Bauhaus-Universität Weimar

CHALEUR. 
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sanguine est 3 fois plus active, et que l’oxygène absorbé devient alors 40,5 et le CO2 
produit 28,95. 
Par conséquent, en chiffres ronds, la consommation d’oxygène et la production de 
CO2 triplent par le seul fait du travail musculaire. On se souvient que nous avons admis 
une augmentation analogue, de 1 à 4, pour l’accroissement des combustions chimiques 
par le fait d’un travail énergique. 
La consommation de glycose suit une marche absolument parallèle. 
GLYCOSE DISPARU DANS LE SANG DES CAPILLAIRES P. 1000 GRAMMES. 
Muscle en repos....... 0,154 
— —....... 0,039 
_ —....... 0,170 
Moyenne. . . 0,121 
Muscle en travail...... 0,174 
_ _....... 0,041 
_ —....... 0,193 
Moyenne. . . 0,136 X 3 = 0,408 
Le chiffre 0,136 doit être multiplié par 3 à cause du volume de sang, trois fois plus 
grand;c’est donc une combustion de 0,408 de glycose. Ainsi le glycose disparaît 3,5 fois 
plus vite dans le muscle qui se contracte que dans le muscle en repos ; c’était bien la 
conclusion de nos recherches sur les échanges chimiques respiratoires, c’était aussi celle 
de tous les autres observateurs, Grandis, Smith, Lassaigne, qui ont comparé les combus¬ 
tions générales pendant le travail et pendant le repos. Mais ici l’expérience est plus 
précise, portant sur un muscle isolé, et sur le sang afférent comparé au sang efférent. 
Mais ce n’est pas seulement le glycose du sang qui brûle, c’est aussi le glycogène 
intra-musculaire. 11 est même probable que le glycose ne brûle pas directement, mais 
qu’il sert à régénérer le glycogène musculaire au fur et à mesure de sa destruction par 
la combustion. En tout cas, les muscles tétanisés, comme on le sait depuis longtemps 
(Nasse, 1896; Weiss, 1871; Ranke, Külz, etc.), ne contiennent que peu de glycogène. 
Chauveau et Kaufmann ont repris cette mesure et l’ont vérifiée. Ils admettent, en outre, 
que par le fait du travail musculaire la production de glycose par le foie est augmentée; 
car, malgré le travail qui consomme du glycose, le sang en contient toujours la même 
quantité, sinon davantage. 
Récemment encore, revenant sur ce point, Chauveau (1896) montrait que l’azote de 
l’urine n’est modifié en aucune manière par le fait du repos ou du travail; il faut donc, 
d’après lui, admettre cette donnée fondamentale comme rigoureusement démontrée, 
que les muscles ne puisent par leur énergie dans la combustion des albuminoïdes, mais 
uniquement dans les hydrates de carbone. 
De sorte que, finalement, nous pouvons conclure, de l’ensemble de ces recherches, que 
la substance qui brûle dans le muscle en contraction, c’est probablement le sucre (ou le 
glycogène), en tout cas un hydrate de carbone ; que le foie en déverse constamment 
dans le sang des quantités suffisantes pour satisfaire aux besoins de la contraction muscu¬ 
laire (et par conséquent de la chaleur); que, dans l’alimentation azotée, c’est encore le 
sucre qui brûle, probablement parce que l’albumine a pu être transformée en glycogène 
et en sucre. 
Peut-être serait-il permis de généraliser et de considérer les matières azotées et les 
matières grasses comme devant se transformer en sucre pour être brûlées ; c’est là une 
assertion quelque peu opposée aux idées émises par Pflüger, et qu’il ne nous appartient 
pas ici de discuter; car nous n’avons à nous occuper que de la production de chaleur dans 
le muscle; et il est certain en tout état de cause que si, dans les muscles, il y a d’autres 
combustions que celle du glycose (et du glycogène), c’est elle qui est la plus impor¬ 
tante, et qui domine la scène. 
Certes, c’est une théorie d’attente, autrement dit une hypothèse, que la théorie d’après 
laquelle ce qui brûle dans le muscle et ce qui y produit de la chaleur, c’est le sucre; 
mais? en tout cas, cette théorie me paraît, à l’heure actuelle, plus solidement assise 
que la théorie d’après laquelle la source de la force musculaire (et par conséquent de la 
chaleur) réside dans les matières azotées du muscle ou du sang.
        

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