Bauhaus-Universität Weimar

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CERVEAU. 
acquis, W di reconnu dansles réflexes communs (Gemeinreflexe, Fühlreflexe) des réflexes innés, 
dans les réflexes de contact, etc., des réflexes acquis. La sensibilité générale, la douleur, 
par exemple, quoique modifiée, se conserve sur les extrémités dont les sensations tac¬ 
tiles (contact, pression, etc.) sontpour toujours abolies du faitde l’extirpation des régions 
corticales correspondantes. 
Si, sur un chien dont ces régions ont été enlevées à gauche, on comprime dans les 
mors de petites pinces à pression la peau des extrémités droites, cette compression 
finit par déterminer des symptômes très nets de douleur (gémissements, cris, mouvements 
violents) : mais, si l’animal a les yeux bandés, il ne sait où localiser, à droite, la cause de 
sa douleur, les sensations tactiles, toujours accompagnées de leurs signes locaux, faisant 
défaut. Les réactions à la douleur sont bien moins vives dans les premiers temps qui 
suivent l’opération que plus tard. Le retour de ce mode de sensibilité générale a fait 
croire que cet affaiblissement passager de la douleur n’était- pas tant la conséquence de 
la destruction des points extirpés què celle du trouble consécutif apporté à d’autres 
parties centrales. C’était, pour Goltz, l’effet d’un phénomène d’arrêt, dû au trauma¬ 
tisme opératoire, phénomène qu’une lésion étendue de l’écorce peut provoquer à dis¬ 
tance, non seulement dans le cerveau moyen et le cervelet, mais dans la moelle allongée 
et la moelle épinière. Voici comment Hermann Munk explique la diminution très accusée 
de la douleur observée après l’extirpation totale des régions des extrémités et l’augmen¬ 
tation progressive de ce mode de sensibilité dans les membres du côté opposé à la 
lésion. Puisque, après la perte des régions des extrémités, le chien n’a point perdu 
d’une manière définitive, tout au contraire, la sensibilité à la douleur (Schmerzempfin¬ 
dlichkeit), il suit que l’existence de ces sensations n’est pas liée absolument à celle des 
régions considérées. D’autre part, les profondes modifications notées dans l’expression 
de ces sensations après la lésion destructive des centres corticaux des extrémités, sans 
que ni la tête, ni le cou, ni le tronc de l’animal aient participé à cette douleur, impli¬ 
quent que les sensations douloureuses des extrémités ne sont point sans rapport avec 
les régions corticales des membres. Pour expliquer ces deux faits, on doit admettre 
qu’il existe quelque part, ailleurs que dans l’écorce, un centre nerveux capable de 
suppléer, quoique d’une manière incomplète,puisque la sensation de douleur demeure 
toujours bien moins intense qu’à l’étainormal, les régions des extrémités. Selon Munk, 
il n’y a guère d’apparence qu’on se trompe si l’on considère ces mêmes régions pour le 
siège exclusif, à l’état normal, des sensations de douleur des extrémités, encore qu’il 
soit impossible de l’affirmer. Que la suppléance dont il s’agit n’ait point lieu dans les 
régions homologues de l’autre hémisphère, c’est ce qui résulte de l’observation qu’après 
l’extirpation bilatérale des régions des extrémités, la sensibilité à la douleur revient 
également, peut-être avec plus de lenteur. Pourtant, si l’une des deux régions est con¬ 
servée, elle paraît jouer un rôle notable dans la suppléance (32). Peut-être aussi toute 
sensation de douleur est-elle associée à un signe local aussi grossier et obscur que celui 
que possèdent les sensations douloureuses des os et des viscères : l’extirpation des 
régions des extrémités abolirait ces signes locaux sur les membres du côté opposé. Où 
et comment se produisent, dans les sphères sensitives de l’écorce, les sensations de 
douleur des différentes parties du cor-ps?Les expériences, dit Munk, ne nous l’apprennent 
pas. 
Ces expériences ne sont pas, toutefois, opposées à la doctrine suivant laquelle les im¬ 
pressions tactiles et douloureuses de la peau arriveraient au cerveau par des voies diffé¬ 
rentes de la moelle épinière, car les voies des cordons postérieurs et celles de la substance 
grise de la moelle épinière peuvent aboutir en un même point de l’écorce cérébrale. 
Munk ne croit pas ici ses expériences inconciliables avec ceux des résultats de 
l’étude consacrée par Goltz au chien sans cerveau qui font mention de « sensations et de 
dispositions émotionnelles », telles que douleur, colère, etc. « Cette manière de voir 
suppose qu’il existe dans les parties du système nerveux central situées derrière le 
cerveau une sorte de conscience inférieure, dont non seulement nous n’avons aucune 
connaissance, mais dont nous ne pouvons nous faire aucune idée (Vorstellung), si bien 
qu’on ne saurait ni en prouver ni en contester la réalité, ainsi que nous l’ont suffisam¬ 
ment appris depuis longtemps les discussions sur « l’âme de la moelle épinière ». Mais 
celui qui admet cette hypothèse devrait voir dans tout réflexe, même dans le réflexe
        

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