Bauhaus-Universität Weimar

ARACHNIDES. 
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mement délicat chez les Arachnides. Ces animaux perçoivent immédiatement le plus 
léger ébranlement de l’air, du sol qui les porte ou de la toile qu’ils habitent (Voir plus 
bas : Audition). Les organes servant d’intermédiaires sont des poils tactiles répandus à 
profusion, principalement sur les appendices (pattes et palpes), et garnissant un plus 
grand nombre d’articles chez les Araignées vagabondes chasseuses que chez les espèces 
sédentaires tissant des toiles. 
Chacun de ces poils (chez les Araignées) est implanté dans une cupule saillante 
formée par la cuticule chitineuse, et sous le fond de laquelle existe une sorte d’ampoule 
également cuticulaire remplie par des éléments de la zone chitinogène. Une fibre ner¬ 
veuse traverse l’ampoule et s’engage dans l’axe du poil dont les plus petits déplace¬ 
ments impressionnent, par conséquent, le système nerveux. La tige du poil tactile peut 
offrir des formes diverses, être cylindrique, en massue, etc. (W. Wagner). 
Les fentes et les organes lyriformes dont il sera question ci-après (Sens thermique) 
ne sont peut-être autre chose que des organes du toucher. 
Chez les Scorpions, les peignes qui garnissent la face inférieure de l’abdomen en 
arrière de la quatrième paire de pattes font, avec les pinces, fonction d’organes explo¬ 
rateurs pendant la marche et jouent le rôle d’organes excitateurs lors de l’accouple¬ 
ment (Ch. Brongniart et Gaubert). Us sont garnis de poils tactiles occupant l’extrémité 
et le bord interne des dents. Enfin, la structure histologique des raquettes coxales 
portées par les articles de la base des pattes de dernière paire chez les Galéodes permet 
de supposer qu’il s’agit encore d’organes du toucher (Gaubert). En résumé, la sensibilité 
tactile des Arachnides est telle qu’un bon nombre des faits cités à tort comme démon¬ 
trant la vision, l’audition, etc., s’expliquent par la perception d’ébranlements mécaniques. 
B. Sens thermique. — Les Arachnides sont très sensibles aux différences de tempéra¬ 
ture. Ainsi Boys, qui employait des diapasons dans ses expériences sur l’ouïe (voir plus 
loin : Audition), vit des Araignées fuir épouvantées quand on en approchait un diapason 
chauffé, mais dont la température permettait cependant de le tenir à la main. 
Bien que ses essais soient insuffisants, Gaubert place le sens thermique des Arach¬ 
nides dans les fentes et les organes lyriformes. Ce sont des fentes verticales profondes 
intéressant presque toute l’épaisseur de la cuticule chitiueuse, sauf la couche superfi¬ 
cielle qui joue le rôle de membrane protectrice : une cellule neuro-épithéliale résul¬ 
tant d’une modification locale de la couche chitinogène est logée dans chacune de ces 
fentes. Ces productions peuvent se rencontrer isolées, par exemple à la face inférieure 
du céphalothorax des Araignées ; mais, le plus souvent, les fentes ,so,nt groupées l’une 
près de l’autre, en nombre plus ou moins considérable, chaque petit groupe constituant 
alors ce que l’on a appelé un organe lyriforme. On trouve généralement les organes 
lyriformes sur les appendices (pattes et palpes). Us ont été observés chez les Aranéides, 
les Phrynes, les Thelyphones, les Phalangides et les Chernétides. Us manquent chez les 
Galéodes, les Scorpions et les Acariens (Gaubert). 
Gaubert s’appuie sur les expériences suivantes : il enduit d’une légère couche de 
vernis les organes lyriformes de. plusieurs Lycoses ou Tégénaires, puis il met ces indi¬ 
vidus en compagnie d’autres intacts, dans un grand bocal posé horizontalement et 
renfermant, vers une de ses extrémités, des objets pouvant servir d’abri aux Araignées. 
Il chauffe ensuite cette région du bocal en la plaçant dans l’eau cbaude. Quand la tem¬ 
pérature commence à s’élever, les Araignées n’ayant subi aucune préparation fuient 
vers les parties plus froides. Celles qui ont les organes lyriformes vernis ne quittent 
leur retraite que plus tard, lorsque la température est plus élevée (aucune indication 
thermométrique). L’auteur fait remarquer que la couche de chitine, épaisse sur tout 
le reste du corps, devient fort mince dans les organes lyriformes, les terminaisons 
nerveuses y étant presque en contact avec l’extérieur. 
C. Vision. — Un certain nombre d’Arachnides cavernicoles ou habitant des endroits 
obscurs offrent une atrophie partielle des organes visuels. Chez d’autres également, 
souterrains, les yeux manquent totalement; tels sont, par exemple, parmi les Aranéides, 
les Stalita et les Hadites de la Dalmatie et de la Carniole; parmi les Pédipalpès, les 
Nyctalops de Ceylan. Les Acariens parasites sont aussi généralement aveugles. 
Chez les Arachnides pourvus d’yeux, ces organes appartiennent toujours au type 
auquel on a donné les noms d’Ocelles et d’Yeux simples.
        

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