Bauhaus-Universität Weimar

CERVEAU. 
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faibles, parce qu’il y a des excitations qui tombent dans la période réfractaire. Ce sont 
celles-là qui alors produisent une secousse faible. 
En outre, à un certain rythme de l’excitation, le cerveau tend à répondre par un 
rythme, soit identique, soit différent, mais différent toujours dans un rapport simple 
de 1 à 2, ou de 1 à 3, ou de 1 à 4. Tout se passe comme s’il faisait effort pour se rythmer 
et s’accorder avec le rythme des excitations. Au début il y a discordance; puis peu à peu 
la régularisation se fait; les grandes secousses deviennent de plus en plus grandes; les 
petites s’affaiblissent pour devenir de plus en plus faibles, et le rythme nouveau s’établit. 
Mais à ce rythme relativement simple viennent s’ajouter des rythmes plus longs, dont 
la détermination exacte est presque impossible à établir. Déjà Mosso avait montré qu’il 
Fig. 3. — Rythme à 1/4 des secousses musculaires après excitation cérébrale par des courants électriques. 
Période de discordance d’abord, puis établissement de la synchronisation, puis de nouveau discordance. 
y avait dans le tissu cérébral des périodes de conflagration interstitielle, caractérisées par 
de subites et partielles élévations de température (Temperatura del cervello, 1895). Tanzi 
a aussi découvert des phénomènes analogues en appréciant les variations thermiques 
du cerveau par des mensurations thermo-électriques ; périodes qu’il appelait périodes 
d’oscillation. De même, nous avons vu que le retour à l’excitabilité normale, après toute 
cause qui a diminué l’excitabilité cérébrale, se fait par poussées successives, et non 
régulièrement. Décroissance ou retour de l’excitabilité, ce n’est jamais régulièrement 
que le phénomène se produit, c’est 
toujours par des alternatives d’exci¬ 
tabilité plus grande ou d’excitabilité 
plus faible. Avec des excitations de 
très faible intensité, on observe pen¬ 
dant une ou deux minutes d’assez 
notables secousses, puis peu à peu le 
silence se fait; mais, si l’on continue 
l’excitation, de nouveau les secousses 
reparaissent, de plus en plus fortes, 
pour passer par un maximum et en¬ 
suite disparaître graduellement. 
Il est probable qu’il s’agit là de 
phénomènes de catabolisme- et d’ana¬ 
bolisme (destruction et réparation), 
qui sont lents. L’excitation amène le 
catabolisme de certains éléments né¬ 
cessaires, puis l’anabolisme ramène le 
tissu cérébral à son point de départ. 
Il se passe sans doute dans le cerveau 
des phénomènes d’anabolisme, grâce 
auxquels la reconstitution de la matière organique nécessaire à la libération de l’éner¬ 
gie peut s’opérer; et alors l’excitabilité première reparaît complètement. 
Mais, quelque nettes que soient ces périodes dans l’excitabilité cérébrale, nous ne 
croyons pas qu’elles soient suffisantes à expliquer le phénomène de la phase réfractaire. 
Le fait d’un rythme régulier de 1/2, de 1/3, nécessite une autre hypothèse. 
Fie. 4. — Schéma pour montrer la période de la vibration 
nerveuse. L’amortissement paraît être analogue à celui 
qu’on obtient avec les signaux bridés de Thomson. 
La période d’addition, est le temps pendant lequel la 
vibration est au-dessus de la ligne d'équilibre. La pé¬ 
riode réfractaire, dure tant que la vibration est au-des¬ 
sous de cette ligne d’équilibre.
        

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