Bauhaus-Universität Weimar

BOLDO. 
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(A. P., 859, 846). —De fibræ reactione,ut chemicis visa est, acida (Habilit. Sehr., 4°, Berlin, 
44 p., 1839). — Zur Kenntniss der Hémicranie (A. P., 1860, 857). — Abänderung 
des Stenson’schen Versuches für Vorlesungen (A. P., 1860, 261). — Ub. die Immunität gegen 
Strychnin (A. P., 1868, 755). — Ueblfacettenförmige Endigung der Muskelbündel (M., 1872). 
— Vermuthungen üb. die denkbare Function der Spinalganglien (M-, 1877). 
Histoire et Critique. — Gedächtnissrede auf Johannes Müller (M., 1859). — Voltaire 
als Naturforscher (M., 1868). — Der physiologische Unterricht sonst u. jetzt, Berlin, Hirs¬ 
chwald, 8°, 1877. — Chamisso als Naturforscher (M., 1888). — Rede zur Leibnizfeier (M., 
1876, 385-405). — L’exercice (Rev. Scientif., Paris, 1882, 97-109). — Naturwissenschaft, u. 
bildende Kunst AI., 1890). — Maupertuis (M., 1892). 
D. R. B. R. 
BOLDO. — Le boldo est une plante originaire du Chili (Boldea fragrans) 
employée dans la médecine des indigènes de l’Amérique du Sud. En 1874, Dujardin- 
Beaumetz et C. Verne en firent l’étude pharmacodynamique : ils notèrent des effets 
hypnotiques assez vagues; d’ailleurs ils employèrent l’extrait alcoolique, et non une 
substance chimique déterminée. Verne en put cependant retirer un alcaloïde qu’il 
désigna sous le nom de boldine. Chapoteaut (1884) montra que la boldine existe en 
faible quantité, et que son action physiologique est peu marquée. Mais à côté de la 
boldine se trouve un glucoside,boldoglucine, dont les effets physiologiques très marqués 
ont été étudiéspar Laborde etQuiNQUAun (1885), et surtout par Juranville (1885), qui en 
a fait l’objet d’une monographie importante à laquelle nous renvoyons pour plus amples 
détails. Nous n’avons pas pu consulter les travaux plus récents de Schuchardt (1889), 
Rusby (1890) et Pascoletti (1891). 
La boldoglucine, d’après Juranville, n’est pas très toxique. Il faut, en injection 
veineuse, à peu près 0sr,35 par kilogramme pour amener la mort. En ingestion stoma¬ 
cale il faut une dose plus forte. Au début, on note de l’agitation, une excitation très 
vive, de l’hypersécrétion salivaire ; des vomissements répétés, symptômes plus ou moins 
analogues à une sorte d’ébriété. Continuant l’ingestion, on voit apparaître les phéno¬ 
mènes d’hvpnose ; la respiration se ralentit et la température s’abaisse. Finalement les 
réflexes disparaissent, l’animal est plongé dans la résolution complète. Dans cette 
période de coma, la consommation d’oxygène est diminuée, comme aussi la production 
d’acide carbonique. 
Quelques expériences, faites par Juranville avec Fr. Franck et E. Gley, sur la circu¬ 
lation cérébrale dans le sommeil provoquépar la boldoglucine, ont semblé montrer qu’il 
y avait un léger degré d’anémie du cerveau, mais on ne peut vraiment pas en conclure 
qu’elle soit hypnogène, parce qu’elle anémie l’encéphale. 
Sur la grenouille, des doses de osr,15 à 0&r,20 amènent un état de mort apparente 
avec conservation des mouvements cardiaques ralentis et affaiblis. 
Administrée aux aliénés pour leur procurer le sommeil, la boldoglucine paraît avoir 
donné d’assez bons résultats. 
Peu d’expériences ont été faites sur la boldine, dont on ne peut extraire que de 
minimes quantités. D’après Juranville (p. 22), elle aurait plutôt un effet convulsivant 
qu’un effet hypnotique. 
Bibliographie. — 1874. — Dujardin-Beaumetz et Verne (C.) Étude sur le boldo 
(Bull. gén. de thérap. Paris, xliii, 165; 219). 
1884. — Chapoteaut. Sur un glucoside duboldo (C. R., xcvm, 1052-1053). 
1885. — Juranville (R.). Rech. exp. et cliniques sur l’action somnifère de la boldoglu¬ 
cine (D. P., 8°. Parent, 60 p.). — Laborde et Quinquaud. Act. physiolog. d’un glucoside du 
boldo sur le sang, sur la respirât, et sur la nutrition (B. B., —2 mai). 
1889. — Schuchardt (B.). Mittheil. ub. neuere Arzneimittel : Boldea fragrans; boldo 
boldin; boldo glucosid; Solanum paniculatum; jurubebaA(Corr. Bl. d. allg. ârtzl. Ver. v. 
Thüringen. Weimar, xvm. 74-91).* » 
1890. — Rusby (H. H.). Boldo (Drugg. Bull. Détroit, iv, 77-80). 
1891. — Pascolettti (S.). Sull’ azione della boldina; studio spenmentale (Terapiamod. 
Padova, v. 169-180).
        

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