Bauhaus-Universität Weimar

CERVEAU. 
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moins précise que celle pui ressort des expérience^ de Ferrier, mais certainement plus 
vraie, moins exclusive, des localisations cérébrales. La surface du cerveau ne doit pas 
être divisée en zones distinctes de la sensibilité et du mouvement: « Nous croyons, 
disait-il, que les centres moteurs et les centres de sensibilité qui concourent à l'effectua- 
tion d’une fonction complexe sont confondus (commisti) ou très rapprochés dans l’écorce 
cérébrale. » Avec Seppilli, Tamburjni avait constaté que les effets qui suivent la des¬ 
truction d’un centre moteur cortical ne consistent pas uniquement en une paralysie 
ou une parésie du mouvement, mais aussi en une altération plus ou moins nette 
des diverses formes de la sensibilité cutanée et musculaire, il avait vérifié l’existence 
des phénomènes décrits par Munk : seulemeut, ces paralysies de la motilité, il ne les 
attribuait pas à des paralysies de la sensibilité générale, à la perle des images ou 
représentations qui doivent précéder l’exécution de tout mouvement volontaire ou 
intentionnel, bref, à des paralysies psychiques. Luciani soutenait que, mêlés aux 
vrais centres moteurs des différents groupes musculaires; et fonctionnant simultaué- 
jnent, il existe dans l’écorce des centres de sensibilité cutanée et musculaire, des centres 
sensitivo-moteurs. Et de même qu’il existerait des centres moteurs confondus avec les 
centres sensoriels de la vue et de l’ouïe, il existerait, confondus avec les centres moteurs 
de la zone excitable, des centres de sensibilité générale : « Les centres moteurs, disait 
Luciani, ne se trouvent pas localisés dans .l’aire corticale appelée jusqu’ici « zone 
« motrice », dénomination à abanddnner, puisque cette zone n’est pas exclusivement 
motrice. Toutes les différentes régions de l’écorce sont, à des degrés divers, semées de 
centres moteurs spéciaux. Pour être sûr d’avoir détruit tous les centres moteurs, il fau¬ 
drait donc enlever toute l’écorce cérébrale. » L’expression de pareilles idées chez les 
auteurs italiens, de 1876 à 1881, nous paraît bien digne d’être remarquée. Elles n’avaient pas 
encore de base anatomique suffisante; elles manquaient des solides fondements que les 
grandes études histologiques de Golgi devaient leur apporter. L’hypothèse de Tamburini 
nous apparaît d’autant plus géniale. Les idées théoriques d’ÂLBERTONi sur la nature 
fonctionnelle des centres moteurs sont aussi en accord avec celles de Tamburini, dont il 
-adopte l’hypothèse. Il en résulte que la dénomination d’aire psycho-motrice appliquée, 
d’une manière spéciale, à la région rolandique, si elle a été utile en clinique, ne lui 
paraissait plus fondée au point de vue physiologique, car le cerveau tout entier, et non 
pas seulement une certaine région, participe plus où moins à la production des mouve¬ 
ments volontaires. La vie psychique, qui se manifeste par les mouvements les plus 
variés, n’a-t-elle pas pour substratum anatomique toute l’écorce cérébrale? Toutefois, 
avec Vulpian, Albertoni admettait que, partie des points des plus différents de l'écorce, 
l’impulsion motrice volontaire devait passer par certaines régions plus particulièrement 
considérées comme motrices pour atteindre les faisceaux en rapport avec les noyaux 
gris moteurs du bulbe et de la moelle épinière. Ces régions ne seraient d’ailleurs qu’in- 
directement motrices : elles ne provoqueraient des mouvements que par l’intermédiaire 
de centras directement moteurs. 
Si nous considérons les résultats des expériences célèbres de Luciani sur les centres 
corticaux de la sensibilité et de la motilité volontaire, voici ce qu’on en peut dire : 
I. Dans aucune des expériences d’ablation totale ou partielle de la zone dite motrice 
les troubles les plus nets de la sensibilité générale n’ont manqué, associés à ceux de la 
motilité volontaire ; la sensibilité tactile s’est constamment montrée la plus altérée ; les 
sensibilités à la douleur et à la température étaient aussi diminuées, et dans les premiers 
jours, quelquefois abolies. Quand au sens ou à la conscience musculaire, dont le principal 
trouble se manifeste par l’indifférence absolue ou relative de l’animal dont on place les 
membres dans des positions anormales (Hitzic, Munk, Nothnagel), Luciani l’a trouvé 
aussi souvent altéré ou même aboli que la sensibilité cutanée. La durée des désordres 
fonctionnels varie avec l’étendue des lésions. 
II. Les phénomènes de déficit consécutifs à l’extirpation circonscrite de différentes aires 
corticales motrices d’un hémisphère ne sont pas limités exclusivement aux parties du 
corps correspondant au siège de la lésion centrale : les paralysies s’étendent plus ou 
moins à d’autres parties du corps, quoique les phénomènes soient plus netset plus accu¬ 
sés dans les territoires périphériques dont le centre cortical a été détruit en tout ou en 
partie (Le localizzazioni funzionali del cervello, Napoli, 1883, 232).
        

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