Bauhaus-Universität Weimar

CHAT. 
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Genre Felis. — Les principaux caractères de ce genre sont : la tête et le museau 
arrondis ; le nez terminé par un mufle assez petit; la langue couverte des papilles cor- 
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nées; pupille verticale1; prémolaires-; corps revêtu d’une fourrure très belle; ongles 
rétractiles. Leur régime est par excellence carnassier, ce qui a contribué à développer 
leurs sens, la vigueur et l’agilité. 
Le genre Felis contient les espèces suivantes : lion, tigre, couguar, pouma, jaguar, 
panthère, léopard, serval (chat-tigre), arimou (panthère noire de Java), tigre à queue 
de renard, once, ocelot, guépard et chat proprement dit. 
Il résulte des recherches de Filhol2 que la famille des Feliclæ a eu comme représen¬ 
tant le plus direct dans l’époque tertiaire, le genre Prociilurus, qui à son tour n’était 
qu’un dérivé de Mustela, par la simplification du système dentaire. — Le Proailurus était 
plantigrade et avait les mâchoires plus allongées que celles du chat actuel ; il vivait dans 
l’éocène supérieur et le miocène. — Le genre Pseudælures (Gervais) diffère du genre pré¬ 
cédent par l’absence de la tuberculeuse inférieure et par tla diminution du nombre 
des tubercules aux restantes. — A la même époque on trouve encore les genres Pogo- 
nodon (Cope), Hoplophoneus (Cope). — Les véritables chats (Felinæ) font leur apparition 
dans le miocène, et, à cette époque, ils sont représentés en Europe par les espèces 
suivantes : Felis ogygia, Felis attica, Felis antideluviana. — Dans le pliocène on trouve les 
espèces : Felis brevirostris, Felis issiodorensis, Felis turnauensis. — Dans le quaternaire on 
trouve: Felis Catus, Felis Caffra, Felis Serval. 
Il y a trois espèces principales dans le groupe des chats proprement dits : Felis manul 
(Manjl), Felis maniculata (chat ganté), Felis Catus (chat ordinaire). 
2° Le chat domestique. — Origine. — Races. — Une question, qui se pose préala¬ 
blement, est celle-ci: le chat qui vit dans nos habitations est-il un animal domestique? 
A ce propos, voici qu’elle est l’opinion de Gayot3 : « Les carnivores, moins peut-être que 
le chien, n’ont pas accepté le joug de la domesticité; ils en sont restés à l’apprivoise¬ 
ment. Ainsi le chat nous est nécessaire pour nous garantir contre la multiplication 
indéfinie de plusieurs rongeurs qui se font, malgré nous, nos hôtes incommodes, comme 
l’ichneumon et la mangouste des Indes sont nécessaires dans d’autres climats pour 
délivrer les habitations des reptiles qui viennent y faire élection' de domicile. Cependant 
la soumission de ces animaux n’est jamais entière. Nul animal de proie n’abdique sa 
liberté absolue. Celui-ci conserve toujours le désir de la reprendre ou les moyens de 
la reconquérir dans l’état de nature. Il possède des armes, l’instinct de la chasse, 
l’énergie de la domination et de la destruction. Rongeant ses fers avec un impérissable 
regret, il frémit à l’aspect du maître et n’accepte qu’en grondant la pâture de sa main. » 
Cependant, si l’on se tient au sens propre du mot, le chat est plus qu’apprivoisé, puis¬ 
qu’il se reproduit dans nos maisons, en transmettant à ses petits le peu de soumission 
qu’il a subi. Mais if est moins que domestique, si par état domestique nous compre¬ 
nons, non seulement la vie dans l’entourage de l’homme, mais encore la complète subor¬ 
dination à sa domination et à ses services. Le peu d’obéissance qu’il nous prête 
prouve que, malgré le temps assez long depuis qu’il se trouve dans notre société, il a 
gardé ses velléités d’indépendance qu’il met à son profit assez souvent. L’intelligence 
et la ruse ne lui font nullement défaut, et, s’il aime notre société, c’est qu’il trouve chez 
nous plus facilement sa nourriture. 
Les Hébreux ne connaissaient probablement pas le chat, car la Bible ne parle 
nulle part de cet animal. Tout semble prouver que c’est dans l’Égypte et surtout dans 
les pays du Nil supérieur, que le chat s’est approché de l’homme. Ce chat appartient 
à l’espèce : Felis maniculata (chat ganté) et, d’après Virchow et Nehring4, il faut 
remonter au temps de la xne dynastie (3000 ans avant notre ère) pour trouver l'origine 
1. Johnson, P. (Zool. Soc. Lond., 1894, 481) par l’examen des yeux de 180 chats domestiques 
et des différents felidæ du Jardin zoologique de Londres, [à l’état normal ou après l’instil¬ 
lation d’atropine ou de cocaïne, arrive à la conclusion que la forme naturelle de la pupille est 
circulaire. 
2. Cité par Trouessart, loc. cit. 
3. Larousse, Grand dictionnaire Universel du XIX siècle (Domestication). 
4. Cités par Cornevin (Zootechnie des petits mammifères, 1897).
        

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