Bauhaus-Universität Weimar

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CHEVAL. 
la carotide. Parfois, on ne rencontre aucune veinule collatérale. Dans ce cas, l’incision 
reste d’une propreté parfaite. On voit battre le vaisseau dans une masse conjonctive 
d’une blancheur immaculée. D’autres fois, on tombe sur quelques veinules. Il faut les 
lier avant de pénétrer plus profondément, afin de ne pas être gêné par le sang et de 
pouvoir séparer sans difficulté l’artère des nerfs satellites, pneumogastrique et sympa¬ 
thique en arrière, récurrent, en avant. 
Si l’on a besoin d’une longue portion de vaisseau, on utilise toujours le tiers inférieur 
et on prolonge l’incision sur le tiers moyen en divisant une partie du muscle omoplat- 
hyoïdien. Dans ce cas, il est impossible d’éviter l’hémorragie. 
On n’oubliera pas que l’artère carotide, sur le cheval, entretient une large commu¬ 
nication avec l’ar¬ 
tère opposée 'par 
la branche trans¬ 
versale qui unit 
les carotides in¬ 
ternes à travers 
le sinus caver¬ 
neux, et avec l’ar¬ 
tère vertébrale 
par l’anastomose 
de cette dernière 
avec l’artère atlo- 
ïdo-musculaire, 
branche de la ca¬ 
rotide externe. 
Lorsqu’on a lié 
la carotide, on 
constate donc sur 
le bout céphalique 
une tension et 
des pulsations 
assez fortes ; si 
le pouls dispa¬ 
raissait, il repa¬ 
raîtrait avec une 
grande ampli¬ 
tude au bout d’une 
dizaine de minu¬ 
tes. 
Le physiolo¬ 
giste trouve dՎ 
normes avanta¬ 
ges à étudier la 
circulation arté¬ 
rielle sur la carotide du cheval. Ce vaisseau est isolable sur une grande longueur ; en 
raison de son diamètre, on peut y introduire de larges canules ou des tubes en T que la 
coagulation du sang obstrue avec lenteur; enfin, grâce au calme de l’animal, on recueille, 
dans des conditions aussi physiologiques que possible, de bons tracés de tension ou de 
vitesse. Je glisserai sur les tracés de la tension envisagée isolément parce qu’on en prend 
aussi de très bons sur des espèces de plus petite taille. J’insisterai au contraire sur les tracés 
de vitesse ou sur ces derniers combinés avec des tracés de tension, parce qu’il n’y a guère 
que l’expérimentation sur le cheval qui nous livre de bons hémodromogrammes. Dans 
les laboratoires où l’on n’a pas l’habitude de se servir du cheval, on sent tellement les 
difficultés de l’hémodromographie qu’on s’efforce de déclarer que les tracés de tension 
peuvent suppléer à ceux de la vitesse. C’est là une assertion exagérée, comme nous le 
montrerons plus loin. 
d) !ïémodromographie. — Elle s’est développée surtout dans les laboratoires des 
Fig. 68. — Gouttière de la jugulaire chez le cheval. 
M, muscle mastoïdo-huméral dont le bord est soulevé par une érigne double; SM, 
SM, muscle sterno-maxillaire (portion du sterno-cléido-mastoïdien), dont un seg¬ 
ment moyen a été enlevé; O, O, muscle omoplathyoïdien séparant deux étages 
dans le tiers supérieur de la gouttière de la jugulaire; Sc, muscle scalène; S, 
(muscle sterno-hyoïdien; P, glande salivaire parotide ; T, Trachée; JJ, veine ju¬ 
gulaire ; Ce, artère carotide ; PS, cordon commun au nerf pneumogastrique et au 
filet cervical du grand sympathique ; en bas du cou, ce dernier s’isole du pneumo¬ 
gastrique et se porte en haut et en arrière; R, R, nerf récurrent.
        

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