Bauhaus-Universität Weimar

^ BAROMÉTRIQUE (Pression). 
Les terribles effets de l’oxygène sous pression se manifestent de la manière la plus 
nette en arrivant vers 15 atmosphères. A ce moment on voit l’animal, pris de violentes 
convulsions, périr dans l’espace de quelques minutes. 
Quand la pression ne dépasse pas 6 atmosphères, la mort arrive, comme pour 
1 asphyxie dans l’air normal, à la suite du manque d’oxygène. La proportion de ce gaz 
contenue dans l’air devenu asphyxique n’est jamais supérieure à 1,4 ou 1,5 p. 100 ; sa 
tension oscille entre 3 et 5. 
Nous avons fini cette longue étude de la mort dans l’air confiné sous des pressions 
diverses. Quelques conclusions s’en dégagent comme conséquence légitime des phéno¬ 
mènes observés dans l’expérimentation : 
^ i° Entre 2 et 9 atmosphères, la mort arrive lorsque la tension de l'acide carbonique 
s élève aune certaine valeur, constante pour chaque espèce (pour les moineaux, elle équi¬ 
vaut en moyenne àC02xP = 26). 
2° Pour les pressions très élevées, la mort est due exclusivement à la tension trop 
considérable de l’oxygène ambiant. Elle arrive rapidement quand la tension de ce gaz 
atteint 300 ou 400. 
3° Pour les pressions de 1 à 2 atmosphères, la mort semble être due surtout à rabais¬ 
sement de la tension de l’oxygène, mais en partie également à l’augmentation de la 
tension de l’acide carbonique. 
4° A partir de 3 ou 4 atmosphères, l’intervention funeste de l’oxygène commence à se 
faire sentir et devient très manifeste vers 9 ou 10 atmosphères. 
Trois genres de mort peuvent se présenter : 1° la mort par asphyxie (privation d’oxy¬ 
gène ou manque de tension de ce gaz) ; 2° I’empoisonnement par l’acide carbonique, et 3° 
I’empoisonnement par l’oxygène. 
Dans aucun des cas la pression barométrique n’intervient directement comme cause 
des phénomènes. Elle n’est qu’une des conditions qui font varier la tension des gaz : 
1 autre facteur est la composition centésimale. Ce que nous disons pour l’air est aussi 
applicable à tous les mélanges gazeux. C’est précisément sur ce principe que se base le 
procédé nouveau d’anesthésie trouvé par P. Bert au moyen du protoxyde d’azote. 
Les tensions partielles des gaz qui rentrent dans la constiljition d’un milieu vivant 
sont la seule cause à laquelle sont imputables les troubles présentés par les organismes. 
L oxygène et 1 acide carbonique, animés d’une pression diverse, agissent d’une manière 
tout a fait différente. Il y a pour chacun une limite, que nous venons de déterminer, 
qui ne peut pas être atteinte sans que la vie animale ou végétale en souffre. 
Il nous reste à étudier la nature des phénomènes présentés par les êtres vivants sous 
l'influence de ces fortes tensions. 
Effets des fortes pressions sur la respiration et les échanges. —Considérons 
d’abord le phénomène respiratoire comme celui qui entre directement en jeu sous l’in¬ 
fluence de la pression. Voyons de quelle manière se comportent les animaux supérieurs 
possédant des poumons; nous étudierons ensuite les organismes simples, chez lesquels la 
respiration est un acte chimique des plus élémentaires. 
Chez les vertébrés à sang chaud, la fonction respiratoire offre à la considération du 
physiologiste deux ordres de phénomènes importants : 1° l’échange de gaz dans le 
poumon; 2° les actes chimiques qui se produisent dans le milieu intérieur protoplas¬ 
mique, entre le sang et les tissus. 
Un grand nombre d’expérimentateurs se sont occupés à chercher ce que devenaient 
les phénomènes respiratoires sous 1 influence des pressions faibles employées dans un 
but médical. 
A ce qu'il parait, dans les limites comprises entre 1 à 5 atmosphères, les variations 
sont très peu sensibles. Les expériences de Pravaz, Vivenot et Panum ont été contestées 
par celles de P. Bert. A part l’agrandissement de la capacité thoracique, rien ne peut être 
signalé comme un trouble important dans la mécanique respiratoire. 
Pour ce qui se rapporte à la composition chimique de l’air expiré à la pression nor¬ 
male et de l’air expiré sous pression, il n’y a pas, pour ainsi dire, d’expériences directes 
qui ne soient à juste titre critiquables. 
Quelques recherches sans valeur faites chez des individus respirant l’air comprimé 
dans un appareil médical, voici tout ce qu’on y trouve pour pouvoir établir deg conclu-
        

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