Bauhaus-Universität Weimar

CALCIUM. 
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A. Gautier a établi que les sels solubles de chaux additionnés à l’alimentation de jeunes 
animaux ne favoriseraient pas la fixation de la chaux dans le squelette, et que même 
celte addition était nuisible au développement de l’animal. 
Les expériences faites avec le lactophosphate de chaux (phosphate de chaux dissous 
dans 1 acide lactique) ont déterminé la mort des animaux mis en expérience, l’excès de 
sels de chaux fourni à l’organisme par ce médicament ne contrebalançant pas l’action 
désassimilatrice de l’acide lactique, dont nous allons constater les effets tout à l’heure. 
Élimination. Les voies d’élimination de la chaux sont principalement les reinset 
le gros intestin, une petite proportion de chaux s’élimine encore par les productions 
épidermiques. 
Cette élimination n’est pas considérable à l’état normal; Senator admet que l’homme 
sain élimine de 0,20 à 0,25 de chaux par les urines en vingt-quatre heures. Malheureu¬ 
sement le dosage de la chaux éliminée par les urines ne peut nous donner que des ren¬ 
seignements très erronés sur la désassimilation de cet élément ; car, ainsi que l’a 
démontré Rey, c’est surtout par le gros intestin que se fait l’émination de ce corps, 
Par des expériences directes, faites à la suite d’injections sous-cutanées de sels de 
chaux solubles, chez des animaux en inanition, la chaux éliminée par le gros intestin 
s élevait de 20 à 96 p. 100 de la quantité injectée, tandis que, suivant Rüdel, la propor¬ 
tion de chaux éliminée par les urines après injection sous-cutanée de sels de calcium 
n’est que de 12 à 13 p. 100 de la quantité injectée. 
R ressort de ces observations que les nombreuses tentatives faites jusqu’à ce jour 
poui mesurer l activité de la désassimilation calcaire, chez les individus normaux, 
rachitiques ou ostéomalaciques, sont forcément erronées ; et on arrive à facilement con¬ 
cevoir pourquoi, chez des individus notoirement rachitiques, où la désassimilation de la 
chaux semble être intensive, on ne constate souvent aucune augmentation dans la chaux 
excrétée par les urines. 
La désassimilation doit se faire surtout par la voie rectale. La connaissance que nous 
avons actuellement de l’importance de la voie rectale pour la désassimilation delà chaux 
ne nous donnemalheureusementpasune méthode expérimentale qui puisse nouspermettre 
de nous rendre compte de la désassimilation calcaire, car on retrouve dans les fèces 
simultanément la chaux désassimilée par notre organisme, et la chaux alimentaire non 
assimilée. 11 nous semble donc impossible dans l’étal actuel de nos connaissances de 
mesurer l’activité de l’assimilation et de la désassimilation de sels de chaux par l’or¬ 
ganisme sain ou malade. 
Nous allons cependant citer les différentes observations et recherches faites jusqu’à 
ce jour sur ce sujet, en remarquant que les analyses des auteurs, ayant presque exclu¬ 
sivement porté sur la chaux éliminée par les urines, donnent des résultats qui sont forcé¬ 
ment erronés. Ils sont cependant susceptibles de donner quelques renseignements 
utilisables. 
Senator a constaté que chez les phtisiques, et en général chez les malades, la désas¬ 
similation de la chaux par les urines était plus considérable que chez l’individu sain. 
Hoppe-Seycer a observé que, chez les individus soumis au repos au lit, l’élimination de 
la chaux par les urines subit en général une notable augmentation, qui, du reste, n’est 
que temporaire, le chiffre retombant au chiffre normal lorsque l’individu reprend ses 
occupations. 
Dans les maladies fébriles, on a remarqué, en général, une diminution dans la 
quantité de chaux éliminée par les urines; le traitement mercuriel paraît augmenter 
cette élimination. 
Dans presque toutes les maladies du système osseux: rachitisme, ostéomalacie, les 
os perdent leur matière minérale; cependant les nombreuses analyses d’urines n’ont 
donné que des résultats contradictoires, tantôt augmentation, tantôt diminution dans la 
proportion de chaux éliminée ; ces divergences apparentes entre la chaux désassimilée 
et la chaux excrétée résident sans doute en ce fait que l’on n’a mesuré jusqu’à ce jour 
que la chaux contenue dans les urines, en considérant cette voie comme seul émonctoire* 
calcaire, alors que la majeure partie de cet élément s’excrète par le gros intestin. 
Cette divergence peut encore tenir à une autre cause, mise en lumière par Brubaceer; 
cet auteur a observé en effet que la proportion de chaux contenue dans les parties molles 
DICT. DE PHYSIOLOGIE. — TOME II. ng
        

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