Bauhaus-Universität Weimar

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ACCOMMODATION. 
Celui-ci, à son tour, entre en jeu quand on regarde au loin, il attire le corps ciliaire 
dans la direction de son tendon vers le sommet de la cornée et tend la zonula. Le rel⬠
chement du muscle annulaire à lui seul ne suffirait pas pour produire cet effet. C’est 
pour vaincre l’élasticité du cristallin que chez l’emmétrope les fibres radiées sont plus 
développées que les circulaires. Le myope également qui s’efforce d’aplatir constamment 
sa lentille psur éloigner son punctum remotum a un muscle radial prépondérant avec dé¬ 
veloppement incomplet du muscle annulaire. 
Chez l’hypermétrope, au contraire, les fibres circulaires sont très développées, plus 
développées que chez l’emmétrope, parce qu’il doit constamment maintenir sa lentille à un 
certain degré de convexité, tandis que la couche de fibres radiées est beaucoup plus 
faible. Les fibres méridiennes dont le développement est en rapport avec eelui des fibres 
radiées auraient la même action que ces dernières et servent de plus à maintenir d’une 
façon constante la choroïde dans un certain état de tension. 
Une opinion tout à fait analogue et basée sur des considérations semblables avait déjà 
été émise antérieurement par Arlt (Die Ursachen und die Ensteh. der Kurzsichtigkeit, 
Wien, 1876, analysé in J. P., de Hofmann et Schwalbe, v, 112). 
Ces dernières théories se rapprochent encore plus ou moins de celle de Helmholtz : 
un travail de Tscherning, paru récemment (janvier 1894) dans les Archives de Physiologie, 
la remet entièrement en question. Nous reproduisons en grande partie les observations 
et les idées de l’auteur. 
Pour Tscherning, la réfraction augmente, il est vrai, mais l’augmentation n’est pas de 
grandeur égale dans toute l’étendue de l’espace pupillaire : lare'fraction desparties périphé¬ 
riques augmente moins que celle des parties centrales. 
Ce fait se constate au moyen de l’instrument que Tscherning a appelé aberroscope : il 
consiste en une lentille plan convexe de 4 dioptries, sur le côté plan de laquelle est 
gravé un micromètre en forme de quadrillage dont les intervalles mesurent un milli¬ 
mètre. L’observateur, qui doit être emmétrope ou rendu tel, regarde un point lumineux éloi¬ 
gné à travers l’instrument en tenant celui-ci à environ 10 centimètres de l’œil. Le point 
lumineux forme un cercle de diffusion dans lequel se dessinent les lignes du quadrillage. 
Mais celles-ci ne sont vues sans déformation que par un œil dont la réfraction est exac¬ 
tement la même dans toute l’étendue de l’espace pupillaire. La plupart des sujets voient 
les lignes courbes tournant leur convexité vers le milieu du cercle de diffusion, déforma¬ 
tion en croissant, ce qui indique que la réfraction augmente vers la périphérie (aber¬ 
ration de sphéricité). La déformation contraire (en barillet), qui indique une diminution 
de réfraction à la périphérie (aberration de sphéricité surcorrigée), est assez rare. 
Mais au moment de l’accommodation il a produit un changement qui, au moins pour un 
observateur jeune, est très frappant : si pendant le repos il voit la déformation en crois¬ 
sant, il verra la ligne se redresser et devenir droite ou même légèrement courbée dans 
l’autre sens ; s’il voit au contraire pendant le repos de l’œil les lignes droites ou déformées 
en barillet, il verra cette dernière déformation très prononcée pendant l’accommoda¬ 
tion. Le changement indique, dans tous les cas, que la réfraction augmente plus au milieu 
de la pupille que vers la périphérie. 
D’autre part les mensurations que Tscherning a faites avec son ophtalmophakomètre 
lui ont donné les résultats suivanLs : 
ACCOMMODATION 
pour : 
loin. près. 
Rayon de la surface antérieure du cristallin....... 10,2 5,0 
— — postérieure — ....... 6,2 5,6 
Lieu de la surface antérieure du cristallin........ 3,5 3,5 
— — postérieure — ....... 7,6 7,9 
Épaisseur du cristallin................. 4,1 4,4 
On voit dans ce tableau qu’en ce qui concerne les rayons des surfaces, les résultats de 
Tscherning sont conformes à ceux de Helmholtz; mais quant au lieu des surfaces, c’est- 
à-dire de la distance de leur sommet au sommet de la cornée, il n’en est plus de même. 
Tscherning trouve que le sommet de la surface antérieure reste à sa.place, tandis que 
celui de la surface postérieure recule.
        

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