Bauhaus-Universität Weimar

ASSIMILATION. 
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ses élèves, si ce n’est peut-être au point de vue de l’assimilation du galactose; mais 
n’oublions pas que Voit évalue le sucre transformé en glycogène, tandis que Dastre 
dose le sucre qui n’a été ni assimilé, ni utilisé; il est certain qu’une partie du galactose 
a pu être détruite dans l’organisme; mais c’est là une question qui sera traitée à l’ar¬ 
ticle Glycogène. Nous avons signalé plus haut déjà la formation des graisses aux 
dépens des hydrocarbacés ; nous n’y reviendrons pas. 
Assimilation des matières albuminoïdes. — Nous avons déjà précédemment 
considéré la peptonisation comme un des premiers actes de l’assimilation. Certains 
faits cependant tendraient à faire croire que ce n’est pas un acte absolument nécessaire 
et que l’albumine résorbée telle quelle peut être assimilée. Ainsi s’explique la valeur 
des lavements nutritifs pratiqués dans des conditions telles que l’on pouvait éliminer 
une action du suc pancréatique sur l’albumine injectée (Czerny et Latschenberger. 
A. V., t. Lix, p. 161, 1874). Ajoutons cependant que si, dans ces expériences, il y a eu 
de 1 albumine résorbée, le bilan nutritif n’a pas été établi, et qu’on n’a par conséquent 
pas démontré scientifiquement l’assimilation. 
Le blanc d’œuf administré tel quel, non coagulé, par la voie intestinale ou par injec¬ 
tion intra-péritonéale, ou par injection intra-veineuse, est-bien entraîné comme tel dans 
la circulation; mais il est éliminé immédiatement par les reins. Tout tend même à faire 
croire que, dans le premier cas, la partie résorbée est celle qui a pu échapper à la 
peptonisation. L’albuminurie que l’on observe chez les chlorotiques à la suite d'admi¬ 
nistration de blanc d’œuf pourrait être due par conséquent, non, comme on l’a cru, à 
un défaut d’assimilation, mais à une résorption plus facile de blanc d’œuf non pepto- 
nisé. 
Il est vrai que dans cette question nous n’avons guère pour nous éclairer que des 
observations cliniques forcément plus incomplètes que des expériences de laboratoire. 
Cependant les faits précis observés par Ludwig et Tschirievv (Arbeiten aus der physiolo¬ 
gischen Anstalt zu Leipzig, 1874, p. 441) nous porte à croire que cette interprétation est 
la bonne. En injectant à un chien dans la veine jugulaire du sang défibriné d’un autre 
chien, ils n’ont observé qu’une augmentation insignifiante de l’excrétion d’azote. Si 
l’animal au contraire absorbait la même quantité de sang par la voie gastrique, l’ex¬ 
crétion d’azote augmentait d’une quantité proportionnelle à la quantité de sang intro¬ 
duite. La conclusion qui s’impose en quelque sorte est donc que l’albumine, pour être 
assimilée, doit subir les processus de digestion, la peptonisation. 
Il est hors de doute aujourd’hui, après les recherches dePLOsz et Gyergyai (A. Pf., t. x, 
p. 545, 1873), de Maly (ibid., t. ix, p. 383,1874), d’ADAsiKiEwicz (Die Natur und der Nährwerth 
des Peptons, Berlin, Hirschwald, 1877), de Zutfrz (A. Pf., t. xxxvii, p. 313, 1885) et de 
Pollitzer (ibid., p. 301) que les peptones ont une valeur nutritive égale ou à peu près 
à celle de l’albumine, qu’elles sont par conséquent assimilables. Exception serait faite, 
nous l’avons déjà vu, pour les peptones de gélatine qui, bien qu’absorbables, ne sont 
pas assimilables. Voyez au surplus à ce sujet les recherches de Lehmann signalées dans 
Bunge (Lehrb. der physiolog. Chemie, p. 62). 
Dans quel endroit de l’organisme se fait l’assimilation des peptones ? Nous avons 
déjà signalé les résultats que les élèves de Kronecker (Popoff et Brinck spécialement) 
avaient obtenus en laissant séjourner de la peptone dans le tube gastro-intestinal. Si 
leurs recherches n’ont pas démontré chimiquement la transformation de peptone en 
albumine, elles ont au moins prouvé que la muqueuse gastro-intestinale rendait cette 
peptone assimilable par les tissus de l’organisme. 
Le mérite d’avoir démontré directement cette transformation de la peptone en 
albumine revient surtout à Hofmeister. Nous ne citerons parmi les nombreuses contri¬ 
butions de cet auteur à cette importante étude que les faits suivants (Z. P. C., t. vi, 
p. 69, et A. P. P., t. xix, p. 8, 1885). Si l’on divise en deux moitiés aussi égales que 
possible la muqueuse gastrique d’un chien en pleine digestion, et, si l’on analyse la 
première moitié tout de suite, la seconde vingt-cinq à quarante minutes plus tard, on 
trouve beaucoup moins de peptone dans la seconde que dans la première. Si on la met 
pendant trois à quatre heures à l’étuve humide à 40°, on n’y rencontre plus de pep¬ 
tone. Si, au contraire, on la jette d’emblée dans de l’eau à 60° et qu’on l’y laisse 
séjourner quelques minutes, sa teneur en peptone reste, à peu de chose près, la même
        

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