Bauhaus-Universität Weimar

CHAMPIGNONS. 
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On obtient cette résine en traitant le champignon frais par l’alcool, évaporant et 
épuisant le résidu par l’eau qui enlève une matière colorante jaune verdâtre. On reprend 
ensuite par l’alcool ou par l’éther. 
Cette résine est solide; elle est très soluble dans l’alcool éthylique et l’alcool méthy- 
lique, moins soluble dans l’éther et le chloroforme et insoluble dans l’éther de pétrole, le 
benzol et le sulfure de carbone. L’acide sulfurique et l’acide azotique concentrés la dis¬ 
solvent en donnant un liquide qui est brun rouge avec le premier et brun jaune avec le 
second. 
^’ailleurs la résine n’est pas détruiLe, car, en ajoutant beaucoup d’eau à la solution 
acide, elle se précipite sans transformation et on peut l’enlever avec l’éther. 
D’après Boudier (5), le suc de certains lactaires : L. controversies, turpis renferme des 
substances résineuses émulsionnées; mais ces substances n’ont pas été étudiées. 
7. Matières colorantes. — Les matières colorantes particulières aux champignons 
doivent être très nombreuses. On sait en effet que toutes les espèces de certaines familles 
(Urédinés, Ustilaginés, Gastéromycètes, Pyrénomycètes) sont colorées. On ne trouve 
guère d’espèces, entièrement blanches, et restant telles, que dans les Hyménomycètes 
et les Hyphomycètes ; encore sont-elles relativement en petit nombre. 
Malgré cela, nos connaissances sur ce groupe de composés sont fort limitées. On a, 
il est vrai, signalé des séries diverses de matières colorantes; mais c’est à peine si la 
composition chimique de quelques-unes d’entre elles a pu être établie, ce qui tient évi¬ 
demment aux difficultés que présente leur préparation à l’état de pureté. 
Tantôt ces matières font partie du contenu cellulaire; tantôt elles imprègnent la men- 
brane de la cellule ; tantôt encore elles se présentent comme une excrétion des cellules. 
On peut dire d’ailleurs que leur rôle physiologique est à peu près inconnu; maie on 
a des raisons de supposer que beaucoup d’entre elles résultent de l’action des ferments 
oxydants des champignons sur des composés phénoliques. Parmi ces matières colorantes, 
il en est qui sont combinées à des corps gras et qui présentent, au microscope, l'apparence 
optique de ces derniers. On leur a donné à cause de cela le nom de lipochromes (69). On 
les désigne aussi quelquefois sous le nom de Meines, en raison de ce fait qu’elles sont 
jaunes, orangées ou rouges. 
Ce sont ces matières colorantes que nous étudierons en premier lieu : 
Lipochromes on Intéines.— Leslipochromes, quisontcomposéesde carbone, d’hydrogène 
et d’oxygène, peuvent être isolées par saponification à chaud avec la soude en solution 
aqueuse ou alcoolique. Elles sont solubles dans l’alcool, l’éther, l’éther de pétrole, le 
chloroforme, le benzol et le sulfure de carbone. Elles sont insolubles dans l’eau. Elles 
possèdent une puissance colorante considérable. A l’état sec, elles donnent, avec les 
acides sulfurique et azotique concentrés, une coloration bleue. Elles sont sensibles à 
l’action de la lumière qui détermine leur oxydation en présence de l’oxygène de l’air et 
les décolore. 
La réaction produite par l’acide sulfurique peut être utilisée comme réaction micro- 
cliimique 
D’après Zopf (70), les lipochromes donneraient avec cet acide, sous le microscope, 
des cristaux d’un bleu intense. 
Certaines lipochromes des champignons ont entre elles et avec les lipochromes des 
Heurs des ressemblances frappantes, en ce qui concerne l’apparence de leur spectre qui 
présente 2 bandes d’absorption, l’une vers F, l’autre entre F et G. 
Les lipochromes font partie du contenu cellulaire et se présentent sous forme de 
■gouttes huileuses plus ou moins grosses. 
Jusqu’ici on n’en a trouvé que dans les Urédinés, les Trémellinés et quelques Asco¬ 
mycètes. 
Ces lipochromes peuvent être préparées par le procédé suivant : 
On divise convenablement le champignon ou les parties du champignon qui en 
renferment, et on épuise par l’éther ou l’alcool bouillant. On saponifie l’extrait avec de 
la lessive de soude. On ajoute au liquide une solution concentrée de chlorure de sodium 
pour amener la séparation du savon; on maintient à l’ébullition, et la matière colorante 
apparaît sous forme de flocons que l’on sépare par filtration. On lave soigneusement, 
DICT. DE PHYSIOLOGIE. — TOME III. 
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