Bauhaus-Universität Weimar

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BULBE. 
pneumogastrique n’agit plus, c’est que ce nerf, loin de diminuer les resistances hypo e- 
tiques, que rencontre le centre respiratoire, a au contraire pour fonction principa e e 
modérer les impulsions qui en partent, quant à leur durée et quant a leur intensi e. 
Il intervient donc surtout dans la régularisation du rythme, comme un nert d arr . 
Qu’il existe des fibres inhibitoires ou fibres d’expiration dans le tronc du pneumo¬ 
gastrique, à côté des fibres d’inspiration, cela n’est pas douteux. Hering et Breuer, on 
les expériences détaillées trouveront leur place à l’article Pneumogastrique, tont jouer 
un rôle également important aux deux ordres de fibres dans le mécanisme de 1 au o-re- 
gulation du rythme respiratoire. La distension du poumon à chaque inspiration excite 
mécaniquement les fibres d’expiration dont la stimulation produit par voie retlexe un 
relâchement du diaphragme; le retrait du poumon, par contre, met en jeu es i res 
d’inspiration et provoque ainsi le retour de la phase active. L inspiration appe e expi 
ration, et réciproquement. , 
Pour Meltzer le mécanisme est un peu différent. Il constate que, pour une certaine 
intensité du courant électrique, l’expiration provoquée par l’excitation du bout centrai 
du pneumogastrique est suivie d’une inspiration qui se produit quand 1 excitation cesse. 
par conséquent, les deux groupes de fibres étant excités en même temps, c est 1 influence 
des fibres d’expiration qui l’emporte, mais dans les fibres d’inspiration 1 effet persis e 
plus longtemps. C’est ce qui arriverait aussi dans les conditions normales. Les deux 
espèces de fibres sont simultanément mises enjeu par la distension du poumon : i ac¬ 
tion des fibres d’expiration prédomine tant que dure l’excitation ; mais dans es i res 
antagonistes, l’effet survit à la cause, et, quand le poumon est revenu sur lui-meme, se 
manifeste par une inspiration (New-York med. Journ., 1890). ^ 
Cependant la régulation du rythme respiratoire se conçoit très bien sans que on 
aitbesoin de faire intervenir les fibres spéciales d'inspiration. Comme le stimulus normal 
de la respiration agit d’une façon constante sur les centres, l’inspiration se produit par 
cela même que l’effet inhibitoire dû à l’excitation des fibres d’arrêt cesse de s>e* faire 
sentir. Il suffit que celles-ci, à chaque ampliation du poumon, diminuent l excitabilité du 
centre respiratoire, pour que la régularité du rythme soit assurée. Ce sont donc surtout 
les fibres d’expiration qui servent à l’entretenir sans que le concours des fibres antago¬ 
nistes soit nécessaire. 
L’action du pneumogastrique sur les centres parait s’exercer non seulemen par^ 
excitations périodiques, dues aux variations de volume des poumons, mais encore meme 
à l’état de repos de cesorganes: ce nerf aurait une influence tonique (Marckwald). Lœwy 
a montré, en effet, que si, par exemple, on provoque le collapsus d’un des poumons en 
oblitérant la grosse bronche avec une tige de laminaria, lorsque 1 air qu il renterme a été 
résorbé, la section dupneumogastrique, du côté intact, modifie larespiration, comme sii on 
avait sectionné les deux nerfs: d’où l’on peut conclure que le pneumogastrique du côte 
atélectasié n’agit plus sur la respiration, et que, par conséquent, laréplétion normale^du 
poumon entretient le tonus du nerf. Ce qui le prouve encore, c’est qu il suffit d insuffler 
de nouveau le lobe atélectasié dont le pneumogastrique est reste intact pour que la 
respiration reprenne son rythme normal. 
L’une des branches des pneumogastriques, le laryngé inférieur, est aussi un nerf inhi¬ 
biteur pour les centres respiratoires. Rosenthal, qui a le premier signalé 1 influence 
d’arrêt de ce nerf, la considérait comme spécifique. Schiff a montré qu’il n en était rien 
(C.R. 1861, lui). En outre les branches laryngées supérieures n’ont pas de tonus-.leur sec¬ 
tion ne modifie ni la forme, ni le nombre des mouvements respiratoires. Le nerf récur¬ 
rent (Burckhardt), les terminaisons neuveuses de l’endocarde (Fr. Franck) renferment 
aussi des fibres d’arrêt, qui peuvent agir accidentellement. , , . 
Les nerfs sensibles autres que le pneumogastrique interviennent-ils dans la regula¬ 
tion du rythme? L’expérience répond négativement, du moins en ce qui concerne les 
nerfs du tronc et des extrémités. Si l’on sectionne, comme l’a fait Marckwald la moelle 
à la hauteur de la 7e vertèbre cervicale, en même temps que les branches des plexus bra¬ 
chial et cervical, sauf le phrénique, la respiration continue normalement. Schiff cepen¬ 
dant admet que dans certaines conditions, par exemple après la suppression des pneu¬ 
mogastriques, les nerfs sensibles du tronc peuvent devenir une des sources de la regu¬ 
lation.
        

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