Bauhaus-Universität Weimar

ARSENIC. 
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ment, n’en excrétait plus que 65 grammes après 10 jours de la médication arsenicale. Chez 
certains diabétiques, la diminution était nulle ou faible. 
Cependant l’emploi de l’arsenic dans le diabète ne paraît pas très rationnel, 
puisque c est non pas l’excès de production du sucre, mais l’insuffisance de sa consom¬ 
mation qui constitue la maladie. Il est vrai qu’au moyen de l’arsenic on arrive à res¬ 
treindre la production de glucose, et que par conséquent la glycosurie doit diminuer. Ce 
résultat, toutefois, ne sera acquis qu’au détriment de la vitalité de la cellule hépatique et 
par conséquent aussi au détriment des autres fonctions importantes qu’elle doit rem¬ 
plir. D autre part, comme l’a constaté Quinquaud chez ses malades, lorsque le sucre 
était descendu à 134, 60, 65 grammes, on avait beau continuer la médication, le glu¬ 
cose ne diminuait plus. 11 faut interpréter sans doute cette observation de la façon 
suivante : tant qu’on ne va pas au delà des doses médicales, l’altération ou le trouble 
fonctionnel de la cellule glycogénique ne dépasse pas une certaine limite, et alors, 
comme 1 organisme continue à ne plus détruire le sucre produit, la glycosurie reste sta¬ 
tionnaire. Si l’on forçait les doses, on arriverait certainement à restreindre davantage 
encore la production, et par suite l’élimination du sucre, mais on aboutirait alors à la 
stéatose plus ou moins complète avec les conséquences que nous, ont fait connaître les 
expériences de Gaethgens, c’est-à-dire qu’on provoquerait la désassimilation excessive 
de l’albumine, qu’il faut au contraire chercher à enrayer chez le diabétique quand elle 
existe. 
On comprend donc que Bouchard veuille réserver l’arsenic aux cas où l’azoturie vient 
compliquer le diabète : son emploi dans ces conditions est en effet justifié parles expé¬ 
riences dans lesquelles on a reconnu à l’arsenic donné à petites doses la propriété de 
restreindre la production d’urée. 
Les heureux effets que produit l’arsenic dans la chorée ( Wannebroucq. Bulletin médical 
du Nord, 1863) peuvent faire penser que cet agent diminue l’excitabilité des centres ner¬ 
veux : c’est aussi la seule explication que l’on puisse trouver à son emploi dans l’asthme, 
puisque cette affection spasmodique paraît avoir son point de départ dans une hyper¬ 
excitabilité directe ou réflexe des centres respiratoires. 
Hydrogène arsénié. — Ce corps est un toxique des plus redoutables : son histoire 
doit être, comme nous l’avons dit, complètement séparée de celle des composés oxygénés 
et organiques de l’arsenic, bien que quelques auteurs, notamment Rabuteau, aient attri¬ 
bué à la formation d’hydrogène arsénié dans l’organisme la toxicité de l’acide arsénieux 
et de l’acide arsénique. 
L’hydrogène arsénié est un type des poisons du sang : c’est la destruction et la disso¬ 
lution des hématies qui domine la scène. Aussi le tableau symptomatique des empoison¬ 
nements par ce gaz est-il aussi simple que celui des accidents consécutifs à l’absorption 
des composés oxygénés de l’arsenic est complexe. 
Des cas assez nombreux d’intoxication par ce corps ont été observés dans les labora¬ 
toires de chimie; les plus connus sont ceux de Gehlen de Stockholm (1815), de Schien- 
dler de Berlin (1839), de Britton de Dublin. Quelquefois c’est la préparation même de 
l’hydrogène arsénié qui occasionne les accidents; mais souvent la simple préparation de 
1 hydrogène produit cette intoxication, par exemple dans les manipulations où l’on em¬ 
ploie du zinc impur qui, traité par de l’acide sulfurique ou de l’acide chlorhydrique, 
dégage de 1 hydrogéné arsénié. Chevallier a publié des faits de ce genre, observés chez 
des ouvriers travaillant à la fabrication du blanc de zinc. 
Layet rapporte le cas suivant : dans une mine de plomb argentifère, à Sollberg près 
d’Aix-la-Chapelle, on fit fondre le minerai avec du zinc afin d’obtenir du zinc argenti¬ 
fère. Ce zinc argentifère fut traité par l’acide chlorhydrique, afin de pouvoir en extraire 
l’argent. L’opération donna lieu à un dégagement considérable de gaz. Toutes les per¬ 
sonnes, au nombre de. neuf, qui prirent part à cette opération tombèrent, malades, et 
trois en moururent. 
Waechtër, d’Altona (Casuistik der Arsenwasserstoff Intoxication. Vierteljahrischer f. 
cjerich. Med., t. xxvm, p. 251, 1878, in R. S. M., t. xm, 1879), a publié l’histoire de quatre 
Italiens, marchands de ballons en caoutchouc colorés et qu’ils remplissaient avec de l’hy¬ 
drogène. Pour préparer le gaz ils achetaient de l’acide sulfurique du commerce et des 
rognures de zinc. L’hydrogène produit dans un flacon se dégageait par un tube (de verre
        

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