Bauhaus-Universität Weimar

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CERVEAU, 
Son modéré. 
MOYENNE. 
Sans bruit simultané....... 189 
Avec bruit simultané....... 318 
Son fort. 
Sans bruit simultané....... 138 
Avec bruit simultané....... 203 
Étincelles électriques (réponse visuelle). 
Sans bruit simultané....... 222 
Avec bruit simultané....... 300 
Büccola (1883, 158) a constaté aussi le même phénomène. Tantôt l’individu en expé¬ 
rience faisait attention aux conditions de l’expérience; tantôt, au contraire, il lisait, et 
était interrompu dans sa lecture par le signal. 
EXCITATION EXCITATION 
optique. tactile. 
Sans lecture......... 170 144 
Avec lecture......... 277 237 
La discussion des effets de l’attention a amené un des élèves de Wundt, M. Lange 
(1888), à distinguer deux types de réaction, la réaction du type sensitif et la réaction du 
type moteur. En effet, quand le signal est donné, l’expérimentateur peut porter son 
attention, soit sur la sensation qu’il reçoit, soit sur la réponse qu’il doit donner. Il peut 
donc y avoir, soit des types tout à fait sensitifs, soit des types tout à 'fait musculaires, 
selon qu’on concentre son attention sur la sensibilité ou sur le mouvement. Or il s’est 
trouvé que le temps perdu du type moteur est notablement plus court que le temps du 
type sensitif. Dans ses expériences, Lange a trouvé 124 pour la réaction à type moteur, 
avec une erreur moyenne très faible, et 230 pour le type sensitif avec des erreurs 
moyennes considérables. 
Cette même différence a été retrouvée aussi par Angell et Addison Moore (1896). Nous 
avons vu plus haut que la moyenne des réactions motrices chez A avait été de 146; la 
moyenne de ses réactions (type sensitif) a été de 175; chez M, les réactions motrices ont 
été de 140, les réactions (type sensitif) ont été de 147 ; chez J, les réactions motrices ont 
été de 175, les réactions sensitives ont été de 187. 
L’explication de cette différence semble avoir été nettement formulée par William 
James (1890). Pour lui la réaction dite motrice n’est pas une vraie réaction psychique : 
c’est une réaction réflexe cérébrale; c’est-à-dire que les processus vraiment psychiques, 
la perception et la volition, sont réduits à leur minimum, ou pour mieux dire n’existent 
plus. L’attention expectante a fait disparaître pour ainsi dire la volition; et elle a réduit 
à leur plus grande brièveté les durées de transmission dans les centres nerveux. Au con¬ 
traire, s’il s’agit du type vraiment sensitif, chaque excitation provoque une perception 
qui nécessite un certain effort d’attention et de volonté pour se traduire par un mou¬ 
vement de réaction. 
On peut donc supposer que, dans la réaction motrice, les phénomènes psychiques 
proprement dits, perception et volition, ont à peu près disparu; et que la mesure du 
temps de la réaction est, dans ces conditions, la mesure d’un réflexe psychique, non 
d’une volition. De fait, chez les moteurs, les temps de la perception et de la volition 
semblent se confondre, et le patient n’a pas conscience d’un phénomène double, mais 
d’un phénomène simple, simultané. 
Il n’en reste pas moins établi que la durée d’un réflexe cérébral est plus grande que 
la durée d’un réflexe médullaire, puisque l’étude des actes réflexes, faite sur le réflexe 
rotulien, a donné des chiffres plus faibles que 150. Tschiriew (1879) avait trouvé 34; 
Gowers (1879) a trouvé au contraire 90 et 150. Mais Brissaud (1880), reprenant de nou¬ 
veau cette mensuration par des appareils précis, a trouvé 48 et 52, soit en moyenne 50 
chez des sujets sains : et il semble bien, ainsi que d’autres expérimentateurs l’ont 
aussi constaté, que ce soit là la durée du phénomène rotulien. Il s’ensuit que la réponse
        

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