux. - Nous pouvons aller plus loin encore. Supposons que le groupement 
cellulaire soit plus compliqué que dans la moelle, et que chaque excitation ait laissé un 
vestige, et pour ainsi dire un souvenir de son passage; il est possible qu’une excitation 
réveille des groupes cellulaires que les excitations précédentes ont modifiés. Tout de 
suite alors la réponse ne sera plus la même ; car ces cellules modifiées vont constituer 
de nouveaux appareils qui auront une manière de réagir différente chez l’individu modi¬ 
fié et chez 1 individu normal. 
C’est là un fait spécial à l’élément nerveux, qui est la mémoire. La cellule A, qui a été 
excitée par une excitation antérieure, ne sera plus la cellule A; ce sera la cellule A' cel- 
u e devenue un Peu différente de ce qu’elle était, si bien que la réaction a de la cellule A 
ne sera plus a; mais bien a', quelque peu différent de a. 
Et c est à coup sûr une des caractéristiques de l’organe cérébral 
Toute excitation cellulaire affaissé une trace durable de son passage; de sorte que 
1 état actuel est la conséquence des états antérieurs. 
Le muscle M apres maintes excitations et contractions, reviendra exactement à son 
état primitif: il y aura retour presque parfait à la constitution organique normale; 
DICT. DE PHYSIOLOGIE. — TOME III. 4
        

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