Bauhaus-Universität Weimar

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BAROMÉTRIQUE (Pression). 
au point de vue chimique et qui n’y séjourne pas longtemps. Dans le domaine des autres 
fonctions les troubles sont encore moins manifestes. 
A part quelques impressions désagréables reçues par les organes sensoriels, la 
sphère des activités cérébrales et médullaires ne se trouve ni plus ni moins restreinte. 
Si certains auteurs parlent d’une espèce d’excitation nerveuse qui ressemble à un 
commencement de folie, d’autres racontent qu’on éprouve le besoin de dormir et qu’on 
y est dans le calme le plus profond. Il n’y a pas moyen d’établir un accord entre 
ces diverses opinions; mais on doit comprendre que Ja variété de ces effets tient énor¬ 
mément aux conditions particulières de l’individu en expérimentation. Un sujet ner¬ 
veux et impressionnable, comme Colladon, a pu dire qu’il se sentait pris d’une espèce 
d’ivresse. Par contre Lauge affirme que le seul phénomène qu’on puisse constater est un 
sentiment de lassitude, auquel succède généralement une tendance au sommeil. 
Tels sont les phénomènes qui caractérisent la vie de l’homme dans des pressions ne 
dépassant jamais 5 atmosphères. Les accidents sont du môme ordre pour les indi¬ 
vidus qui travaillent dans les profondeurs des eaux (scaphandriers, tubistes) que pour 
ceux qui sont enfermés dans des appareils de laboratoire pour un but expérimental. Il 
faut cependant ne pas confondre les susdits phénomènes avec les troubles qui sur¬ 
viennent chez ceux qui, ayant été soumis pendant un temps plus ou moins long aux 
effets de la compression aérienne, sont ramenés subitement aux régions où la pression 
est normale. 
A ce moment-là surviennent des accidents qui sont dus à la décompression, dont 
l’étude mérite une attention spéciale. 
Ainsi l’homme peut vivre à des pressions de 5 atmosphères sans ressentir d’autres 
troubles que de légères modifications fonctionnelles. 11 y a une seule précaution à 
prendre quand on veut le mettre à l’écart des conséquences fâcheuses qu’entraîne 
la décompression: c’est celle de le faire passer d’une façon graduelle et lente dans 
les régions où la pression est normale. 
Pressions supérieures à cinq atmosphères. — Causes de la mort. — Suppo¬ 
sons maintenant qu’au lieu de nous arrêter aux limites déjà indiquées de 5 atmo¬ 
sphères, nous continuions à faire monter la pression dans la cloche où l’animal en expé¬ 
rience est enfermé. Il arrivera un moment où la mort viendra surprendre cet organisme 
qui aura lutté en vain jusqu’au dernier instant de sa vie contre les terribles effets d’une 
pression semblable. 
A partir de 7 atmosphères, parfois même auparavant, l’animal commence à donner 
des signes manifestes de détresse. On peut le voir s’agiter, marcher d’un côté et d’autre, 
se débattre, faire des contorsions et tâcher de fuir les impressions désagréables 
qu’il reçoit de l’air qui l’entoure. Sa respiration devient’haletante; son cœur s’accélère, 
et la température prise dans son rectum accusejune légère augmentation. Si à ce moment 
on le retire de l’appareil, quelques secondes lui suffisent pour revenir à l’état normal. 
Mais, si la pression continue à monter, de telle sorte qu’elle atteigne les chiffres de 15 at¬ 
mosphères, alors les accidents s’aggravent, et l’animal entre dans une phase convul¬ 
sive vraiment curieuse et effrayante. Ces convulsions surviennent au bout d’un temps 
variable, généralement de cinq à dix minutes. Elles ressemblent beaucoup à celles d’une 
attaque épileptique. Après une courte période de convulsions cloniques, l’animal reste 
contracturé dans les attitudes les plus violentes. Pendant les attaques et dans les inter¬ 
valles, les mouvements respiratoires sont très amples et très précipités. « La sensibilité et 
l’intelligence, dit P. Bert, ne sont cependant nullement troublées. L’animal conserve 
intacts ses réflexes psychiques et médullaires, et paraît se rendre compte de la gravité 
de sa situation. Chose bizarre et surprenante ! la température, qui monte jusqu’à 40° sous 
l’influence de l’air comprimé à quelques almosphères, tombe tout de suite rapidement 
aux environs de 15 à 20 atmosphères pour ne plus se relever. Le sujet en expérience 
meurt dans une véritable hypothermie. C’est là l’issue de tous les accidents qu’offrent 
les caractères d’une profonde intoxication. 
Il n’y a pas un seul organisme aérien, animal ou végétal, qui puisse échapper aux 
terribles effets de l’augmentation de la pression. La vie s’arrête infailliblement aux 
limites de 20 atmosphères indiquées par P. Bert. Ce fait, acquis par une série d’expé¬ 
riences rigoureuses, pourrait servir à formuler la loi suivante, dont l’importance ne sau-
        

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