Bauhaus-Universität Weimar

CERVEAU. 
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se distribuant à la substance grise, les longues, très grêles et relativement rares, allant 
à la substance blanche. Ces artères nourricières se terminent en fines arborisations, et 
elles ne communiquent pas entre elles; de sorte que le régime anastomotique, qui est 
si développé pour le système artériel des gros troncs et du réseau pial, est remplacé par 
un système d’autonomie absolue, une fois que l’artériole émerge du pial pour pénétrer 
dans le cerveau. 
Le mode de terminaison des artères en capillaires et en veines dans le cerveau a été 
longtemps discuté. J’ai résumé ainsi (1878) les idées opposées de Duret, Heubner, 
Cadiat, Charcot sur cette question difficile (p. 47-48). « Il paraît probable qu’il n’y a pas 
de communication entre les artères et les veines de l’écorce grise autrement que par 
des capillaires. Pour Duret et pour Charcot, qui se sont placés surtout au point de vue 
pathologique, il y a dans la distribution des artères cérébrales deux régions bien 
distinctes : la région corticale, et la région centrale (corps opto-striés). Ces deux systèmes, 
dit Charcot, bien qu’ils aient une origine commune, sont tout à fait indépendants l’un 
de l’autre, et, à la périphérie de leur domaine, ils ne communiquent sur aucun point. 
Pour Duret, les artérioles n’ont pas plus d’un quart de millimètre. En somme, pour 
Duret, les anastomoses sont peu importantes, et, pour Cadiat, elles sont très notables. » 
Charpy (1895) a remarqué que les injections même pénétrantes ne passent que très dif¬ 
ficilement des artères dans les veines, et il en conclut que, s’il y a des anastomoses 
directes, ce qui n’est pas certain, elles sont au moins très rares, et de faible volume. 
Pour l’historique de cette circulation, on consultera avec profit la thèse de Lucas (1879), 
qui, après quelques expériences personnelles, peu probantes d’ailleurs, confirme les 
idées de Duret sur l’indépendance relative des divers territoires vasculaires de l’encé¬ 
phale. On trouvera dans la bibliographie que nous donnons plus loin sur cette question 
l’indication de quelques récents travaux d’anatomie n’offrant pas d’intérêt physiologique 
immédiat. 
Nous pouvons donc, en résumé et d’une manière générale, considérer ainsi la circu¬ 
lation artérielle encéphalique comme constituée : 
a. Par de grosses artères anastomosées, à plein canal faisant communiquer le côté 
droit avec le côté gauche, la carotide interne avec la carotide externe, le système cor¬ 
tical avec le système central du cerveau. 
ß. Par un réseau anastomotique très fin, pie-mère et toile choroïdienne, établissant 
un nouveau système d’anastomoses entre toutes les parties du cerveau. 
y. Par un système d’artérioles arborescentes qui émergent de la pie-mère, sans s’anas¬ 
tomoser et sans se confondre, pour se distribuer à telle ou telle région de l’encéphale. 
Ainsi, la nature a résolu le double problème de l’unité dans la circulation cérébrale 
avec l’indépendance circulatoire des diverses régions. 
2° Veines cérébrales et* sinus. — Les veines forment un double système, et elles 
s’anastomosent entre elles, comme le font les artères, lorsqu’elles ont acquis un certain 
volume. Il y a le système des veines corticales, périphériques, et le système des veines 
centrales, ganglionnaires, qui aboutit à une veine unique, la veine de Galien. 
Ces veines sont dépourvues de valvules et de tuniques musculaires; elles sont très 
minces, et, contrairement à ce qui se passe pour la plupart des organes, elles n’accom¬ 
pagnent pas les artères, si bien que la configuration du réseau artériel est tout à fait 
différente de la configuration du réseau veineux. 
En outre, comme l’ont bien montré Browning (1890), Trolard (1889), et Hédon (1888), 
ces troncs veineux baignent dans le liquide céphalo-rachidien, de sorte que les pulsa¬ 
tions veineuses, si elles se produisent, refoulent et compriment le liquide céphalo¬ 
rachidien; inversement, toute compression du liquide céphalo-rachidien diminue l’acti¬ 
vité de la circulation veineuse. 
Les veines cérébrales s’abouchent dans les sinus suivant une direction oblique, en 
sens inverse du cours du sang dans les sinus (Hédon, 1888). 
Enfin, les sinus de la dure-mère dans lesquels aboutissent les veines de l’encéphale 
communiquent avec les sinus crâniens qui reçoivent les veines de la face et du crâne, 
de sorte que, par ces sinus, il y a une large communication anastomotique entre, le 
système encéphalique et le système facial. 
Si donc on avait à caractériser la circulation veineuse du cerveau, on lui trouverait
        

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