Bauhaus-Universität Weimar

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CELLULE. 
de sept mois, les cellules du sympathique ont un corps homogène : sur un fœtus à terme, 
on y voit apparaître des grumeaux chromophiles à la périphérie du corps; sur l’enfant 
de dix à douze ans, le réseau fîbrillaire s’est développé et est pourvu de nombreux 
grumeaux chromophiles. Cette structure se maintient chez l’adulte; mais, chez le vieil¬ 
lard, on remarque que les grains chromophiles diminuent de volume et de nombre. 
Lenhossék et R. y CAJALont confirmé ces résultats non seulement chez l’homme, mais, 
chez les divers Vertébrés. Ils ont trouvé en outre que, sur le même animal, les grumeaux 
chromophiles apparaissent à des époques variables dans les diverses régions du sys¬ 
tème nerveux. 
En résumé, il n’existe pas de type unique déstructuré, ni pour toutes les cellules, ni 
même pour une seule espèce de cellules aux différentes périodes de leur évolution. Ici le 
protoplasma reste homogène ou granuleux et toutes les parties sont mobiles les unes 
sur les autres. Sur d’autres cellules, il apparaît des vacuoles : sur d’autres encore, des 
parties figurées qui constituent une véritable charpente fîbrillaire aux portions plus 
fluides. 
2° Structure du noyau. — Le noyau présente une structure analogue à celle du 
corps de la cellule : 1° une substance dense et aisément colorable, disposée sous la 
forme de filaments anastomosés (filament nucléaire ou chromatique) ; 2° une substance 
fondamentale qui paraît homogène (du moins dans la cellule qui n’est pas en train de 
se diviser). Le filament nucléaire est composé lui-même d’une charpente peu colorable 
appelée linine (Xivov, filament) dans laquelle se trouvent incrustés des grains ou glo¬ 
bules de chromatine. On peut isoler la linine de la chromatine, par exemple à l’aide 
du lysol qui dissout cette dernière substance et montre isolément la charpente de 
linine. 
Les intervalles du réseau chromatique sont remplis par la substance homogène, 
habituellement désignée sous le nom de suc ou plasma nucléaire. M. Heidenhain et 
Reinke (loc. cit.) ont montré dans ces derniers temps, et indépendamment l’un de l’autre, 
que le plasma nucléaire présente également des granules très fins formant une- sorte 
de charpente interchromatique ou achromatique, qu’ils ont appelée lanthanine (XavGavw, 
je suis caché) ou œdématine, parce qu’elle se gonfle avec une grande facilité. 
Il nous reste à examiner les relations du corps cellulaire et du noyau. Ce dernier est 
en général limité par une enveloppe très nette, qui a été appelée membrane nucléaire 
(fig. 29, mn). On a considéré cette enveloppe comme appartenant tantôt en noyau, tantôt 
au corps cellulaire. Il semble que la membrane nucléaire n’est qu’une condensation de la 
charpente figurée du corps cellulaire et du noyau. Autrement dit, la membrane nucléaire 
ne constitue pas une paroi continue et fermée ; c’est une membrane à claire-voie, une 
sorte de grillage dont le réseau est en continuité, d’une part, avec la charpente du corps 
cellulaire, et de l’autre avec celle du noyau (Voir plus loin, p. 524). 
Le squelette de la cellule formeraitainsi un tout continu: dans le corps cellulaire,il 
est représenté par la charpente réticulée et, dans le noyau, par le réseau nucléaire ; l’un 
et l’autre pourraient à l’occasion s’infiltrer de granulations, soit chromophiles, soit 
chromatiques. 
Quand la membrane nucléaire disparaît pendant la division cellulaire (voir fig. 41) 
on la voit se résoudre en un réseau à mailles plus lâches et les filaments restent en 
connexion avec la charpente du corps cellulaire. 
Historique. — Voici un aperçu rapide des opinions relatives à la structure et à la 
valeur morphologique de la cellule animale. 
Tant qu’on regardait la membrane cellulaire comme fondamentale, on n’accordait 
qu’une médiocre valeur au contenu fluide. 
C’est seulement vers 1860, que L. Reale en Angleterre, E. Brücke en Autriche, et 
Max Schultze en Allemagne montrèrent presque simultanément que le contenu cellu¬ 
laire est, non point un liquide aqueux, mais une substance de consistance plus ferme. 
Max Schultze compara la cellule à la masse qui constitue les protozoaires. Brücke 
généralisa cette vue et appela la cellule « l’organisme élémentaire », de sorte que le corps 
des êtres supérieurs apparut comme une association de cellules ou d’organismes 
élémentaires. « La membrane cellulaire fut détrônée, et l’on abattit, selon l’expression 
de Waldeyer, les murs de la prison pour délivrer le corps cellulaire. »
        

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