Bauhaus-Universität Weimar

BULBE. 
315 
de la respiration. C’est restreindre beaucoup trop le rôle de cet organe. Si la région voi¬ 
sine de la pointe du calamus possède incontestablement une puissance d’inhibition des 
plus prononcées, c’est une propriété de ce centre plutôt qu’une fonction : le bulbe peut 
non seulement ralentir et arrêter la respiration ; il peut aussi bien l’accélérer, ne serait- 
ce qu’à cause de ses rapports avec le pneumogastrique. Quant à sa théorie de l’innerva¬ 
tion respiratoire, Brown-Séquard l’a formulée en ces termes : « Les mouvements respira¬ 
toires dépendent de toutes les parties excito-motrices de l’axe cérébro-spinal et de la 
substance grise qui unit ces parties aux nerfs des muscles respirateurs; » ce qui revient 
à dire que les noyaux moteurs d’où naissent les nerfs de la respiration sont mis en acti¬ 
vité par les excitations qui naissent de toutes les parties du corps. Il faut ajouter cepen¬ 
dant que l’éminent physiologiste est plus tard (A. de P., 1889,337) revenu sur son opinion, 
pour se ranger à l’idée que l’excitation directe des diverses parties du centre respira¬ 
toire par le sang est la cause essentielle du rythme. 
D. Centre respiratoire dans la série animale. —Il n’a été question jusqu’à pré¬ 
sent que du centre respiratoire chez les mammifères. Chez la grenouille il est situé dans 
la moelle allongée. Si l’on sectionne cet organe en travers, immédiatement derrière 
le cervelet, on abolit les mouvements respiratoires immédiatement et pour toujours 
(Flourens, C. R., 1882, liv). 
Ce centre est limité, d’après Schrader (A. g. P., xli, 75), par deux lignes, l’une anté¬ 
rieure, parallèle au bord postérieur du cervelet; l’autre postérieure, passant approxima¬ 
tivement au niveau de la pointe du calamus. Voir aussi Langendorff (A. P., 1887, 285) 
et Knoll (Wien. Akad. Sitzungsb., juillet 1887, xcn). 
C’est qu’en effet, chez la grenouille, les nerfs qui régissent le mécanisme respiratoire 
sont le pneumogastrique, le glosso-pharyngien et le facial, de sorte qu’en détruisant le 
bulbe on détruit les voies centrifuges elles-mêmes de l’innervation respiratoire. 
Par contre, on peut sectionner et même détruire la moelle sans que les mouvements 
respiratoires du nez, du larynx et du plancher buccal s’arrêtent; et même ceux du tronc 
persistent parce qu’ils sont habituellement passifs, liés aux variations de volume du 
poumon (Langendorff, A. P., 1888, 304). 11 y a cependant aussi chez la grenouille des 
mouvements actifs d’expiration des flancs, et leur centre se trouve probablement, 
d’après Langendorff (A. P., 1891, 497), dans la partie supérieure de la moelle. 
Chez le lézard, il existe des centres médullaires qui continuent à fonctionner après 
la section de la moelle allongée et qui peuvent entretenir pendant longtemps la respi¬ 
ration (Langendorff, A. P., 1891, 491). On a vu que Bennett Dowler a fait une obser¬ 
vation du même genre sur le crocodile. 
Langendorff a ainsi pratiqué quelques expériences chez les invertébrés. Donhoff 
avait trouvé que le centre respiratoire de l’abeiîle est dans le ganglion sus-œsophagien. 
Langendorff constate au contraire qu’après l’ablation de la tête les mouvements ryth¬ 
miques de l’abdomen qui actionnent les trachées persistent; il en est de même chez 
différents autres hyménoptères. 
Chez le hanneton on peut de même enlever la tête et le premier anneau thoracique. 
Chez la libellule, non seulement les mouvements persistent dans ces conditions, mais 
de plus chaque segment de l’abdomen isolé possède son centre respiratoire particulier 
qui continue à fonctionner (A. P., 1883, 81). 
Chez les crustacés isopodes les lamelles respiratoires ont, comme on sait, leur siège 
sur les pattes abdominales. Chez un représentant de cette espèce (Idothea entomon) 
Langendorff a vu que les mouvements respiratoires rythmiques qui mettent en jeu les 
branchies et leurs opercules persistent quand l’abdomen a été séparé du thorax, entre¬ 
tenus qu’ils sont par les ganglions abdominaux (A. P., 1888). Cependant, d’après Frede- 
^ricq, le centre respiratoire du poulpe se trouve dans les ganglions sous-œsophagiens 
C. R., lxxxviii, 346). 
E. Excitabilité directe du bulbe. —Kronecker et Marckwald (A. P., 1879 et 1880), 
Marckwald (Z. B., 1886) ont excité, avec des courants d’induction, le centre respiratoire 
bulbaire, après avoir sectionné transversalement la moelle allongée à la hauteur des 
tubercules acoustiques (lapin). Lorsque la respiration continuait normalement, un fort 
choc d’induction produisait en général une inspiration, s’il tombait sur la phase expira¬ 
toire, et une expiration s’il tombait sur la phase d’inspiration. Lorsque la respiration était
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.