Bauhaus-Universität Weimar

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CHEVAL. 
14° Phénomènes physiques et chimiques de la respiration. — Ces phénomènes ne peu¬ 
vent pas différer, au fond, chez le cheval ou chez un mammifère quelconque. On ne 
produira donc ici qu’un ensemble de renseignements sur les quantités d’air utilisées par 
cheval et sur les volumes d’acide carbonique exhalés. 
a) Volume d’air mis en circulation dans l’appareil respiratoire du cheval. — Par des essais 
spirométriques, on évalue à 3 litres et demi le volume d’air rejeté du poumon du cheval 
à chaque expiration. Ces essais spirométriques ne peuvent guère se poursuivre longtemps 
et dans les conditions variées où le cheval est entretenu. Aussi le volume d’air utilisé dans 
ces conditions a-t-il été déterminé, le plus souvent, par un procédé indirect consistant 
à doser l’acide carbonique produit en un temps donné et à calculer ensuite le volume 
d’air qui a dû traverser le poumon dans le même temps. Boussingault, Lassaigne nous 
ont fourni sur ce point des indications intéressantes. Des évaluations directes sont pré¬ 
férables. Aussi donnerons-nous bientôt une idée des efforts tentés dans cette voie par 
Zuntz et Lehmann, de Berlin, d’autant plus qu’ils fournissent des indications sur les chan¬ 
gements apportés à la ventilation pulmonaire du cheval par le travail aux deux allures 
principales, le pas et le trot, sur un plan horizontal et àTa montée. 
b) Modifications imprimées à l’air inspiré. — Consommationd’oxygène.—Production d’acide 
carbonique. — Boussingault a fixé à 4 250 litres la quantité d’oxygène consommée par 
le cheval, en vingt-quatre heures, correspondant à 21 mètres cubes un quart d’air 
atmosphérique, et à 0er,553 par kilogramme de poids vif et par heure. Lassaigne a trouvé 
5 272Ht,8 par vingt-quatre heures pour un cheval et 8 521 litres par un autre. Ignorant 
le poids des animaux, nous ne pouvons pas indiquer le coefficient de consommation. 
Un cheval observé par Lassaigne exhalait 219m,72 d’acide carbonique par heure; un 
autre, 335 litres à la température de + 15°. Boussingault a vu un cheval pesant 500 kilos 
émettre 292üt,49 d’acide carbonique par heure. 
Lassaigne a étudié l’influence de l’exercice sur la production de l’acide carbonique. Il 
a vu tel cheval qui exhalait 172|il,66 d’acide carbonique en une heure, en rejeter 
376ln,9 après l’exercice; tel autre, qui émettait 346m,33 au repos, en produire 
381 ut,44 après l’exercice. Le même auteur a, de plus, étudié l’influence de quelques 
maladies : un cheval affecté d’hydrothorax exhalait 94lit,44 d’acide carbonique par heure, 
un autre, affecté de tétanos, 570m,40, un cheval morveux, 28fUt,52. 
Ces chiffres, malgré les difficultés surmontées pour les obtenir, ne sont que des 
données éparses répondant à des conditions assez médiocrement définies. Zuntz et 
Lehmann ont cherché à combler les lacunes. Leur objectif principal, il faut bien le dire, 
était de déterminer l’influence du travail musculaire sur les échanges gazeux. Pour ces 
recherches, ils ont choisi le cheval, car, animal de travail par excellence, il est, en outre, 
d’une docilité qui le destine en quelque sorte à ce genre d’expériences. 
Les travaux poursuivis à l’École supérieure d’agriculture de Berlin ont nécessité la 
création d’un outillage spécial dont nous allons donner une idée sommaire. 
Appareil de Zuntz et Lehmann/— Il serait fort difficile de recueillir les gaz de la respi¬ 
ration si le cheval se déplaçait. Cependant les auteurs se proposaient de les mesurer, 
sur l animal soumis à des allures différentes. Us ont tourné la difficulté en .faisant tra¬ 
vailler l’animal à différentes allures sans qu’il eût à se déplacer. Pour cela, le cheval 
marche sur un plancher mobile, en gardant une position fixe dans l’espace. La vitesse 
avec laquelle se meut le plancher règle l’allure que le cheval doit prendre pour garder 
sa position. 
L’animal est enfermé dans un haut travail divisé à mi-hauteur par un plancher formé 
d’une sorte de chaîne sans fin. L’étage inférieur est occupé par les arbres et poulies 
nécessaires au déplacement du plancher. Ce dernier « est mis en mouvement à l’aide 
d’une poulie mue par une petite machine à vapeur; le cheval marche alors à la vitesse 
avec laqnelle se déplace le plancher, sans accomplir d’autre travail. Tout se passe 
comme s’il se déplaçait librement sur le plancher immobile. Veut-on que le chemin soit 
ascendant, on règle l’inclinaison du plancher en le faisant pivoter autour d’un axe à 
l’aide d’un engrenage à crémaillère. L’inclinaison peut varier entre + 20° et 10° par rap¬ 
port à l’horizontale. Si le cheval doit tirer une charge, il est attelé à un trait par l’inter¬ 
médiaire duquel il agit sur un dynamomètre construit sur le modèle du dynamomètre de 
Wolff. »
        

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