Bauhaus-Universität Weimar

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GELLULE, 
démontrent que les ostéoblastes incorporent à l’état normal les sels calcaires ; c’est en 
les combinant à la substance organique qu’ils élaborent et édifient le squelette osseux. 
D’autres cellules conjonctives, qui'sont disposéessur une rangée unique à la surface 
des papilles dentaires, s’allongent en masses prismatiques ou odontoblastes, et la portion 
superficielle du corps cellulaire élabore, de la même façen que les ostéoblastes, de 
l’osséine dans laquelle se dépose une très forte proportion de sels calcaires. C’est ainsi 
que se produit l’ivoire ou dentine, parcourue par une série ramifiée de prolongements 
cellulaires qui continuent à demeurer en relation avec la portion profonde de l’odonto- 
blaste. L’histogénèse de la dentine est identique à celle de la substance osseuse, avec 
cette restriction que les odontoblastes n’édifient le squelette calcaire que par l’extrémité 
superficielle du corps, l’extrémité profonde continuant à croître et à rester molle; l’os¬ 
téoblaste, au contraire, élabore la substance osseuse par toute la périphérie du corps 
cellulaire. 
f. Cellules contractiles et muscles. — A mesure que l’ovule fécondé des êtres pluri¬ 
cellulaires se.divise en cellules de plus en plus nombreuses, on voit certains groupes de 
cellules se modifier de façon à se transformer en organes actifs et spéciaux du mouve¬ 
ment. Les unes s’allongent notablement dans un sens et prennent la forme de fuseaux. 
On leur donne le nom de fibres musculaires lisses, parce que leur corps cellulaire présente 
un aspect homogène, quoique les grossissements très forts y montrent de fines fibrilles 
longitudinales, comparables à des cils plongés dans un plasma 
amorphe. Ces éléments représentent néanmoins des cellules, puisque 
constamment le corps cellulaire renferme unnoyau allongé. Les fibres 
lisses sont capables de modifier leurforme sous l’influence de divers 
agents (physiques, chimiques, mécaniques), de façon à raccourcir 
leur axe longitudinal en augmentant leurs autres dimensions (Voir 
fig. 33, p. 506). 
Ainsi les fibres musculaires lisses, en rapprochant leurs deux ex¬ 
trémités, ne produisent du mouvement que dans un seul et même 
sens, c’est-à-dire selon leur grand axe. 
D’autres cellules embryonnaires donnent naissance, en se divisant, 
à des amas de cellules, dont les corps (fig. 48) continuent à rester 
unis, comme c’est le cas habituel dans les tissus mésodermiques, de 
telle sorte qu’il en résulte des colonnes ou fibres atteignant souvent 
une longueur de près d’un décimètre. Les nombreux noyaux per¬ 
sistent au centre ou à la surface de ces fibres. Ce qui caractérise 
essentiellement ces colonnes ou fibres musculaires, c’est que le pro¬ 
toplasma fusionné de ces cellules prend, en évoluant, un aspect et 
une structure caractéristiques de ces éléments. Il se dispose dans 
chaque fibre en une série de fibrilles dont chacune présente une 
filelongitudinale .de stries transversales ou segments alternativement 
clairs et sombres : d’où le nom de fibre musculaire striée (fig. 48). Les 
fibrilles elles-mêmes de chaque fibre sont réunies par un plasma 
appelé sarcoplasma, qui se condense le plus souvent à la surface de 
chaque fibre en une enveloppe homogène ou sarcolemme. 
On sait que, sous l’influence de la volonté, par le choc, par le passage dun courant 
électrique, par l’action des agents chimiques, on peut changer la forme de la fibre mus¬ 
culaire. Nous voyons alors cette fibre devenir plus courte et plus épaisse et gagner en 
épaisseur ce qu’elle a perdu en longueur. C’est là l’état de contraction du muscle strié. 
L’étude de la substance musculaire à l’état de repos et d’activité a donné des résultats 
du plus haut intérêt. En les rapprochant des mouvements amiboïdes et surtout des 
changements de forme amenés par la turgescence des cellules végétales, il est possible 
d’entrevoir une partie des modifications qui se produisent lors de la contraction mus¬ 
culaire. 
La lumière, par exemple, qui traverse les segments clairs de la fibre musculaire à 
l’état de repos subit la réfraction simple ; de là le nom de substance isotrope donné à 
la matière qui compose ces segments. Au niveau des segments sombres, la lumière 
est réfractée plus énergiquement ; la substance qui les forme est dite anisotrope. 
Fig. 48. — Cellule 
(1) avec corps (p) et 
noyau (n) qui se di¬ 
vise pour former une 
colonie d,e cellules, 
dont les corps cel¬ 
lulaires (2 et 3) con¬ 
fondus présentent 
une alternance de 
disques claires et 
sombres (fibre mus¬ 
culaire striée).
        

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