Bauhaus-Universität Weimar

CAMPHRE. 
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support er le poids du corps. Ils sont pris de spasmes convulsifs généraux intermittents et 
au bout de quelques heures, si la dose est suffisante, la mort survient dans un accès con¬ 
vulsif si la dose n’est pas trop élevée, le camphre s’élimine assez vite et l’animal se 
rétablit. Il ny a pas paralysie de la moelle, mais il y a bien parésie des quatre pattes, 
surtout des postérieures. 
Les cas d’empoisonnement survenus chez l’homme ont permis de voir qu’à une 
période d’excitation etde convulsions succède une période de collapsus, de paralsysie de 
la sensibilité, de paralysie de la vessie et du rectum, et enfin le coma qui précède la 
mort. Si la dose n’a pas été mortelle, la santé revient peu à peu, mais il reste la plupart 
du temps des phénomènes inflammatoires locaux du côté de l’estomac. 
Organes génito-urinaires. —Le camphre est considéré, presque par tous les obser¬ 
vateurs, comme un anaphrodisiaque. Scudéry et Jierg, pourtant, le classent parmi les 
substances aphrodisiaques, et Andral, dans ses cliniques médicales (i, 140),cite un vieil¬ 
lard à qui un lavement camphré rendit la vigueur des anciens jours. Il ne faut voir 
là qu’une exception; car son action sédative sur les organes génito-urinaires est mani¬ 
feste (Blache, Carquet,Raspail, Delioux de Savignac, etc.). Cette action est plus marquée 
chez l’homme, chez lequel le camphre produit comme une anesthésie du sens génital, 
quelle que soit la voie de pénétration de la substance : c’est ainsi que l’on a cité des 
pharmaciens et des ouvriers employés au raffinage qui se plaignaient d’impuissance. 
Pour Raspail, ce ne serait pas l’odoration, mais l’application externe de poudre sur les 
parties génitales qui produirait l’effet le plus sûr. Quoi qu’il en soit, son action élective 
sur les organes génito-urinaires se produit soit après son usage externe, soit après son 
usage interne. Ondoit reconnaître que, parses émanations, il finit toujours par pénétrer 
dans l’organisme avec l’air de la respiration. A cause de ces propriétés il est employé 
avec succès pour calmer les irritations morbides portées sur les organes génito-urinaires, 
entre autres celles dues à l’emploi des cantharides. Il aurait aussi une certaine action 
excitante sur l’utérus, surtout pendant la gestation. Dans le Levant il est employé comme 
avortif. Fenêrly et Barallier signalent un cas d’avortement provoqué par l’absorption 
de 12 grammes de camphre dissous dans un verre d’eau-de-vie; quatre jours après, la 
femme succombait. 
Enrésumé, comment doit-on considérer le camphre? En analysant les travaux publiés 
sur cette substance, on voit que les uns en font un excitant, les autres un sédatif. Ces 
contradictions sont plutôt apparentes que réelles, elles tiennent aux doses employées et 
à la susceptibilité des organismes sur lesquels on a fait les observations. Comme je l’ai 
déjà dit, cette substance varie beaucoup dans ses effets; et telle dose qui semble faible 
pour un organisme, est, au contraire, très forte pour un autre. N’avons-nous pas vu, 
pour rester sur le terrain expérimental, que certains chiens sont pris de commisions 
après l’absorption de 5 centigrammes de camphre, tandis que d’autres supportent im¬ 
punément la dose considérable de 20 grammes (??). 
Mais, en somme, à doses thérapeutiques chez l’homme, on pout considérer le camphre 
comme un sédatif du système nerveux; le calme se produit après une légère excitation 
primitive. 
Action parasiticide et antiseptique. —Pour certains animaux inférieurs le cam¬ 
phre est très toxique, mais pour d’autres il ne l’est nullement. Aussi son emploi comme 
parasiticide est-il complètement illusoire. 
Comme antiseptique, quoique entravant dans une certaine mesure les fermentations 
et les putréfactions, son usage, qui a fait la base de toute une méthode spécifique uni¬ 
verselle, est délaissé avec juste raison aujourd’hui, en présence des nombreux agents 
antiseptiques énergiques et sûrs dont on dispose. 
Toxicologie. — Le camphre est toxique, comme du reste les autres huiles essentielles. 
Son action irritante et inflammatoire sur les muqueuses l’avait fait placer parmi les 
narcotico-acres d'ORFiLA. 
A quelle dose cette toxicité se manifeste-t-elle? Enj>résence des faits d’intoxication 
chez l’homme, publiés jusqu’à ce jour, il est impossible de préciser cette dose. En effet 
un enfant de 18 mois serait mort après avoir absorbé 2 grammes de camphre. J’ai cité 
plus haut le cas de cette femme qui succomba après en avoir ingéré 12 grammes pour 
se faire avorter. Des cas d’empoisonnement ont été observés après des lavements ren-
        

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