Bauhaus-Universität Weimar

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ATTÉNUATION. 
Les exemples d’atténuation sont innombrables. On peut même les emprunter au domaine 
physique; on peut, par exemple, atténuer un courant électrique, une source de lumière, 
de chaleur, etc., etc.; il suffît, le plus souvent, de diminuer l’élément quantitatif. 
C’est également en faisant varier les doses qu’on affaiblit les virus, comme aussi en 
s’adressant à la qualité. Ces exemples d’atténuation sont d’autant plus clairs, et plus 
saisissants qu’ils ont pour objet des espèces plus éloignées du sommet de l’échelle, par¬ 
ticulièrement des bactéries. Nous ne traiterons donc ici que de l’atténuation'des bactéries. 
Influence des milieux sur l’atténuation. — Néanmoins, à tous les degrés de cette 
échelle, on s’aperçoit bien vite que ces atténuations, quelles qu’elles soient, sont l’œuvre 
des conditions ambiantes, des agents extérieurs, c’est-à-dire du milieu, lorsqu’elles ne 
sont pas la conséquence de l’hérédité, et encore, même dans ce cas, celui qui remonte 
aux origines retrouve ce rôle du milieu. 
Quoi qu’il en soit, il est aisé de placer en lumière les fonctions d’atténuation d’une 
série de facteurs choisis parmi ceux qui nous entourent, surtout si on les fait agir sur 
des microbes. 
Rôle des agents atmosphériques dans l’atténuation. — La pression est capable 
d’atténuer les bactéries; toutefois, cette action appartient plutôt au domaine théorique, 
Quand, en effet, on soumet des cultures à cette influence, on voit qu’il est nécessaire 
d’atteindre des centaines d’atmosphères pour obtenir quelques modifications. On remé¬ 
die à ce défaut d’intervention; en établissant ces pressions sous des gaz, capables par 
eux-mêmes d’affaiblir les infini ment; petits, (fest là un côté technique qui caractérise 
les expériences de d’Arsonval et Charrin; une donnée qui, dans ces expériences, prouve 
clairement le peu d’influence relative, dans les limites de ces recherches, du facteur 
physique pur, c’est que les résultats enregistrés ont oscillé suivant la mise en jeu de 
l’acide carbonique ou de l’azote, suivant que ces pressions étaient réalisées à l’aide de 
l’un ou de l’autre de ces corps, sans que le nombre des atmosphères ait changé; Paul 
Bert, Regnard ont nettement mis ces faits en évidence. 
En ayant recours à ces procédés, on peut, à l’exemple de [Chauveau, faire fléchir la 
virulence de la bactéridie; il est également possible d’imposer des oscillations aux fonc¬ 
tions de sécrétion, de multiplication des germes pathogènes; mais ce sont là des études 
dont l’utilité franchit à peine les murs du laboratoire. Dans le laboratoire, il est aussi 
permis de montrer que la pesanteur change la forme des cultures, intervient dans la 
direction des stries que le bacille de Koch dessine sur agar en [se développant. Il sem¬ 
ble que, dans ces dispositions/il y ait quelque chose qui laisse soupçonner la mise enjeu 
de l’influence des lignes de force de Faraday. 
De fait, nous ne pensons pas que les grandes dégradations de virulence soient attri¬ 
buables à ces agents naturels; il serait cependant téméraire de leur refuser toute action, 
d’autant que, dans l’atmosphère, il est possible de rencontrer tel principe, différent de 
l’air, qui, en prêtant son concours, puisse accroître la puissance de ces facteurs. 
L’électricité a encore ti’op de progrès à réaliser pour que l’on soit autorisé à porter 
sur son rôle vis-à-vis des germes, au moins dans la nature, un jugement définitif. 
Plusieurs auteurs, parmi eux Prochownich, Spoeth, Eohne, Bessmer, Mendelsohn, Spilker, 
Gottstein, Gautier, Apostolt, Laquerrière, etc., ont cherché à délimiter la part mani¬ 
feste appartenant à ce fluide. On a constaté, notion facile à prévoir, que les effets 
dépendaient de l’intensité, delà durée du courant; avec SO milli-ampères, par exemple, 
on ne tue pas le S. aureus, qui, au contraire, succombe à 60 milli-ampères. D’un autre côté, 
sans changer ni le voltage, ni l’intensité, on détruit les spores du charbon, lorsqu’elles 
subissent, durant une heure, cette influence, tandis qu’elles conservent leur vitalité, 
quand on réduit cette durée à quinze minutes. Ces effets, pour la majorité des expé¬ 
rimentateurs, ont paru plus sensibles au pôle positif qu’au pôle négatif. 
Malheureusement, dans beaucoup de ces travaux, l’action isolée de l’électricité, 
agissant par elle-même, en tant que fluide spécial, se dégage péniblement. Fréquem¬ 
ment, si on analyse ces recherches, on s’aperçoit qu’en définitive le courant a dû inter¬ 
venir en produisant de la chaleur ou en mettant en liberté les substances nuisibles aux 
bactéries, en dégageant l’énergie sous des formes physiques ou chimiques spéciales; 
on revient alors aux attributs du calorique ou des antiseptiques dont le pouvoir n est 
plus à démontrer.
        

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