Bauhaus-Universität Weimar

CHEVAL. 
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275 à 300 kilos de maïs.....équivalent à 100 kilos de foin. 
275 à 300 — de betterave. . . — 100 — 
230 à 260 — de carotte. ... — 100 — 
180 à 200 — de pommes de terre — 100 — 
Dans la substitution d’un aliment à un autre, il faut tenir compte de sa digestibilité 
et de la dépense d’énergie qu’il imposera à l’organisme pour ses transformations 
successives jusqu’à sa complète utilisation. 
3° Aliments exceptionnels. — On a songé à utiliser les aliments d’origine animale 
pour la nourriture du cheval, imitant en cela la pratique ancienne et actuelle de certains 
peuples asiatiques. Laquerrière, vétérinaire militaire, a entretenu plusieurs chevaux 
avec la chair d’animaux de la même espèce pendant le blocus de Metz, en 1870. Il leur 
distribuait 3 kilos de viande par jour. Colin a montré que, si la chair séjourne assez 
longtemps dans l’estomac du cheval, elle y est parfaitement digérée. 
On peut suppléer à la progression rapide des aliments à travers le réservoir gastrique, 
en donnant la chair divisée en parcelles très petites. Dans ces conditions, chaque frag¬ 
ment sera sûrement digéré. 
Müntz, le premier, a réalisé l’idée d’alimenter des chevaux avec des débris animaux 
de peu de valeur. Avec le concours de Lavalard, il a nourri des chevaux de la Compagnie 
générale des Omnibus avec des pains ou des biscuits grossiers, dans lesquels il entrait 
du sang frais, des farines ou de l’avoine et du maïs concassés. Ces pains étaient cuits au 
four ou simplement désséchés à l’étuve. 
Chardin, vétérinaire militaire, ajoute du levain au sang et à la farine, de manière à 
réaliser une véritable panification en présence d’une substance animale, d’après le 
procédé proposé pour la nourriture de l’homme par Scheurer-Kestner. 
Regnard, puis Cornevin, ont tenté d’utiliser le sang ou la chair conservée par dessic- 
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cation. Cornevin a proposé de pulvériserj^de coumarine à raison de 4 kilos de viande ou 
de sang, dans le but de prévenir la décomposition et de donner à ces débris animaux 
une odeur rappelant celle du foin fraîchement coupé. 
Il est toujours bon d’habituer graduellement les chevaux à accepter ce genre d’ali¬ 
mentation. L’habitude étant contractée, si l’on veut en tirer parti d’une façon sérieuse, 
il faudra suivre les précautions suivantes indiquées par Cornevin : 
1° Donner ces substances après cuisson ou dessiccation; 
2° Les incorporer dans des pains ou biscuits, ou bien les mélanger à des grains 
concassés ou à des farines grossières; 
3° Ne les donner qu’en petite quantité; 
4° Ne les distribuer qu’à la fin du repas, après d'autres aliments non concentrés, 
pour qu’ils ne soient pas chassés prématurément de l’estomac par ceux-ci ; 
5° Peut-être serait-il préférable de constituer entièrement un repas avec eux; 
6° Ne pas faire boire les chevaux immédiatement après leur ingestion; 
7° Les distribuer à l’état sec, jamais après les avoir délayées avec de l’eau. 
Dans l’Europe méridionale et dans le nord de l’Afrique, les chevaux sont assez friands 
du fruit du Caroubier. A l’état de maturité, ce fruit est d’une saveur agréable et atteint 
le maximum de ses qualités nutritives. C’est un aliment assez pauvre en azote (6,30 p. 100). 
On fera donc bien de l’associer à une substance capable de corriger ce défaut. 
4° Préhension des aliments. — La préhension des solides se fait exclusivement à l’aide 
des lèvres et des dents incisives; la langue n’intervient que pour recevoir les aliments 
dans l’intérieur de la bouche et les faire passer sous les molaires. Les voiles labiaux, 
bien détachés, minces, très sensibles et très mobiles, rassemblent les brins d’herbe ou 
les grains à proximité des incisives. Chez le bœuf, ce rôle appartient à la langue qui est 
très protractile et garnie sur sa face supérieure de papilles cornées à sommet incliné 
en arrière. Si on renverse les lèvres du cheval et si on les fixe dans cette position à 
la muserole du licol, l’animal est incapable de s’emparer efficacement du foin ou de 
l’avoine. Mis en face du râtelier, il saisit une pincée de fourrage avec les incisives; mais 
aussitôt qu il entr ouve la bouche, pour permettre à la langue de la faire parvenir plus 
profondément, cette pincée tombe dans la mangeoire ou sur le sol. L’animal déplace
        

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