Bauhaus-Universität Weimar

CELLULE. 
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colorantes; aussi, en employant les réactifs colorants, plusieurs auteurs et spécialement 
A. Gruber (1888) ont montré que diverses monères, tels que le Pelomyxa pallida, possè¬ 
dent, non pas un noyau bien délimité, mais de nombreuses granulations qui fixent les 
matières colorantes : les granulations chromophiles sont répandues dans toute la masse 
du corps cellulaire. 
Au lieu de former un organe bien délimité, les granulations chromatiques sont plus 
ou moins éparses dans le corps cellulaire (noyau diffus). 
Un autre groupe d’organismes inférieurs, les bactéries, se trouvent dans le même 
cas. On sait que les bactéries représentent les êtres vivants les plus petits; le bacille 
de la tuberculose, par exemple, n’a qu’une taille de 0mm,0015 à 0mm,0050. Malgré ces 
dimensions exiguës, les bactéries sont des cellules pourvues d’une enveloppe et d’un 
contenu cellulaire riche en substance chromatique. En effet, lorsqu’on les place dans des 
solutions salines qui leur enlèvent l’eau, on voit, sous l’influence de la déshydratation 
(phénomène désigné sous le nom de plasmolysé), le protoplasma se détacher de la mem¬ 
brane limitante ou périphérique. D’autre part, les matières colorantes, spécialement 
des couleurs d’aniline, se fixent énergiquement sur les bactéries, et ce moyen a permis 
de découvrir nombre d’espèces qui, vu leur petitesse et leur transparence, avaient jus¬ 
qu’alors échappé à l’observation. Grâce à cette méthode, on a constaté que la plus grande 
partie du corps des bactéries est constituée par une substance chromatique analogue au 
noyau des êtres supérieurs; les portions non colorables, très réduites, occupent, goit la 
périphérie, soit les deux extrémités. En un mot, malgré l’exiguïté de sa taille, chaque 
bactérie renferme, autrement groupées il est vrai, les deux substances (cellulaire et 
nucléaire) qui caractérisent toute cellule ; de plus, une membrane spéciale délimite cet 
organisme. 
3° L’union du corps cellulaire et du noyau constitue seule une unité physiologique. — Privé 
du noyau, la corps cellulaire ne tarde pas à périr. C’est là un fait capital, qui prouve que 
l’unité morphologique et physiologique résulte de l’union du noyau et du corps cellu- 
lajre. Bornons-nous à citer quelques exemples, empruntés aux nombreuses expériences 
instituées par Klebs, Gruber, Nussbaum, Hofer, Balbiani et Verworn. 
En plaçant des algues filamenteuses (Zygnema, Spirogyra) dans une solution du sucre 
(16 p. 100), Klebs vit, par l’effet de la plasmolysé, le corps cellulaire se segmenter en plu¬ 
sieurs morceaux, dont l’un renfermait le noyau, tandis que les autres ne présentaient 
aucune trace de cette formation. Tous continuaient à vivre pendant des semaines, mais 
avec une différence notable dans leur vitalité : le fragment muni du noyau se sécrète une 
membrane de cellulose, tandis que les autres, privés de noyau, restent dépourvus de 
membrane; il suffit, pour que la membrane se développe, que le fragment sans noyau 
soit réuni par une trabécule protoplasmique au fragment à noyau. 
Autre fait qui parle dans le même sens : lorsque les matériaux nutritifs commencent 
à s’épuiser dans le milieu où vivent certaines bactéries (Bacillus subtilis), on voit le 
contenu cellulaire se rétracter et se détacher de la membrane, constituer une jeune cel¬ 
lule ou spore, qui s’entoure d’une nouvelle membrane. 
On sectionne, d’autre part, le corps d’une amibe ou d’un infusoire, de façon que ses 
deux moitiés renferment chacune une portion du noyau; toutes deux continuent à 
vivre : elles se nourrissent, elles s’accroissent, et au bout de quelque temps elles ont 
reconstitué chacune un être semblable à l’amibe ou à l’infusoire mère. 
Si, au contraire, on pratique la section de telle sorte que l’une des parties renferme 
à elle seule tout le noyau, tandis que l’autre portion en soit privée, le résultat sera bien 
différent. La portion privée de noyau continue quelque temps à se mouvoir, mais sa 
vitalité est bien affaiblie, puisque les particules alimentaires qui s’y trouvaient au 
moment de l’opération ne sont plus digérées. Au bout de quelque temps, les mouve¬ 
ments se ralentissent et le fragment sans noyau se désorganise. 
Tout autre est le sort du fragment qui contient le noyau : ici la plaie se cicatrise et 
peu à peu l’être bléssé récupère, par régénération, la forme et la taille du sujet opéré. 
La digestion et la nutrition s’y font donc aussi bien et mieux que sur un individu normal. 
Concluons : le noyau exerce une influence capitale sur la vie de la cellule. Il peut y 
avoir du protoplasma sans noyau (hématies des mammifères); mais ces formations n’ont 
plus la valeur de cellules. 
DICT. DE PHYSIOLOGIE. — TOME II. 
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