Bauhaus-Universität Weimar

CHALEUR. 
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apporté à l’organisme est de cause non périphérique, mais centrale, et que par conséquent 
les appareils réflexes de la périphérie sont impuissants à en avertir les centres. Par 
exemple, quand un animal est échauflé par sa propre contraction musculaire, le milieu 
extérieur n’ayant pas changé, ce ne sont pas les nerfs de la peau qui peuvent l’avertir de 
l’hyperthermie qu’il subit. 
Mais, en général, les appareils centraux de régulation sont beaucoup moins sensibles 
que les appareils réflexes. Un courant d’air froid fait frissonner (frisson réflexe), alors 
que la température organique doit s’abaisser de 3° ou 4° pour que le frisson de cause 
centrale se manifeste. La polypnée de cause réflexe chez le chien apparaît dès que la 
température extérieure s’élève, et alors que la température même du chien ne s’est pas 
accrue de 0°,5 ; tandis qu’il faut au moins 2° d’élévation (thermique pour qu’on voie 
apparaître la polypnée de cause centrale. La défense de 1 organisme contre le chaud 
ou le froid se fait le plus souvent, presque toujours, par la voie des réflexes, et ce 
n’est guère que dans les conditions expérimentales que les défenses de cause centrale 
ont l’occasion d’intervenir. 
Si nous considérons la régulation thermique à un autre point de vue, nous pouvons 
envisager séparément la défense contre le froid et la défense contre le chaud. 
La défense contre le froid se fait : 
1° par une diminution de la radiation périphérique : constriction des petites artères ; 
2° par une augmentation de la tonicité musculaire et des combustions glandulaires ; 
3° par le frisson. 
La défense contre le chaud se fait : 
1° par la dilatation des vaisseaux cutanés; 
2° par l’évaporation d’eau. 
Enfin nous terminerons l’étude delà régulation en indiquant les troubles qu’elle peut 
subir, par le fait des intoxications (fièvre) et des traumatismes du système nerveux 
central. 
2. Régulation par l’appareil vaso-moteur cutané. — Presque toujours cette régulation 
se fait par voie réflexe, et, en effet, toute- excitation cutanée va retentir sur les centres 
nerveux et modifier la circulation soit générale, soit locale. 
Brown-Séquard et Tholozan ont montré qu’en trempant une main dans l’eau froide, 
non seulement (par voie réflexe et peut-être aussi en partie par une action directe sur les 
vaisseaux) la main trempée dans la glace s’anémie ; mais encore la main du côté opposé 
s’anémie aussi. J’ai fait la même observation sur moi-même, en constatant un spasme 
vaso-moteur réflexe dans la peau des deux mains alors qu’une seule main était exposée 
au froid. Les nombreuses expériences faites en prenant le pouls total de la main ou 
d’un membre montrent qu’il suffit d’une excitation réfrigérante en un point quelconque 
du corps pour que la main ou le membre rétrécissent leurs vaisseaux. Le volume diminue 
aussitôt par constriction des artérioles. Fr. Franck (1876) en adonné d’excellents exemples. 
Cette influence du froid se ferait sentir, d’après lui, même sur la forme de la courbe 
sphygmographique de l’artère radiale. Il suffit d’un temps très court pour déterminer ce 
spasme réflexe, et une seconde de contact avec un morceau de glace amène, au bout de 
trois ou quatre secondes, le spasme réflexe constricteur. 
On comprend bien la signification de cette expérience au point de vue de la régu¬ 
lation thermique. Le froid extérieur resserre les vaisseaux, parce que, plus les vaisseaux 
sont resserrés, moins il y a de sang circulant à la périphérie, partant moins le sang se 
refroidit. 
La simple observation de nous-mêmes, en été et en hiver, prouve bien à quel point 
notre circulation cutanée dépend de là température extérieure. S’il fait froid, les mains 
sont pâles, exsangues ; on ne voit pas les veines, qui sont affaissées ; la peau est froide, 
et la circulation réduite à un minimum d’activité. Au contraire, si la température exté¬ 
rieure est élevée, les mains sont colorées, la peau est rosée, les veines sont volumi¬ 
neuses, la circulation est devenue très active. 
Autrement dit, le froid ralentit et diminue la circulation cutanée (et par conséquent la 
radiation calorique). Le chaud amplifie et accélère la circulation cutanée (et par consé¬ 
quent la radiation calorique). 
Les observations calorimétriques sur ce point sont parfaitement concordantes. Que
        

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