Bauhaus-Universität Weimar

BULBE. 
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ments d’inspiration coordonnés en vue de l’exécution de la fonction respiratoire nor¬ 
male », c’est ce que prouve encore une observation publiée par Chauveau (Mém. Soc. de 
Biol., 1891, 186). Chez des chevaux à moelle cervicale sectionnée on peut, au moyen d’une 
faradisation convenablement graduée des branches perforantes des nerfs intercostaux, 
c’est-à-dire par voie réflexe, entretenir la respiration pendant une demi-heure et plus. 
« La coordination des mouvements respiratoires ainsi obtenus ne paraît rien laisser à 
désirer : ce ne sont pas de simples secousses réflexes uniques ou fusionnées, mais bien 
de véritables contractions réglées pour l’accomplissement d’une fonction naturelle. » 
Cependant pour Chauveau, quand la moelle n’est pas séparée de l’encéphale, l’exci¬ 
tation spinale a une provenance centrale, la moelle allongée; après section de la moelle 
la respiration ne peut s’établir spontanément, à moins pourtant que les cellules médul¬ 
laires ne retrouvent ailleurs l’excitation rythmée qui leur fait défaut, par exemple dans 
le système périphérique. Par conséquent, d’après Chauveau, le fonctionnement des 
centres spinaux devrait être considéré comme un fait possible, mais accidentel. 
Un phénomène qui, s’il se vérifiait, démontrerait victorieusement que, dans les parties 
séparées du bulbe, comme dans celles qui sont restées en connexion avec lui, la cause 
d’activité reste la même : je veux parler du synchronisme entre les mouvements respi¬ 
ratoires du tronc et ceux de la tête, chez un animal à moelle cervicale sectionnée. En 
fait, la coïncidence exacte des mouvements dans les deux segments du corps a été 
signalée par Langendorff (1880) et Rouget (loc. cit,). Mais Langendorff est revenu depuis 
lors sur la signification du phénomène. Il pense que les mouvements respiratoires 
de la tête suivent le rythme de ceux du tronc, parce qu’ils sont influencés par ces der¬ 
niers. Ce sont les variations de volume des poumons qui, par l’intermédiaire des filets 
centripètes du pneumogastrique commandent au rythme des mouvements de la tête 
{A. P., 1891, 491). 11 faudrait donc, pour que l’expérience fût démonstrative, qu’elle 
réussît chez un animal à moelle sectionnée dont les pneumogastriques auraient été 
coupés. 
Mosso (A. P., Suppl., 1886, 38) a aussi apporté son contingent de faits à l’appui de 
l’autonomie des différents centres nerveux. 11 montre, par des exemples nombreux, que 
les mouvements de la face, ceux du thorax, de l’abdomen jouissent les uns par rapport 
aux autres d’une certaine indépendance, et il est d’avis que le bulbe n’a qu’un rôle de 
coordination. C’est ainsi, par exemple, que, pendant le sommeil, une diminution de l’acti¬ 
vité du diaphragme concorde par une sorte de compensation avec une augmentation 
d’amplitude des mouvements de la paroi thoracique, que, dans différentes autres cir¬ 
constances, il se produit des variations d’amplitude ou de rythme de la respiration 
thoracique auxquelles ne participent pas la respiration abdominale, et inversement. Une 
observation particulièrement intéressante faite par Mosso, c’est que la face continue 
encore à exécuter des mouvements respiratoires quand les noyaux des nerfs qui 
1 animent ont été séparés du centre bulbaire. Ce qui est vrai pour les muscles du tronc 
l’est donc également pour ceux de la tête. 
Grossmann ne veut pas admettre non plus un centre respiratoire unique (Sitzungsb. 
d. Wien. Akad. d. W^issensch., xcvm, juillet 1889, 402). Le noyau du facial pour les 
m uscles du nez, celui du pneumogastrique pour les mouvements du larynx, le noyau 
thoracique, c’est-à-dire la colonne grise qui donne naissance au phrénique et aux nerfs 
respiratoires du thorax, représentent dans leur ensemble l’appareil central qui excite 
et règle le mécanisme de la respiration. Le stimulus normal agit en même temps sur 
les trois noyaux et sur les muscles qui en dépendent, parce que ces masses grises sont 
en relation fonctionnelle au moyen de fibres centrales. Lorsqu’un des noyaux est séparé 
des deux autres, ces deux derniers restent capables, grâce à leur union, de fusionner 
assez régulièrement les excitations qu’ils reçoivent et d’envoyer des impulsions ryth¬ 
miques aux muscles respiratoires. Mais il faut alors que l’excitant acquière une inten¬ 
sité plus grande; de là des pauses prolongées entre les mouvements qui, par suite, 
deviennentplus énergiques parce que entre chaque décharge nerveuse les excitations ont 
plus de temps pour s’accumuler. Mais aucun des trois noyaux n’est en état, lorsqu’il est 
complètement isolé, de fusionner les excitations et de provoquer des mouvements 
rythmiques. Ce n’est que dans certaines conditions particulières que ceux-ci peuvent 
encore se produire : en règle générale un noyau respiratoire isolé ne répond plus à
        

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