Bauhaus-Universität Weimar

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AUDITION. 
mètres de déplacement de la cloison. D’autre pari, dans mes études sur les mouve¬ 
ments tympaniques au moyen de la méthode graphique, les tracés montrent que le 
mouvement de la déglutition retentit sur la cloison et la déprime très légèrement, 
voussure suivie de retour immédiat. Le crochet inscrit est plus fort, si l’on pince le nez; 
c’est un brusque, mais très léger, abaissement de niveau, avec retour instantané à la nor¬ 
male, qui l’indique. L’épreuve de Valsalva et surtout l’insufflation avec la poire de 
Politzer provoquent, au contraire, une élévation brusque de niveau, et la formation d’une 
ligne d’ascension très élevée, dont la courbe plus étendue de descente se divise en deux 
zones; l’une immédiate à descente vive, l’autre plus lente, oblique, et d’autant plus 
Fig. 80. — Tracés des mouvements du tympan (très amplifiés); pendant l’épreuve de Valsalva. 
a, épreuve de Valsalva qui refoule le tympan en dehors de a à b ; de là descente graduelle activée en c par 
une déglutition. — c, c', crochets de la déglutition; retour immédiat à la ligne d’équilibre. 
longue que la trompe est moins perméable (Études d’Otologie, t. r, 1876, et Précis d’Oto¬ 
logie, 1880). On voit ainsi sur ces tracés les différences de mobilité en dehors et en 
dedans de la cloison tympanique. 
Comment les pressions sur l'étrier affaiblissent-elles le courant sonore, aérien ou soli- 
dien? — Les pressions sur le tympan, les tensions intra-tympaniques dues à l’aération 
artificielle de la caisse (Savart, Wollaston) atténuent d’une façon sensible l’audition 
aérienne. Quant à la perception crânienne, j’ai montré que le fait existe aussi bien 
pour elle que pour la première; de plus, j’en ai donné l’explication en montrant que ces 
mêmes pressions refoulent l’étrier et l’immobilisent momentanément (Voyez plus haut. 
Pressions centripètes), coupant alors le courant vibratoire. 
C’est ainsi que le son est arrêté à l’entrée du labyrinthe. La charge apportée en 
excès sur cette plaque vibrante suffit donc à affaiblir sa conductibilité ; les plaques minces 
se comportent en ce cas comme les membranes tendues. 
L’étrier, dont la course est si peu étendue, en a bientôt atteint la limite; la poussée 
en dedans continuant tend le ligament orbiculaire, et l’os est fixé, immobilisé; et du 
même coup, ses vibrations diminuent d’amplitude; il y a arrêt de la transmission 
ou affaiblissement immédiat. 
Telle est l’explication des atténuations du son crânien observées dans l’expérience 
des pressions centripètes. Ces modifications de la sensation sonore sont instantanées; 
elles sont identiques à ce que produit l’action du muscle tenseur et disparaissent avec la 
pression qui les cause sur l’oreille saine. C’est ainsi que les contractions du muscle 
interne du marteau agissent sur l’intensité du son transmis. 
On sait que certaines personnes jouissent du privilège de pouvoir contracter à volonté 
leur muscle tenseur, un léger bruit de claquement annonce la contraction ; le triangle 
lumineux du tympan s’agite au même moment. Helmholtz, Politzer, Gellé ont montré 
que, dans le bâillement, le tenseur se contracte énergiquement, et assourdit l’oreille 
presque complètement. J’ai observé que les sons crâniens étaient également atténués, 
mais non aussi fortement (Gellé, Comptes rendus du Congrès méd. internat., 1890, Berlin). 
En 1876, j’ai étudié les causes des variations de tension du tympan et leur influence 
sur la conduction au moyen du dispositif suivant. Dans l’extrémité libre d’un otoscope 
de B0 centimètres bien assujetti à l’oreille j’engage la tige d’un diapason la 3 de 9 centi¬ 
mètres; celui-ci est tenu suspendu par la main qui tient le tube de caoutchouc. 
On peut facilement constater ainsi que le son du diapason s’éteint brusquement si 
l’on serre vivement les mâchoires; la contraction énergique a toujours ce résultat; et le 
son renaît dès qüe:celle-ci a cessé. Gela s’explique bien par la communauté d'innerva-*
        

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