Bauhaus-Universität Weimar

CERVEAU. 
IT 
TEMPÉRATURE. FIN 
Degrés. 
43 
42 
40 
39 
37 
35 
34 
32 
30 
29 
LA PÉRIODE RÉFRACTAIRE. 
Secondes. 
0,10 
0,10 
0,11 
0,12 
0.16 
0,18 
0,30 
0,50 
0,65 
0,70 
La figure ci-jointe (5) indique la courbe de ce phénomène; on voit qu’au voisinage de 
la température normale de chien (39°,5) la variation est assez faible; mais qu’il y a entre 
35° et 34° un point critique. Jusqu’à 35°, la 
durée de la période n’a pas beaucoup 
changé; mais, à partir de 34°,5, elle se 
modifie énormément. 
Résumé général sur la dynamique 
cérébrale. — Il faut de tous ces faits 
tirer une conclusion générale théorique, 
encore qu’elle soit forcément hypothé¬ 
tique; mais les hypothèses, si on a le cou¬ 
rage de ne les considérer que comme des 
hypothèses, ont, outre leur intérêt au 
point de vue mnémotéchnique, le grand 
avantage d’ouvrir les horizons scientifiques 
et d’engager à des expériences nouvelles. 
Le processus cérébral est soumis aux 
conditions générales des tissus vivants; 
c’est-à-dire qu’il est essentiellement un 
phénomène d’ordre chimique, ce qui signi¬ 
fie qu’il est fonction de l’état chimique 
cellulaire et de la température organique. 
C’est sans doule un phénomène plus ou moins analogue à une explosion (combus¬ 
tion de substances oxydables). Cette explosion, pour se produire, nécessite un certain 
temps, et l’ondulation qui se produit ne s’éteint pas immédiatement. En étudiant cette 
ondulation on voit qu’elle est soumise aux lois générales de la dynamique et aux con¬ 
ditions de synchronisation des appareils oscillants. 
La durée totale de cette ondulation et le retour du système à l'équilibre mesurent le temps 
nécessaire à la discontinuité d'un phénomène cérébral quelconque, qu'il s’agisse d’un mou¬ 
vement volontaire, ou d’un phénomène de sensibilité ou d’intelligence. 
§ H- — Vitesse des processus psychiques. — Les fails que nous allons examiner, 
relatifs à la mesure des phénomènes psychiques, vont nous donner la confirmation de ces 
lois générales, confirmation d’autant plus précieuse que les méthodes sont absolument 
différentes. 
L’étude des processus psychiques est en réalité la psychologie tout entière. Mais, 
pour ne pas dépasser le cadre — déjà trop vaste et tendant malgré nous à s’agrandir — 
de cet article, il n’est pas possible d’entrer ici dans l’histoire de la psychologie physio¬ 
logique ou de la psycho-physique : nous nous bornerons donc à mentionner les principaux 
résultats des recherches faites sur la vitesse des phénomènes psychiques. Nous résume¬ 
rons ces travaux en étudiant plus spécialement le côté physiologique du problème. 
La bibliographie que nous donnons un peu plus loin suffira amplement à ceux qui 
voudront l’envisager avec plus de détails. 
Historique. — Ce sont les astronomes qui tout d’abord ont porté leur attention sur 
ce phénomène remarquable. Maskelyne, en 1795, mais surtout Ressel, en 1819 (voyez, 
pour l’historique, Sanford, 1888) observèrent que le passage d’une étoile au méridien 
n est pas déterminé, au point de vue de sa durée, de la même manière par tous les obser- 
DICT. DE PHYSIOLOGIE. — TOME III. 
zj°2Ô Z9 3o 3j 3z 33 3b 35 36 37 
Fig. 6. —Variations de la période réfractaire avec la 
température. 
Sur la ligne de xx sont marquées les températures. Sur- 
la ligne de yy les temps en dixième de secondes. 
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