Bauhaus-Universität Weimar

CHALEUR. 
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En effet, 17sr,35 d’Az répondent à 3T^r,18 d’urée, soit 520 calories; avec absorption de 
158 grammes d’O et production de 177 grammes de CO2. Restent donc pour les hydrates de 
carbone et les graisses 735 grammes de CO2 et 55 de O, ce qui fait 17 grammes d’oxygène 
pour la combustion de l’hydrogène des graisses, c’est-à-dire 19gr,9 de graisses, avec pro¬ 
duction de 56 grammes de CO2. Restent 464 grammes de sucre. Ce qui nous donne une pro¬ 
duction totale de 2425 calories. 
Chez ce même individu, donnant un travail énergique, il y a eu : 
Azote. . . 
02..... 
C02. . . . 
19,49 
1006,1 
1133 
Ce qui correspond à U8gr,8 d’albumine, 168 grammes de graisse et à 314 grammes de 
sucre1. 
La production calorimétrique totale est alors de 3 320 calories. 
Cette évaluation calométrique me paraît préférable à celle qu’on emploie parfois, qui 
consiste à tenir compte, dans la ration alimentaire et dans les produits respiratoires, de 
la quantité d’eau ingérée pour en déduire la combustion de l’hydrogène, car l’évaluation 
de l’eau perdue par la transpiration cutanée est très difficile a établir, et les moindres 
erreurs, au point de vue calorimétrique, deviennent très graves. 
Pourtant cette méthode comporte des causes d’erreurs, qu’il faut bien connaître. 
D’abord la transformation de l’azote en urée est loin d’être totale. Il existe au moins un 
quart de l’azote des matières azotées qui ne devient pas de l’urée, et qui est éliminé soit 
par l’urine (acide urique, créatinine, acide hippurique, xanthine, matières extractives), 
soit par les matières fécales, soit par la sueur, soit peut-être, quoique dans une très 
faible proportion, à l’état de gaz par les poumons. Or les quantités de chaleur dégagée 
sont loin d’être les mêmes selon qu’il se produit de l’urée, de l’acide urique, de l’acide 
hippurique ou du glycocolle. 
De même les quantités d’oxygène absorbé et de CO2 produit ne sont pas identiques. 
Il s’ensuit quelque incertitude dans les résultats numériques. 
Pour les graisses nous avons supposé un mélange (à parties égales) de tristéarine, de 
trioléine et de tripalmitine ; mais de fait ce n’est pas dans ces proportions que la graisse 
de l’organisme est constituée encore moins lorsqu’il vient s’y ajouter les graisses très 
variées de l’alimentation. Il y a là une cause d’erreur encore ; mais elle est très faible et 
presque négligeable. 
A vrai dire il y a une cause d’erreur plus grave ; c’est que nous n’introduisons pas 
dans nos calculs thermochimiques les corps éliminés par les matières fécales, azotés ou 
non azotés, qui dérivent des aliments, et qui ont probablement subi des transformations 
chimiques qui ont dégagé de la chaleur; transformations consistant en hydratations 
successives, et par conséquent n’entrant pas dans nos calculs, puisque les proportions 
d’oxygène consommé et de CO2 produit ne se trouvent pas modifiées. 
Par exemple l’amidon dégage par gramme 4123 calories, tandis que le glycose ne 
dégage que 3 692. Or, dans l’organisme, il y a une première action qui est l’hydratation 
du glycose, laquelle dégage de la chaleur en quantité non négligeable, de sorte que c’est 
non le glycose qu’il faut prendre pour type, mais l’amidon, car la plupart des hydrates 
de carbone sont ingérés à l’état d’amidon. 
Donc, dans les calculs indiqués plus haut (chez l’ouvrier de Pettenkoffer et Voit), il 
faudra prendre pour la chaleur des sucres dégagée, non la chaleur du glycose, mais celle 
de l’amidon, 4,1 au lieu de 3,7 : ce qui nous donnera pour le repos, 2 592 calories et pour 
le travail 3478 calories. C’est là une correction qu’on fait toujours (Rübner) ; et elle est 
en somme facile à faire, mais il y a sans doute d’autres hydratations, inconnues encore* 
que nous ne pouvons apprécier, puisque nous ne tenons compte dans les excréta que du 
CO2 de la respiration, et de l’azote de l’urine (évaluée en urée) et que les produits inter¬ 
médiaires nous échappent. 
De même, nous n’avons pas supposé de réactions endothermiques ; or il en existe 
assurément. 11 n’y a pas lieu d’en tenir compte si elles se traduisent par une fixation de 
CO2, puisqu’alors Pétat final intervient; et que nous retrouverons à un moment donné 
le CO2, ainsi fixé temporairement; mais, quand il s’agit de déshydratations ou d’h-ydra-
        

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