Bauhaus-Universität Weimar

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BULBE. 
Il faut ajouter encore que Koths et Tiegel (A. g. P., 1876, 13) ont même trouvé que 
chez le lapin le cœur se ralentit après la double vagotomie. Par contre, H. D. Hering, 
dans un travail récent (A.g.P., lx, 429, 1895), soutient que, chez cet animal aussi, l accé¬ 
lération est très notable, qu’elle ne manque jamais si l’opération est faite dans des con¬ 
ditions normales, que le ralentissement qui s’observe quelquefois est toujours de 
courte durée. 
Cependant, chez la grenouille1, la tortue, la section des pneumogastriques n accélère 
pas le cœur. Il en est de même chez les animaux hibernants (Hermann, T. P,, 97, 1892), 
chez les mammifères nouveaux-nés (Soltmann, Langendorfe/Anrep, E. Meyer, A. de P., 
1893, 475). Bernstein a cherché à démontrer que le tonus du centre modérateur est d ori¬ 
gine réflexe : il divise la moelle au niveau de l’atlas pour éliminer la majeure partie 
des conducteurs centripètes, enlève de plus le sympathique, dans la plus grande partie 
de son étendue, et trouve alors que la section des pneumogastriques ne produit plus ses 
effets habituels (Arch., f. Anat. u. Physiol., 1864, 650). Mais la chute de la pression san¬ 
guine, consécutive à la section delà moelle, amène une diminution d’excitabilité du centre 
modérateur, laquelle peut par elle-même expliquer ce résultat. Il est probable que les 
causes qui entretiennent le tonus sont multiples. Si les excitations centripètes apportent 
leur concours, la composition, la pression du sang doivent aussi jouer leur rôle. 
Toujours est-il que l’activité du centre du nerf vague peut être modifiée par l une 
ou l’autre des conditions qui viennent d’être énumérées. C’est ainsi qu’elle se renforce 
par l’action du sang noir : le cœur, en effet, se ralentit pendant l’asphyxie : le phénomène 
est bien dû à l’influence des pneumogastriques, car, si l’on coupe ces nerfs, l’organe accé¬ 
lère ses mouvements (Traube). Ch. Richet considère ce ralentissement comme un moyen 
de défense contre l’asphyxie ; celle-ci amène plus rapidement la mort quand les pneu¬ 
mogastriques ont été coupés. Si ces nerfs sont intacts, la moindre fréquence des batte¬ 
ments du cœur épargne la consommation d’oxygène, et le myocarde s’épuise moins vite 
(Voir Asphyxie). Laulanié s’est rencontré avec Ch. Richet pour attribuer aux réactions 
asphyxiques des nerfs du cœur un effet utile (Journal de P Anat., 1893). A 1 inverse de 
l’asphyxie, l’apnée accélère le cœur, sans doute par diminution de tonicité du centre 
modérateur. 
L’influence de la pression artérielle est des plus importantes. Bernstein (C. W. 
1867, 1), en injectant du sang défibriné à des animaux pour augmenter la tension vas¬ 
culaire, a vu le cœur se ralentir : le même résultat peut s’obtenir soit par la compression 
de l’aorte abdominale (Marey, Mém. de la Soc. de Biologie, 1859, 301, La circulation du 
sang, 1881, 334), soit par l’excitation du bout périphérique des nerfs splanchniques 
(Asp). Dans ce dernier cas à l’augmentation de pression viennent sans doute s ajouter les 
effets réflexes dus à la sensibilité récurrente. On peut même agir exclusivement, et l’ex¬ 
périence devient encore plus démonstrative, sur la circulation de l’encéphale. Si, comme 
l’a fait Fr. Franck (Trav. du Labor, de Marey, 1877, 275), on isole les vaisseaux encépha¬ 
liques de la circulation générale et qu’on y établisse un courant de sang défibriné, on 
peut ralentir ou arrêter le cœur, suivant que l’on augmente plus ou moins la pression 
dans les vaisseaux de la boîte crânienne, pourvu que les pneumogastriques maintiennent 
la communication entre l’encéphale et le cœur. Par contre, la diminution de la tension 
vasculaire, à la suite d’une saignée par exemple, a comme conséquence une accélération 
du rythme du cœur. Cette adaptation de l’activité du centre modérateur aux variations de 
la pression constitue un des mécanismes régulateurs qui ont pour but d’obvier à ces 
variations. Si, en effet, la pression vient à monter, le renforcement de l’action modéra¬ 
trice, c’est-à-dire le ralentissement des battements du cœur aura pour résultat de la faire 
baisser, et inversement, si la tension diminue. Bernstein a bien fait ressortir la signifi¬ 
cation de ces faits. Roy et Adami ajoutent avec raison que la facilité avec laquelle le 
noyau du pneumogastrique réagit à une augmentation de pression est une garantie pour 
le système nerveux central qui se protège de la sorte contre la congestion (Philosoph. 
Transact., clxxxiii, 1892, 264). 
Une compression exercée graduellement de dehors en dedans sur la surface de 1 en- 
1. Pour la grenouille il existe cependant des données contradictoires (Voir Aubert, H. H.). J’ai 
fait à différentes reprises l’opération sur cet animal sans voir le cœur augmenter de fréquence.
        

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