Bauhaus-Universität Weimar

CERVEAU. 
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faible que celui de Wundt; mais la méthode n’était pas la même, et par conséquent on 
ne peut guère comparer les deux chiffres. Kries et Auerbach ont pris pour apprécier le 
discernement la localisation des sensations tactiles, ce qui est une variété de discer¬ 
nement, et ils ont trouvé des chiffres extrêmement faibles. Nous renvoyons aux ouvrages 
de Buccola et de Wundt pour la discussion de leurs résultats. 
Avec trois intensités lumineuses a = 1 ; ft = 25 ; c = 300 environ. Cattell (1883) a 
trouvé 
a. b. c. 
Temps de réaction........... 288 213 189 
Temps de perception (discernement). . . 107 97 67 
Temps de volonté (choix). ....... 49 43 65 
d’où il conclut que le temps de réaction et le temps de discernement varient beaucoup 
avec l’intensité, allant en croissant à mesure que l’intensité décroît; mais que le temps 
de choix ne varie pas ou varie à peine quand l’intensité change. 
Vitesse du temps d’association. — On peut rendre encore plus compliqué le 
problème, et toujours l’aborder par les méthodes physiologiques, au point de vue de la 
durée des phénomènes cérébraux. Il s’agit de savoir quel est le minimum de durée de la 
plus simple association d’idées. On a ainsi épuisé la série des éléments simples qui com¬ 
posent l’intelligence; la réaction psychique; la perception (ou discernement); la volonté 
(ou choix), et l’association. 
Or l’association nécessite un très long temps comparativement aux autres actions 
psychiques. Wundt a trouvé le chiffre moyen de 750, déduction faite du temps de dis¬ 
cernement et de choix. Mais ce chiffre moyen n’offre aucune réalité; car certaines 
associations ont été très rapides (341); d’autres au contraire étaient très longues (1190), 
presque quatre fois plus longues. Nous vérifions ici encore ce que nous avons eu si sou¬ 
vent l’occasion d’établir, qu’à mesure qu’on complique les phénomènes psychiques, les 
différences individuelles, de même que les variations moyennes chez le même individu, 
s’accentuent énormément. 
On peut étudier par les mêmes méthodes les différents genres d’association (soit 
purement vocaux (comme thé, théorie, ridicule), soit du concret au concret (comme 
chien, loup, bois, forêt), soit du concret à l’abstrait (comme chien, animal; or, métal). 
Mais une étude même sommaire de ce phénomène nous ferait sortir du domaine de la 
physiologie pour entrer dans des détails psychologiques que nous ne pouvons aborder ici. 
Les chiffres que Wundt a donnés n’ont d’ailleurs pas été confirmés par d’autres auteurs, 
Cattell (1888), observant sur deux personnes, a trouvé en moyenne 420 et 436 pour le 
temps d’association. Tschich (1885) a vu chez certains malades maniaques le temps d’asso¬ 
ciation devenir très faible : 280 et 230. Marie Walitzky (1889), dans un grand nombre 
d’expériences (18 000), a expérimenté chez des personnes malades et des personnes saines. 
Chez les individus normaux, la réaction à un mot était de 300 en moyenne; et la réaction 
totale, avec association, était d’environ 970; ce qui permet d’évaluer à 670 le temps 
d’association. Elle a pu remarquer que, chez certains malades, le temps d’association a 
été extrêmement court. 
L’habitude est évidemment la condition qui doit exercer le pins d’influence sur le 
temps d’association. Cattell a noté à ce propos que la rapidité avec laquelle nous lisons 
— la lecture est évidemment l’association d’une forme avec une idée — est fonction 
de l’habitude, et il en a donné un exemple très frappant, par comparaison avec la lec¬ 
ture à haute voix d’un texte en différentes langues. II a trouvé ainsi le temps employé 
par lui pour lire : 
138. ...... un mot anglais. 
167....... -T- français. 
250....... — allemand. 
327....... — italien. 
434....... — latin. 
484....... — grec. 
Mais la lecture à haute voix complique un peu le phénomène. J’ai cherché à savoir le 
temps qu’il me fallait pour lire mentalement (sans d’ailleurs chercher à comprendre le 
sens de ce que je lisais) une page de français, d’anglais ou d’allemand, composée avec le
        

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