Bauhaus-Universität Weimar

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CHALEUR. 
est dû à l’évaporation des parties aqueuses. Au contraire, les tortues vivantes ont ajouté 
à la température du milieu une certaine quantité de chaleur produite par elles. 
Dans une autre expérience tout à fait analogue, la même étuve étant réglée à 38°,6, 
la tortue vivante avait 39°,6, et la tortue morte 38°,4. 
Enfin, dans une troisième expérience, une tortue morte (tuée par le sublimé) est mise 
dans l’étuve avec une tortue vivante. Au bout de trois heures la tortue vivante esta 31 °,4, 
la tortue morte à 30°,6. 
Trois tortues, deux vivantes, l’autre morte, restent dans le laboratoire, dont la tem¬ 
pérature s’échauffe graduellement de 13° à 16°,7; à six heures du soir les deux tortues 
vivantes ont. 15°,7 et 15°,8, tandis que la tortue morte esta 15°,4. 
Dans d’autres expériences encore le résultat a été le même. On a successivement 
Degrés. Degrés. Degrés. 
Tortue vivante.......... 13,9 14,8 31,4 
Tortue vivante.......... 13,9 
Tortue morte........... 13,6 14,9 30,6 
Ainsi, pour la comparaison entre les températures des tortues mortes et celles des 
tortues vivantes nous trouvons en résumé : 
Température 
Tortue 
Tortue 
Excès 
des tortues 
extérieure. 
morte. 
vivante. 
vivantes. 
— 
— 
— 
— 
Degrés. 
Degrés. 
Degrés. 
Degrés. 
38,6 
38,4 
39,3 
0,9 
38,4 
39,3 
0,9 
38,6 
38,4 
39,6 
1,2 
30,6 
31,4 
0,8 
15,4 
15,7 
0,3 
15,4 
15,8 
0,4 
13,9 
13,6 
— 0,3 
14,9 
14,8 
— 0,1 
30,6 
31,4 
0,8 
Ces expériences démontrent rigoureusement ce fait qu’une tortue, quoique produi¬ 
sant peu de chaleur, produit cependant de la chaleur en quantité appréciable. 
Quelquefois pourtant la production de chaleur peut être extrêmement considérable. 
Par exemple, chez les boas, pendant l’incubation de leurs œufs, on a observé au Muséum 
que la température de l’animal pouvait atteindre, au point où il recouvrait ses œufs, une 
température de 41°,5 dans une chambre n’ayant que 20° (Valenciennes). 
Chez les batraciens, dont la peau est nue : une évaporation active a lieu constam¬ 
ment à leur surface cutanée, évaporation qui est par elle-même cause de refroidissement. 
Aussi, d’une manière générale, peut-on dire que la température des batraciens s’élève, 
moins que celle des reptiles, au-dessus du milieu ambiant. 
Souvent j’ai placé des grenouilles dans la chambre à 37°, et j’ai constaté combien 
peu elles se réchauffent. En outre, elles produisent vraiment bien peu de chaleur, même 
lorsqu’on les réunit en grand nombre. Je n’ai trouvé aucune différence appréciable entre 
la température de deux vases; l’un contenant une demi-douzaine de grenouilles, l’autre 
ne contenant que de l’eau. P. Regnard (1895), par des mesures thermo-galvaniques 
très délicates, n’a pas pu constater une différence entre la température d’un poisson et 
celle de l’eau dans laquelle il vivait. 
Cependant quelques observations de Czermak, de Hunter, de Dutrochet, semblent 
indiquer une certaine élévation de température au-dessus du milieu ambiant. Il faut 
reconnaître qu’elle est très faible, et qu’elle a moins d’importance que chez les reptiles. 
Hunter l’estime à 2°,8; mais ce chiffre est certainement exagéré. Dutrochet donne 0°,4 
et 0°,2. Duméril indique les chiffres de 0°,7 et 0°,3, comme représentant l’excès de la 
température des grenouilles sur le milieu ambiant. Mais il est bien difficile de faire part 
de l’évaporation cutanée d’une part, et d’autre part des oscillations du milieu ambiant. 
Chez les poissons, qui vivent dans de l’eau dont la température est invariable, il y a
        

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