Bauhaus-Universität Weimar

CHALEUR. 
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D’après Billroth, la perte de sang fait tomber la température de 0°,1 à 1°,3 ; Mars¬ 
hall-Hall a vu la température d’un chien descendre, après une forte hémorragie, de 
37°,5 à 29°,43. Chez un autre chien, après une hémorragie, la température est tombée à 
31°,65. Kirmisson rapporte que, sur deux chiens ayant été amputés de la cuisse, l’un avec 
hémorragie, l’autre sans hémorragie, la température chez ce dernier monta de 38°,9 à 
39°,5, tandis que, chez le premier, qui avait perdu 550 grammes de sang, il y eut un 
abaissement de 2°, de 38°,4 à 36°,4. 
Résumé. Conclusions. — De tous ces faits relatifs à la thermométrie, faits qu’il a 
été nécessaire d’exposer avec quelques détails, se détachent nettement quelques lois 
dominatrices. 
D’abord, c’est que la température des êtres vivants est toujours (sauf les excep¬ 
tions apparentes facilement explicables) supérieure à celle du milieu ambiant; car ils 
accomplissent des actions chimiques, qui dégagent une certaine somme de chaleur. 
Fig. 13. — Calorimètre à siphon. 
Il existe deux groupes d’êtres vivants, les uns ont un système régulateur, lequel per¬ 
met à l’organisme de se maintenir à un niveau thermique déterminé ; les autres 
subissent docilement les variations du milieu ambiant; car le système nerveux régula¬ 
teur leur fait défaut. Quelquefois ils produisent beaucoup de chaleur, comme certains 
ferments par exemple, et l’excès de chaleur peut alors être considérable ; mais cet excès 
est dû simplement à la différence entre la chaleur dégagée par les actions chimiques et la 
radiation périphérique, sans qu’il y ait aucune régulation. 
Chez les êtres homéothermes, autrement dit dotés d’un pouvoir régulateur, la tempé¬ 
rature est constante, et remarquablement constante ; les variations périodiques régulières 
ne sont qu’une forme même de cette constance thermique. Mais toutes les émotions du 
système nerveux retentissent sur elle, soit par un changement dans la chaleur produite, 
soit par un changement dans la chaleur rayonnée, soit par une perversion du niveau 
régulateur. 
Calorimétrie directe. — La fonction thermométrique ne nous donne qu’un des élé¬ 
ments du problème. Or, par la calorimétrie, nous pouvons arriver à savoir, non plus le 
niveau thermique de l’animal vivant, mais la quantité de chaleur dégagée. 
Évidemment on peut opérer par deux méthodes différentes, soit en mesurant direc¬ 
tement le rayonnement, soit en appréciant indirectement la quantité de chaleur dégagée 
par la mesure des combustions (chimiques effectuées. 
Nous nous occuperons d’abord de la calorimétrie directe.
        

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