Bauhaus-Universität Weimar

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CELLULE. 
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ou plusieurs saillies plus hyalines que le reste ; à mesure que ces saillies se développent, 
la masse du corps diminue sur un autre point. La saillie qui a pris ainsi naissance est 
au prolongement du corps cellulaire ; elle a été comparée à un faux 
pied, d’où son nom de pseudopode (a). Pour former un pseudopode, 
la substance du corps conflue vers le point saillant, en môme temps 
que la configuration générale change, et que la cellule se déplace. 
Mais, après avoir émis un pseudopode sur un point, l’amibe ou le 
leucocyte peut le rétracter dans la masse générale pour en pousser 
un autre sur un autre point du corps. 
Les pseudopodes affectent un aspect lobé chez le leucocyte et 
Y Amoeba diffluens; ils prennent une forme effilée, comme épineuse, 
cjiez d’autres amibes. Chez beaucoup de rhizopodes pourvus d’un 
squelette périphérique, on voit sortir par les orifices de la carapace 
des pseudopodes allongés et filiformes, qui, de distance en distance, 
envoient l’un vers l’autre des rameaux latéraux et figurent ainsi un 
réseau richement anastomosé. 
Ajoutons que le noyau subit des variations de forme qui corres¬ 
pondent à celles qu’on observe dans le corps cellulaire. 
Tous ces faits démontrent que, chez les leucocytes et les amibes, 
le corps cellulaire, quoique formant une individualité et possédant 
une consistance différente de celle du milieux aqueux où il se trouve 
est fluide ; les parties ou molécules qui le composent sont mobiles 
les unes sur les autres : de là les mouvements d’expansion, de retrait 
et la variabilité de la forme générale. 
b) Cellules entourées d’une membrane. — 1° État vivant. — Dans 
nombre de cellules végétales (poils staminaux de Tradescantia, par 
exemple), entourées d’une membrane ou paroi rigide, complète¬ 
ment close, le corps cellulaire se meut dans cette espèce de prison. 
On voit des déplacements qui consistent dans un transport de granu¬ 
lations d’un point à un autre ; ce sont des courants de plasma qui 
partent du revêtement tapissant la paroi pour se diriger dans les 
trabécules protoplasmiques cloisonnant la cellule; ils gagnent ainsi 
la portion du corps qui renferme le noyau. Le sens du courant change 
à tout moment; parfois même il se produit, dans un seul filament, 
deux courants qui suivent des directions opposées. Le mouvement 
qui en dérive s’appelle circulation du protoplasma. 
Dans d’autres végétaux, les grains de chlorophylle et le noyau participent au mou¬ 
vement, c’est-à-dire que tout le corps cellulaire avec 
le noyau est entraîné d’une paroi à l’autre ; on désigne 
ce mouvement d’ensemble sous le nom de rotation. 
Dans les cellules de Chara et de Nitella, par exemple, 
le protoplasma décrit en tournant une véritable spirale. 
Tels sont le mouvement amiboïde et la circulation 
plasmatique qui peuvent s’observer simultanément sur 
une seule et même espèce de cellules, par exemple 
dans les Myxomycètes, dont je choisis comme type le 
Chondrioderma (fig. 35). 
Le Chondrioderma difforme est une espèce de gelée 
ou de mucus qui se développe sur les feuilles mortes 
et qui couvre souvent une étendue de plusieurs centi¬ 
mètres. Au microscope, on voit que c’est une masse 
fluide, visqueuse, et renfermant un grand nombre de 
noyaux. 
Le centre de la masse est rempli de granulations; 
la portion périphérique en est dépourvue. La portion 
granuleuse, plus fluide, est le siège d’un mouvement continu du protoplasme qui se 
dirige de la périphérie vers le centre, et vice versa. 
Fig. 34. — Globule 
blanc : 1, au repos ; 
2, émettant des pseu¬ 
dopodes [a] ; 3, le 
corps cellulaire con¬ 
flue vers les pseudo¬ 
podes ; 4, globule 
blanc revenu au re¬ 
pos après dépla¬ 
cement (D’après le 
cours de M. Duval). 
ïï&îft’r. 
Fig. 35. — Fragments de myxomycète 
(Chondrioderma difforme). D’après 
Strasburger.
        

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