Bauhaus-Universität Weimar

CHALEUR. 
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sentent les couches plus profondes en est indépendante. C’est à partir de cette zone 
limite où finit l’influence du rayonnement solaire que l’on commence à s’apercevoir 
des effets de la chaleur centrale de la terre. Celle-ci ne peut guère nous intéresser, car 
la vie animale et végétale n’atteignent jamais des profondeurs si considérables. 
C’est donc la chaleur solaire que nous utilisons à la surface de la terre. Une partie 
sert à construire les tissus animaux et végétaux et s’y immobilise temporairement. Une 
autre partie sert à former de la vapeur d’eau et se retrouve lors de la condensation de 
celle-ci. Enfin, une troisième se traduit par une élévation de la température et est des¬ 
tinée à partir vers l’espace par rayonnement. Comme le dit Duclaux, « la terre est un 
réservoir de la chaleur du jour pour la nuit et delà chaleur de l’été pour l’hiver ». Elle 
ne conserve rien de ce qu’on y verse pour l’alimenter, mais elle en régularise le débit. 
Comme il n’y a pas un rapport constant entre la durée et l’intensité de l’insolation et 
la durée et l’intensité du rayonnement du sol vers 1 espace, pour les différents points de 
la surface terrestre, la température de ceux-ci doit nécessairement varier. Les gains et 
les pertes de chaleur n’étant pas proportionnels pour l’Équateur et pour les pôles, on 
voit la température moyenne de ces deux extrêmes terrestres présenter des différences 
considérables. En général la température du sol diminue ä mesure qu’on s’éloigne 
de l’Équateur. Mais cette diminution offre des irrégularités nombreuses, tenant sur¬ 
tout à l’influence de l’altitude. De deux lieux situés à la même latitude, celui qui se 
trouvera le plus près du niveau de la mer jouira d’une température moyenne beaucoup 
plus élevée. La température décroît en effet en raison directe de l’altitude. Mais ces 
deux causes de variations s’influencent l’une et l’autre, de sorte que, si l’on veut se 
rendre compte du rôle que chacune d’elles joue dans la répartition de la température 
terrestre, il faut les séparer à l’aide du calcul. C’est ce que les météorologistes ont 
été obligés de faire, depuis longtemps, lorsqu’ils ont essayé de tracer la marche de 
la température à la surface de la planète. 
Pour le moment, il est important de remarquer que la latitude modifie la tempéra¬ 
ture, principalement en vertu delà loi de Lambert. L’inclinaison avec laquelle les rayons 
du soleil frappent un point quelconque de la surface de notre globe est d’autant plus 
grande qu’il se trouve plus loin de l’Équateur. Or nous savons que l’intensité de la ra¬ 
diation solaire est inversement proportionnelle à la grandeur de cette inclinaison. En ce 
qui concerne l’altitude, son influence s’explique, surtout, par le fait que le rayonnement 
du sol vers l’espace est plus facile dans les hautes régions. En premier lieu, l’épaisseur 
atmosphérique que les rayons provenant du sol doivent traverser diminue à mesure que 
’on s’élève, et, en second lieu, l’air de ces régions devient moins dense et plus pur, toutes 
conditions qui favorisent la radiation de la chaleur. Enfin, Saigey admet, comme une des 
causes du refroidissement des montagnes, l’évaporation abondante qui se fait a leur 
surface. A ce point de vue, nous dirons que la limite des neiges perpétuelles dépend d’une 
foule de circonstances. En dehors de la latitude, elle varie avec les vents régnants, l’orien¬ 
tation des montagnes, la forme des massifs, les différences des températures extrêmes, 
et la proximité d’autres pics neigeux. En Amérique, la limite des neiges se trouve 
sous l’Équateur à 4 800 mètres; elle s’abaisse quand on marche vers le tropique septen¬ 
trional, tandis qu’elle s’élève en marchant vers le sud. Dans l’Asie, sur Je versant mé¬ 
ridional de l’Himalaya, la limite des neiges est, d’après Web, à 3 956 mètres et, sur le 
versant septentrional, à 5067 mètres. Cette différence dépend du plateau thibétain dont 
la hauteur moyenne au-dessus de la mer paraît être de 3 500 mètres. Sous l’Équateur on 
n’a observé les neiges perpétuelles qu’en Amérique; les îles qu’il coupe ne présentent pas 
de hautes montagnes, et en Afrique, où il y a de hautes montagnes, on ne signale pas 
l’existence des neiges perpétuelles. Du moins la hauteur des plateaux et l’accumulation 
des sables doivent en rendre la limite très élevée. 
Température des eaux. — Les grandes masses d’eau qui forment l’Océan s’échauffent 
sous l’influence de diverses causes. 
Lorsque les rayons de soleil arrivent à la surface de l’eau, une partie se réfléchit 
vers l’espace et une autre partie la pénètre dans toutes les directions. De cette dernière 
fraction de chaleur la plus grande partie est retenue par les couches superficielles de 
l’eau, et le reste, tout à fait insignifiant, continue sa marche vers les profondeurs, n’occa¬ 
sionnant plus d’absorption bien appréciable. Les physiciens qui ont étudié ce phéno-
        

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