Bauhaus-Universität Weimar

CHALEUR. 
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da rythme respiratoire à l’élévation de la température du sang et à réchauffement con¬ 
sécutif des centres respiratoires. Sihler, au contraire, explique ce phénomène par l’exci¬ 
tation des nerfs périphériques, et le croit de nature réflexe. En 1884, Ch. Richet démontre 
par une série d’expériences que cette dypsnée peut être d’origine centrale ou réflexe, 
suivant les conditions dans lesquelles l’animal se trouve, et il établit la nature de ce 
phénomène eu montrant que cette dyspnée, ou mieux polypnée thermique, est un procédé 
de régulation de la température et de la résistance à la chaleur. 
D’autres expérimentateurs, particulièrement Vincent (1888), ont en outre étudié la 
marche que suit la respiration dans la mort par hyperthermie. Ils ont constaté qu’à par¬ 
tir du moment où la polypnée atteint son maximum, la courbe de la respiration, loin de 
continuer à s’élever comme celle de la température, s’abaisse peu à peu avec la même 
régularité qu elle offrait dans son ascension, comme par une sorte d’épuisement lent, et 
reprend son caractère primitif. Enfin, il arrive une période dans laquelle on voit surve¬ 
nir de véritables syncopes respiratoires, qui peuvent durer huit, dix et trente secondes, 
et la respiration s’arrêter complètement, d’ordinaire avant le cœur. 
Sous 1 influence du froid, le rythme et la fréquence des mouvements respiratoires 
suivent une marche inverse. Si au début du refroidissement la respiration s’accélère et 
que les mouvements thoraciques deviennent plus amples, cette phase ne dure que quelques 
instants, et elle est vite remplacée par d’autres phénomènes ayant précisément uu carac¬ 
tère opposé. 
La respiration se ralentit considérablement au fur et à mesure que la température de 
l’animal descend. Sa fréquence tombe de 20 ou 30 par minute, ce qui est le chiffre nor¬ 
mal chez le chien, à 2 et à 3 lorsque la température de cet animal est aux environs de 
24° (Ansiaux, 1889-1890). 
Le type des mouvements respiratoires présente aussi quelques particularités intéres¬ 
santes. Après un certain degré de refroidissement, l’expiration active se fait plus rapi¬ 
dement; mais l’inspiration plus lentement qu’à l’état normal. Il y a de plus, entre l’in¬ 
spiration et 1 expiration, des pauses qui durent parfois plusieurs minutes, sans que l’animal 
en soit beaucoup incommodé. Il oublie de respirer, suivant l’heureuse expression d’A. 
Mosso. En général, ces pauses apparaissent une demi-heure après le commencement de 
la réfrigération, lorsque la température de l’animal approche de la limite de 26°. Elles ne 
semblent pas beaucoup influencées par la respiration artificielle, fait qui prouve qu’elles 
ne sont pas des manifestations asphyxiques. Finalement, la respiration s’arrête tout à 
fait, et cet arrêt survient plusieurs minutes après la cessation des battements cardiaques, 
comme Ansiaux l’a démontré. 
Phénomènes chimiques. — L’étude des modifications qui surviennent dans les phé¬ 
nomènes chimiques de la respiration sous l’influence de la température a eu son point 
de départ dans les belles et classiques recherches de Régnault et Reiset sur la respira¬ 
tion de diverses classes d’animaux. En 1843, ces auteurs montrèrent, d’une façon indis¬ 
cutable, que, lorsque la température d’un animal à sang froid varie, ses échanges auc- 
mentent ou diminuent d’intensité en suivant un rapport direct avec la température. 
Pour ne citer qu’une de leurs expériences, nous donnons ici celle qui fut faite sur 
des lézards soumis à des températures différentes, dont les résultats confirment pleine¬ 
ment le fait énoncé tout à l’heure. 
NOMBRE D’EXPÉRIENCES. 
TEMPÉRATURE 
DE L’ANIMAL 
OXYGÈNE 
CONSOMMÉ 
par heure 
et par kilo. 
I. Trois lézards pesant 68«fr,5 . . 
Degrés. 
Grammes. 
7,3 
0,0246 
II. Deux lézards pesant 42 grammes. 
14,8 
0,0646 
III. Trois lézards pesant 62 grammes. . 
23,4 
0,1916 
On voit par cette expérience que l’absorption de l’oxygène augmente avec la tempé¬ 
rature. Il en est de même pour la production de l’acide carbonique. 
DICT. DE PHYSIOLOGIE. — T III. , K
        

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