Bauhaus-Universität Weimar

BULBE. 
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Plus tard Koths (A. P., lx, 1874), qui ne paraît pas avoir connu les expériences de 
Bidder, constate à son tour que les bords libres des cordes vocales ne sont pas sen¬ 
sibles : par contre, la toux éclate et atteint son maximum d’intensité si on irrite la 
muqueuse interaryténoïdienne : l’excitation des replis glosso-épiglottiques, ary-épiglot- 
tiques, celle du bord de l’épiglotte à son union avec ces replis produit également une 
vive réaction. Cependant, d’après Vulpian {A. d. P., 1882, 272), tous les points de l’espace 
interaryténoïdien ne sont pas doués de cette sensibilité particulière qui les rend aptes à 
susciter des secousses réflexes de toux : cette propriété est surtout très marquée au 
niveau des points où les cartilages aryténoïdes se continuent avec la corde vocale, dans 
l’étendue de 2 à 3 millimètres. 
Budge, Blumberg, Green, Rosenthal et Bidder avaient pensé que, seule, la région de 
la muqueuse qui doit sa sensibilité au laryngé supérieur peut être le point de départ du 
réflexe. Longet, chez le mouton, et Schiff, chez le chien, ont vu, au contraire, qu’après la 
section de ces nerfs une toux violente pouvait encore se produire lorsque des gouttes de 
liquide ou des parcelles alimentaires pénétraient dans les voies respiratoires. Plus tard 
Nothnagel, puis Koths, Vulpian ont constaté que la muqueuse trachéo-bronchique était 
excitable pour les agents mécaniques, particulièrement au niveau de la bifurcation de 
la tranchée. 
L’irritation du parenchyme pulmonaire n’a rien donné à Nothnagel et à Koths; par 
contre ce dernier a pu provoquer des quintes de toux par une simple pression sur la 
plèvre costale mise à nu, ou bien par l’introduction de glace, l’injection de teinture d’iode ; 
mais la plèvre pariétale seule s’est montrée sensible, et non la plèvre pulmonaire. 
L’excitation de la muqueuse qui tapisse la paroi postérieure du pharynx et la face 
supérieure du voile du palais est presque toujours suivie d’une ou deux secousses de 
toux, d’après Koths, chez l’homme moins souvent que chez les animaux. La contusion, 
la pression, la faradisation de la tunique musculaire de l’œsophage ont donné aussi des 
résultats positifs, déjà observés par Krimer (1819). 
Sur le rebord du foie et de la rate, Naunïn a constaté une zone tussigène, dans les 
cas d’engorgement de ces viscères. On sait que le chatouillement du conduit auditif 
externe chez certains sujets provoque la toux (rameau auriculaire du pneumogastrique). 
Sous le nom de toux du trijumeau, Schadewald et Wille ont décrit des quintes qui ont 
leur point de départ dans l’irritation des fosses nasales. Mackensie a trouvé une zone 
particulièrement sensible correspondant à l’extrémité postérieure du cornet inférieur 
et à la partie avoisinante de la cloison (Voir art. Toux, D. D.). 
Bidder et d’autres physiologistes avaient pensé qu’il était nécessaire que les ramifi¬ 
cations terminales des nerfs fussent excitées pour provoquer la toux. Mais Krimer, Cruvei- 
lhier, Romberg, Schiff ont obtenu le réflexe en excitant soit le tronc du pneumogastrique 
soit celui du laryngé supérieur. Koths est arrivé aux mêmes résultats : il a constaté de 
plus que l’irritation mécanique ou électrique des nerfs pharyngés est très efficace : 
celle des nerfs récurrents n’a rien donné, après la section des nerfs laryngés supérieurs. 
Nothnagel, ainsi que Koths, a encore provoqué la toux eu irritant la muqueuse de la 
trachée et des bronches : le réflexe était aboli après la section des deux pneumogas¬ 
triques. Quand un seul des nerfs est divisé, l’irritation de la bronche ou de la plèvre du 
côté correspondant amène encore des quintes à cause des anastomoses entre les deux 
nerfs. 
Koths a encore pu provoquer la toux en agissant sur le plancher du quatrième ven¬ 
tricule, de chaque côté du raphé, soit par de légères pressions, soit au moyen de cou¬ 
rants électriques faibles. 
Les voies centrifuges du réflexe sont constituées par les nerfs qui animent les muscles 
respiratoires, y compris les agents constricteurs de la glotte. 
Dans Yéternuement ce sont les mêmes muscles des parois thoraciques et abdominales 
qui entrent en jeu ; mais l’occlusion momentanée des voies respiratoires a lieu au niveau 
de l’arrière-cavité des fosses nasales, par l’intermédiaire du voile du palais. Le point de 
départ habituel de cet acte est dans les branches nasales du trijumeau, non dans celles 
qui appartiennent au nerf maxillaire supérieur, comme on l’admet généralement, mais 
bien dans le rameau nasal interne ou éthmoïdal du nerf ophtalmique. Ce rameau repré¬ 
sente la voie centripète normale du réflexe, d’après les expériences de Sandmann (A. P.,
        

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