Bauhaus-Universität Weimar

CASTRATION. 487 
juments ni même contre leurs congénères, ils peuvent être utilisés partout et en toute 
circonstance sans inconvénients. 
Le taureau, dont le naturel sauvage, irascible et farouche, dont la méchanceté habi¬ 
tuelle constituent un réel danger et qui, en dehors de la saillie, est généralement 
inutilisable, devient, après la castration, le paisible et docile bœuf. 
On a bien opposé parfois à ces avantages la perte de l’énergie, le peu de vigueur, la 
mollesse et la tendance à l’engçaissement qui figurent aussi parmi les caractères des 
châtrés ; mais l’expérience de tous les jours démontre qu’il ne faut pas en exagérer l’im¬ 
portance. S’il est vrai que les animaux émasculés ont moins de vivacité et d’ardeur que 
les animaux entiers, il est non moins vrai qu’ils ont autant de force et de vigueur réelle. 
Il y a mieux : n’ayant rien à dériver et à dépenser du côté des fonctions reproduc¬ 
trices, l’organisme des châtrés concentre toute sa force et toute son énergie dans une 
autre direction qui, suivant les services que l’on attend des sujets et les conditions 
d’existence dans lesquelles on les place, en fait des animaux de travail ou des produc¬ 
teurs de viande et de graisse. Nul ne peut contester les excellents services que rendent 
les chevaux qui presque tous ne sont utilisés qu’après avoir été hongrés. Qui mettra en 
doute la puissance de travail du bœuf et la facilité avec laquelle, d’autre part, on 
peut l’engraisser quand on le laisse en stabulation permanente ? 
Principales modifications produites par la castration chez les femelles. — 
Parmi les femelles domestiques, la truie d’abord et la vache ensuite sont celles que l’on 
soumet le plus souvent à la castration. A part les circonstances où l’opération s’impose, 
pour combattre la nymphomanie par exemple, les jugements sont rarement châtrées. 
Dans les autres espèces l’ovariotomie est encore plus rare. 
L’habitude de châtrer la truie remonte à la plus haute antiquité et persiste encore 
de nos jours. Les jeunes truies qui ne doivent pas être livrées à la reproduction sont 
opérées vers l’âge de six mois. Par ce moyen on évite l’apparition des chaleurs, qui 
sont fréquentes et d’une violence excessive chez ces femelles ; on accroît l’activité des 
facultés digestives et assimilatrices, de telle sorte que la bête engraisse beaucoup plus 
vite, fournit une chair de meilleure qualité et peut être livrée de très bonne heure à la 
consommation. A l’autopsie, on a noté un arrêt de développement des voies génitales 
et l’atrophie de la matrice. 
Ce sont les seules constatations qui aient été bien faites et que l’on possède relati¬ 
vement aux suites de la castration chez les truies. 
Plus intéressantes sont les modifications produites par l’ovariotomie chez les femelles 
de l’espèce bovine 
Beaucoup mieux que les autres, l’organisme de la vache subit l’intluence de la cas¬ 
tration et d’autant plus que l’opération a été faite chez des bêtes plus jeunes. Il est vrai 
de dire cependant qu’en règle générale l’ovariotomie n’est pratiquée que chez des 
vaches adultes, après un ou plusieurs vêlages, lorsque, l’animal ne devant plus ou ne 
pouvant plus porter, on songe à augmenter ses qualités laitières et sa propension à 
l’engraissement. En effet, outre certaines modifications morphologiques, qui donnent 
à la beuvonne quelques caractères qui l’éloignent de son sexe et la rapprochent du 
type mâle, l’ovariotomie, chez une vache fraîchement vêlée, a, sur la sécrétion lactée, 
une influence vraiment extraordinaire que nous devons exposer avec quelques détails. 
Influence de l’ovariotomie sur la sécrétion lactée. — Comme terme de compa¬ 
raison, nous rappellerons au début que, dans les circonstances ordinaires, la lactation, 
d’abord abondante après le vêlage (dix litres de lait par jour pendant le premier mois), 
diminue peu à peu, à partir du trentième au quarantième jour pour tomber de huit à 
six litres, après le huitième mois, et cesser généralement au bout de huit à dix mois. 
Or l’effet le plus remarquable de l’ovariotomie est de prolonger la durée de la 
sécrétion lactée à un chiffre de rendement égal, parfois supérieur, à celui du vêlage 
pendant une moyenne de vingt à ving-quatre mois, variable d’ailleurs avec la nature 
de la bête, sa nourriture et son hygiène. 
Pendant près de deux ans une beuvonne peut donner en moyenne dix litres de lait 
par jour et ne tomber à neuf ou huit litres qu’après ce laps de temps. 
D’après un grand nombre d’observations, dues à Winn (1831), Levrat (1834, 1835,) 
Régère (1835), Charlier (1848, 1853, 1854), Prangi (1850), Gourdon (1850), Matthis
        

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