Bauhaus-Universität Weimar

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BILE. 
f. La fistule cystique consiste à utiliser comme voie d’écoulement la vésicule biliaire. 
C’est l’opération habituelle. La vésicule biliaire est ouverte et fixée à la peau. La bile 
s’écoulera exclusivement par le canal hépatique, le canal cystique et la vésicule si l’on 
a soin d’obstruer le canal cholédoque (fistule complète). Il faut non seulement lier le canal, 
mais en exciser une portion : le canal simplement lié se rétablit, en effet, en quelques 
jours et redevient perméable à la bile. 
L’opération de la fistule incomplète ne diffère de la précédente qu^en ce que l’on ne 
touche point au canal cholédoque qui reste constamment perméable. On a prétendu que 
la bile ne le traversait plus et qu’elle prenait exclusivement la voie cystique (Bidder et 
Schmidt, Schiff). Dans la réalité, il n’en est pas ainsi : la bile, avec des alternatives, suit 
les deux voies qui lui sont offertes (Dastre). 
Ces opérations de fistule biliaire cystique (complète ou incomplète) ont été utilisées 
sous la forme temporaire par quelques expérimentateurs (Rutherford). Elles ont pour¬ 
tant un désavantage marqué sur la fistule permanente, car elles entachent l’observation 
de tous les troubles qui résultent du choc opératoire, de l’action des narcotiques, du 
délabrement, de l’immobilisation; et ces inconvénients qui ne masquent et n altèrent 
pas les résultats, dans le cas de la fistule salivaire par exemple, les changent notablement 
lorsqu’il s’agit d’une glande à réactions lentes comme le foie. 
h. La fistule complète et permanente, qui permet l’observation sur l’animal remis des 
suites opératoires, est bien préférable et reste l’opération de choix. Le manuel opératoire 
et le dispositif ont été perfectionnés récemment (Dastre, 1890). Les expérimentateurs 
avaient vainement cherché à maintenir la canule dans l’orifice : ils étaient obligés d’in¬ 
troduire, au moment où l’on veut récolter la bile, un tube de verre ou de métal dans l’ori- 
lice qui se rétrécit rapidement, et quelquefois de le débrider. Cette manière de faire, par¬ 
mi d’autres inconvénients, offre celui de ne pas permettre de récolte prolongée et exclut par 
conséquent l’étude des modifications à longus échéance dont il faut tenir cependant 
grand compte quand il s’agit du foie. Les modifications apportées par Dastre per¬ 
mettent la fistule permanente avec canule à demeure, à poste fixe. L’opération se fait 
en deux temps : l’outillage est simple. Le résultat est que l’on peut recueillir la bile 
chez un animal (chien) en santé, en pleine liberté, dont toute la bile s’écoule à mesure de 
sa sécrétion dans un réservoir que l’animal porte avec lui sans en être gêné. 
i. État des chiens à fistule. —Les animaux (chiens) opérés dans ces conditions peuvent 
se conserver en pleine santé pendant longtemps. La couleur des excréments est en rap¬ 
port avec l’alimentation. Avec le régime du lait, du sucre et du pain, cette couleur est 
tout à fait blanche. Avec la viande bouillie et le lait elle est ardoisée. La consistance est 
restée molle; rarement des selles moulées. D’une façon générale l’odeur n’était pas 
plus fétide que chez les animaux où le régime et la consistance en fèces sont les mêmes. 
Seulement cette odeur était d’une autre nature. On n’y reconnaissait point les produits 
sulfurés, hydrogène sulfuré, sulfhydrates. 
L’animal a horreur des graisses. Même lorsqu’il mange gloutonnement, il écarte les 
parties grasses. En revanche, il les accepte très facilement sous la forme du lait. Lors¬ 
qu’on augmente la quantité de graisse du régime, les selles deviennent diarrhéiques; il y 
a irritation intestinale. L’absence de bile exige par conséquent un régime spécial d’où 
les graisses sont presque exclues, ou du moins où elles sont faiblement représentées 
(Dastre). Des chiens à fistule biliaire exclusivement nourris de viande se maintiennent 
en équilibre azoté (Voit). 
La digestion des matières grasses est donc entravée à un haut degré par la fistule 
biliaire. La quantité excrétée est beaucoup plus grande par rapport à la quantité absorbée 
(48 p. 100 au lieu de 18 p. 100, Röhmann). Les graisses éliminées le sont à l’état neutre, 
d’après Voit (1882) : elles le seraient à l’état d’acides gras et de savon (Röhmann). 
j. La quantité de bile obtenue parla fistule biliaire serait moindre que la quantité qui 
s’écoule dans l’intestin. Schiff aurait constaté ce fait en pratiquant la fistule du cholédoque 
de manière à permettre à volonté l’écoulement dans l’intestin ou au dehors. Dans ce 
dernier cas où les matériaux de la bile ne sont plus soumis à la résorption dans l’intestin, 
l’abondance de la sécrétion diminue : on la ramène à sa valeur primitive si l’on réintro¬ 
duit dans l’intestin la bile fournie par la fistule, soit que celle-ci agisse en repassant 
dans la sécrétion (Schiff), soit quelle excite simplementla sécrétion biliaire (Heidenhain).
        

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