Bauhaus-Universität Weimar

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CALCIUM. 
est plus élevée chez les rachitiques que chez tous les enfants normaux. Il semblerait 
d’après cette constatation que le rachitisme serait plutôt dû aune non-précipitation des 
sels calcaires dans l’intérieur du tissu osseux, liee a une réaction acide du protoplasma 
osseux, qu’à une diminution de la chaux contenue dans l’organisme. 
L’expérience a, en effet, démontré qu’une alimentation acide exerce une action nocive 
sur l’ossification. Heitzmann a rendu de jeunes animaux ostéomalaciques en les soumet¬ 
tant à un régime normal additionné d’acide lactique. Baginsky a constaté que l’acide 
lactique n’empêchait pas l’accroissement des jeunes animaux; mais produisait^ des 
altérations de leur système osseux analogues au rachitisme. A. Gautier a montré que 
l’action nocive d’une alimentation acide conduit les animaux jusqu’à la mort, même 
lorsqu’on exagère l’excès de sels calcaires contenus dans leur alimentation. 
Que l’acidité des humeurs favorise la désassimilation de la chaux, ou empêche seu¬ 
lement le dépôt calcaire dans l’intérieur du tissu osseux ; tous les auteurs s’accordent 
aujourd’hui pour reconnaître son action nuisible sur la constitution du squelette minerai. 
Nous croyons intéressant de reproduire à la fin de cet article les conclusions suggérées, 
par l’ensemble des faits actuellement connus, à deux auteurs qui ont étudié spécialement 
l’assimilation et la désassimilation de la chaux dans l’organisme. Ces conclusions résument 
assez bien l’état actuel de nos connaissances sur la physiologie de la chaux, si mal connue 
encore actuellement. 
Chabrié conclut de l’examen des documents et de ses propres expériences que, pour 
l’ossification chez l’homme : 
1° Il est dangereux de retirer le phosphate de chaux normalement contenu dans les 
aliments. 
2° Il faut donner la chaux alimentaire sous la forme qu’elle a dans, les végétaux, ce 
qui revient à dire qu’il est bon de choisir ceux qui en contiennent le plus. 
3° 11 est inutile et peut-être nuisible n’administrer à des enfants des sels minéraux 
de chaux, à l’exception peut-être du carbonate. 
4° Il faut que l’alimentation n'ait pas pour conséquence de rendre les urines trop 
acides. 
5° Il est indiqué de choisir des aliments qui, sans aRgmenter l’acidité urinaire, sont 
de nature à accroître la production de l’urée, et le nombre des globules du sang. 
Scheteling, à la suite de ses recherches sur l’excrétion et l’assimilation de la chaux 
dans l’organisme sain et malade, conclut de la façon suivante : 
1° La chaux éliminée par l’urine provient de l’alimentation : sa quantité dépend des 
capacités digestives, osmotiques, résorbantes de l'estomac et de l’intestin. 
2° Le carbonate de chaux en petite quantité et dilué de beaucoup d’eau est presque 
toujours rapidement résorbé par l’estomac. 
3° Les phosphates calcaires de la viande sont en faible partie transformés en chlorures 
et résorbés directement. La majeure partie passe avec les matières protéitiques dans l’in¬ 
testin grêle, et de là dans la lymphe; la présence d’acide chlorhydrique est nécessaire 
pour préparer la dissolution. 
4° Les boissons favorisent d’une façon remarquable le passage de la chaux du tube 
digestif dans le système circulatoire. 
5° Une augmentation pathologique essentielle de l’élimination calcaire dans les 
maladies chroniques des organes thoraciques ou des centres nerveux n’est ni démontrée 
ni même probable. 
6° La diminution calcaire pathologique se produit d’après les lois physiologiques de 
l’inanition : cependant les sels calcaires, vu leur solubilité difficile, restent en arrière 
des autres matières fixes de l’urine. 
7° On peut conclure que l’usage régulier de 1 eau et du sel de cuisine est le meilleur 
moyen de dissoudre la chaux de l’alimentation. 
L’administration de la chaux comme médicament manque de base scientifique. 
Action physiologique. — L’étude de l’action physiologique des divers sels de 
chaux a été mentionnée plus haut. On a vu qu ils ont des propriétés très différentes. 
Aussi ne peut-on faire aucune généralisation sur l’action physiologique des sels de 
calcium. 
Nous rappellerons seulement que Beyer a constaté que les sels de calcium solubles
        

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