Bauhaus-Universität Weimar

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BULBE. 
d’autres peuvent précisément être considérées comme une présomption en faveur de la 
tonicité du centre modérateur du cœur chez les premières, alors qu’elle ferait defaut 
chez les secondes. Aussi était-il à prévoir que, chez le chien nouveau-né, la tonicité du 
centre modérateur du cœur n’existant pas, les variations de rythme feraient defaut ; 
c’est en effet ce qu’a constaté E. Meyer (loc. cit.). 
Par contre toutes les conditions qui augmentent l’excitabilité du noyau du pneumo¬ 
gastrique amplifient en quelque sorte le phénomène : c’est ce qu’on observe dans 1 as¬ 
phyxie, dans la morphinisation arrivée à un certain degré ; c’est aussi ce qu a constate 
Aducco dans l’inanition (A. i. B., xxi, 412). 
C’est surtout sous l’influence de la veinosité croissante du sang que les variations 
respiratoires des pulsations du cœur se prononcent le plus fortement. Laulanié pense 
que l’inhibition périodique à laquelle l’asphyxie donne une telle puissance a pour effet 
de graduer la dépense de l’innervation motrice du cœur, qui se distribue de la sorte 
avec plus d’économie. , 
Chez les animaux, le ralentissement expiratoire augmente d abord avec les progrès de 
l’inanition et atteint un maximum. Pendant une deuxième période, l’activité du centre 
modérateur diminue, puis elle ne se manifeste plus que par périodes. Il n est pas 
hors de propos de rappeler àcesujetque CHOSSATetCL. Bernard ont signalé lafacilité avec 
laquelle on provoque des syncopes chez les animaux soumis à l’inanition, ce qui veut 
dire que leur appareil modérateur est devenu plus excitable. 
Nous avons vu plus haut en parlant du centre vaso-moteur que celui-ci est sujet à 
des oscillations rythmiques, que FREDERiCQa désignées sous le nom de courbes de S. Mayer : 
elles se distinguent des courbes de Traube, dont il vient d’être question, en ce qu elles 
correspondent non plus à un seul, mais à plusieurs mouvements respiratoires. On les 
considère généralement comme n’ayant avec ces derniers aucun rapport. Knoll les a vues 
pourtant dans beaucoup de cas, mais non dans tous, coïncider, elles aussi, avec des varia¬ 
tions d’activité du centre respiratoire, qui se répartissaient, il va sans dire, sur de plus 
longues périodes, et se caractérisaient par des modifications d’amplitude portant sur 
des groupes de mouvements (Sitz. Akad. Wien, 1885, xcvn, 443). 
En définitive le centre modérateur du cœur, qui n’a pas par lui-même d’activité 
rythmique, acquiert cependant cette propriété, du moins chez certains animaux, pai ses 
relations avec le centre régulateur de la respiration; les variations périodiques du cen¬ 
tre vaso-moteur sont également subordonnées, en règle générale, à celles du centre res¬ 
piratoire; cependant son activité rythmique propre ne paraît pas douteuse. 
Association du centre de déglutition avec les centres voisins. — L’influence 
de ce centre sur le centre respiratoire est assez complexe : elle se traduit par des effets 
de deux ordres, les uns d’inhibition, les autres d’excitation. Ce sont toutefois les pre¬ 
miers qui l’emportent. 
Longet avait déjà noté qu’au moment de la déglutition la respirations arrête d abord 
d’elle-même (T. P.j. Il avait vu dans ce fait une garantie pour les voies respiratoires, mais 
sans s’expliquer sur son mécanisme. Meltzer a constaté que la mise en activité du centre 
de déglutition rend moins impérieux le besoin de respirer, etil a reconnu aussi que non 
seulement une inhibition, mais encore un phénomène d’excitation peut s’irradier d’un 
centre à l’autre (A. P., 1883). Rosenthal et Bidder avaient en effet déjà signalé des mou¬ 
vements du thorax dus à la déglutition, mais ils les attribuaient à la traction exercée par 
l’œsophage et la trachée sur le poumon et sur le diaphragme. Waller et Prévost ont, au 
contraire, bien montré qu’ils étaient en réalité provoqués par une contraction du dia¬ 
phragme, de faible amplitude il est vrai, et qu’il s’agissait bien d’un mouvement actif et 
non passif: ce quia été confirmé par Steiner, Knoll, Marckwald (Z. B., 1887). Arloing s’est 
occupé du rôle de ce mouvement respiratoire dans la déglutition (voy. ce mot) ; Steiner 
et Marckwald, de sa signification et de son mécanisme qui seuls nous occuperont ici. 
D’après les recherches de ce dernier, ce qui caractérise surtout la respiration dite 
de déglutition, c’est, en définitive, l’inhibition de la respiration normale, précédée, elle 
même, mais non toujours, d’un faible mouvement inspiratoire. Celui-ci même passerait 
souvent inaperçu lorsqu’il tombe sur la phase d’inspiration normale, s’il n’était pas suivi 
immédiatement d’une action d’arrêt qui tend à mettre le diaphragme dans le relâchement. 
Quant au mécanisme du phénomène, Steiner, d’après le schéma qu’il en donne (A. P.,
        

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